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Evaluation financière des projets
Extraits et sommaire de ce document
1) La nécessité de bien marquer la différence entre le produit final (situation après projet) et le projet. La notion de projet tire son origine de la planification. Réaliser un projet. c’est vouloir une finalité (développer un produit ou un service) qui devra se construire à partir de ce qui existe déjà (la situation de référence). Le projet n’est donc pas la description de l’état final recherché mais ce qui permet d’atteindre cet état en supprimant l’écart entre la réalité existante et l’objectif recherché. Si un projet est souvent lié à un produit, il s’en démarque par le tait qu’un projet est toujours le résultat d’une construction par rapport à une situation de référence, en relation avec une ou plusieurs finalités. Cette démarche permet de répondre à plusieurs erreurs constatées, le «paysagisme » qui se limite à la description de l’état final visé et le «productivisme » qui retrace une augmentation de production sans lui associer les différents facteurs qui lui sont liés. L’évaluation d’un projet est donc toujours différentielle. Par ailleurs, elle n’est jamais universelle, c’est-à-dire qu’elle n’a de valeurs ou de significations que dans le domaine des finalités visées, li sera donc important de présenter (ou de rechercher selon les situations) ces finalités ou objectifs préalables à l’évaluation. L’idée importante de l’évaluation est aussi de travailler avec des politiques, que ce soit au niveau de l’entreprise, de la région ou de l’Etat, tout dépendra des projets. 2) La prise en considération de l’environnement, en tant que variable exogène, qui influe sur le projet (par exemple les prix d’achat), ou endogène (par exemple le prix de vente), qui débouchera sur la mise en place de stratégies de réalisation. Ce qui représente un élargissement nécessaire des flux pris en compte par l’évaluation que l’on retrouve à deux niveaux. En premier lieu dans l’évaluation financière qui exprime le point de vue des agents ayant un pouvoir de décision sur la réalisation du projet. Quand nous mesurons dans une entreprise la productivité d’un facteur de production (celle du travail par exemple), nous savons très bien que les autres facteurs influent sur cette performance. De la même façon, la rentabilité d’un projet est liée à des éléments externes à son calcul. Un des objectifs de l’évaluation financière sera d’internaliser » ces éléments externes. Dans le même esprit, il peut être intéressant d’élargir les flux directe ment pris en considération par l’analyse, pour refléter correctement la situation des agents ou partenaires concernés. C’est par exemple le cas de la prise en considération de la rémunération du travail de l’exploitant dans le calcul de la rentabilité de l’entreprise individuelle ; En second lieu dans l’évaluation économique (non traitée dans cet ouvrage) qui exprime le point de vue de la collectivité sur le projet. Sa vocation est essentiellement décisionnelle. Elle ne pourra donc intervenir que lorsque des finalités collectives auront été exprimées. Par opposition l’évaluation financière, mais dans une démarche souvent proche, son ambition est de valoriser les « externalités », c’est-à-dire les effets du pro jet sur son environnement, afin de les intégrer aux différents critères de décision. 3) L’introduction de la dimension temporelle. L’évaluation d’un projet étudie les différents flux sur leur durée de vie. Cette perspective qui est présente dans, par exemple, la notion de coût global (cf. supra) change les recherches d’efficacité dans un projet. Elle permet notamment de procéder à des « arbitrages entre phases différentes » 2, L’idée est que les dépenses initiales conditionnent celles qui vont suivre. C’est le cas, en particulier de toutes les dépenses de fonctionnement supportées par les utilisateurs du produit ou service mais aussi du Coût de destruction de certains biens aujourd’hui intégré au mécanisme du calcul privé. […] Chapitre 1. — Définition et méthodologie de l’évaluation financière.. 1. Définition, classification et mesure des performances des projets 1.1. Définition d’un projet d’investissement 1.1.1. Du projet d’investissement au système projet 1.1.2. Structure et diversité des projets d’investissement.. 1.2. Typologie des projets 1.2.1. Classification des projets par finalité 1.2.2. Classification des projets selon l’activité 1.3. La mesure des performances (ex ante) 1.3.1. Les critères d’appréciation 1.3.2. Conditions d’utilisation des critères 1.3.3. La décision 2. Définition et place de l’évaluation financière 2.1. Les phases de l’évaluation (élaboration) d’un projet 2.2. Définition de l’évaluation financière 2.3. Relations avec l’évaluation économique 3. Méthodologie de l’évaluation financière 3.1. Les grandes phases de travail 3.2. Les problèmes spécifiques ( transversaux ) 3.2.1. La fiscalité 3.2.2. L’inflation 4. Présentation de l’étude de cas 4.1. Le projet 4.2. La finalité 4.3. La méthode Chapitre 2. — Étude avant financement 1. Investissements et amortissements 1.1. Investissements 1.2. Amortissements 1.3. Application à l’étude de cas 2. Le compte de résultat prévisionnel 2.1. Typologie des coûts, marges et résultats en comptabilité analytique (profitabilité) 2.1.1. Les grands types de coûts en analytique 2.1.2. Les méthodes d’estimation des charges 2.1.3. La présentation des comptes de résultats 2.2. Le passage du compte de résultat analytique au compte de résultat de comptabilité générale 2.3. Application à l’étude de cas 2.3.1. Le tableau des activités 2.3.2. La construction du compte de résultat 81 3. Le besoin en fonds de roulement 86 3.1. Les différentes approches de la notion de fonds de roulement et besoin en fonds de roulement 3.1.1. Définitions 87 3.1.2. Relations fondamentales entre fonds de roulement et besoin en fonds de roulement, la notion de fonds de roulement normatif 3.1.3. Illustration par un exemple simple 91 3.2. La détermination du besoin en fonds de roulement 95 3.2.1. Les notions de temps d’écoulement et de rotation 97 3.2.2. Le calcul des différents postes 98 3.2.3. Études complémentaires 112 3.2.4. Application à l’étude de cas 115 4. La rentabilité 4.1. Les critères en « avenir simple » 118 4.1.1. Le taux ponctuel de rentabilité 4.1.2. Le temps de récupération 120 4.1.3. Le flux net de trésorerie actualisé (FNTA) ou valeur actuelle nette (VAN) 4.1.4. Le taux interne de rentabilité 143 4.1.5. Le taux interne (le rentabilité global) 156 4.2. Les critères en avenir complexe 159 4.2.1 . Présentation 160 4.2.2. Les techniques de représentation 161 4.2.3. Les informations disponibles 162 4.2.4. La probabilisation des événements 165 4.3. Problèmes de sélection et comparaison de projets 171 4.3.1. La comparabilité des projets 4.3.2. L’introduction de l’inflation dans le choix des projets 5. Risque et incertitude 186 5.1. Définition et typologie des risques 5.1.1. Définition 5.1.2. Typologie des risques possibles dans un projet 190 5.2. Le risque d’exploitation 192 5.2.1. Le seuil de rentabilité 193 5.2.2. Flexibilité et élasticité 200 5.3. Le risque de trésorerie avec le niveau de BFR 209 5.4. Le risque de rentabilité 213 5.4.1. La détection des risques par l’analyse de sensibilité 214 5.4.2. Le calcul du risque de rentabilité 218 5.5. Risque et critères de performance 229 5.5.1. Le critère de l’espérance-variance 230 5.5.2. Le risque intégré au calcul du FNTA 232 5.6. Risque et marché financier : l’approche portefeuille 236 5.6.1. Définition et estimation de la prime de risque d’un actif 5.6.2. La prime de risque du marché 5.6.3. Estimation du coefficient ß 238 5.7. Application à l’étude de cas 242 5.7.1. La rentabilité 5.7.2. Le risque d’exploitation 243 5.7.3. Le risque de rentabilité 5.7.4. Stratégie de prix 248 Chapitre 3. — Le financement et la présentation des résultats 252 1. La détermination des besoins et sources de financement 253 1.1. Le tableau de financement dans l’optique prévisionnelle.. 1.1.1. Définition 1.1,2. Objectif 254 1.1.3. Méthodes 1.1.4. Présentation générale du tableau de financement 255 1 .1.5. Exemple 257 1.2. Les sources de financement à long terme 262 1.2.1. L’augmentation du capital 263 1 .2.2. Les emprunts 264 1 .2.3. Les emprunts obligataires 266 1.2.4. Les subventions d’investissement 1.2.5. Le coût des capitaux 268 2. L’utilisation de la programmation linéaire à la réalisation d’un tableau de financement optimal . 2.1. La fonction à minimiser 270 2.1.1. Le montant des emprunts 2.1.2. Les charges financières annuelles 2.1.3. Les charges financières cumulées 271 2.2. Les contraintes 272 2.3. Utilisation d’un tableur avec solveur 273 3. La rentabilité après financement 276 3.1. Signification et calcul 3.1.1. Utilisation d’une méthode indirecte 279 3.1.2. Utilisation d’une méthode directe 280 3.1.3. Exemple comparatif 3.2. L’effet de levier 285 3.2.1. Variation des taux d’intérêt 286 3.2.2. Variation des capitaux empruntés 288 3.2.3. L’incidence de la fiscalité 291 3.2.4. Les profils de rentabilité après financement 292 3.3. Le choix du niveau d’endettement: introduction du risque financier 3.3.1. Le calcul de la prime de risque financier 295 3.3.2. Le financement optimal 296 3.3.3. Cas particuliers de profils de risque-rentabilité en fonction de l’endettement 3.3.4. Exemple 303 3.4. Application à l’étude de cas 305 4. La présentation des résultats 309 4.1. Etats comptables définitifs et mensualisation 311 4.2. Performances et équilibre financier 313 4.3. Les indicateurs de risque 317 4.3.1. Le risque d’exploitation après financement 4.3.2. Le risque financier 318 4.3.3. Les comparaisons au secteur 323 4.3.4. Stratégies de réalisation, politiques et suivi DEUXIÈME PARTIE : EXERCICES CORRIGÉS Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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