|
|
|
||||
Espace MembresEspace DocumentsMawarid TV |
La nouvelle économie fondée sur la connaissance dans la région arabe
Extraits et sommaire de ce document
Le premier chapitre offre une analyse descriptive de l’état de la gouvernance et des institutions dans les pays arabes. Puis, il dessine les grands traits de la relation entre la gouvernance et les institutions, d’une part, et le développement, d’autre part. Le deuxième chapitre explore le maillon perdu dans les pays arabes entre l’innovation et l’éducation, d’un côté, et la croissance et le développement économique, de l’autre. Le troisième chapitre tente de déterminer les facteurs principaux de la croissance économique et d’explorer la contribution de l’économie de la connaissance à l’explication de la croissance et du niveau de développement en présentant un modèle économétrique en données de panel. Dans le chapitre préliminaire, nous présentons une vision panoramique de la situation économique des pays arabes et les caractéristiques communes à ces pays. Ces caractéristiques particulières imprègnent cette large région géographiquement continue et justifient l’utilisation de l’expression « région arabe ». Puis, nous donnons une brève analyse conceptuelle de la notion d’économie fondée sur la connaissance. Le caractère nouveau de ce concept ne nous permet pas de présenter une définition complète et définitive. Certaines études (Amable et Askenazy, 2003 ; Clévenot et Douyère, 2008) ont essayé de donner des définitions de ce concept de l’EFC. Dans cette thèse, nous adoptons la conception de l’économie de la connaissance développée par la Banque mondiale selon laquelle l’économie de la connaissance se compose de quatre piliers : incitation économique et régime institutionnel, éducation et ressources humaines, système d’innovation et infrastructures d’information. Dans le premier chapitre, nous examinons la relation entre la « bonne gouvernance » et les institutions, d’une part, et le niveau de développement, d’autre part. Autrement dit, nous analysons le rôle de la gouvernance et des institutions comme pilier de l’EFC dans le processus de développement dans la région arabe. Mais avant d’aborder cette relation, nous examinons la performance des pays arabes en matière de gouvernance et de qualité des institutions. Dans cette optique, nous construisons des indicateurs originaux pour mesurer et évaluer la gouvernance et la qualité des institutions, par exemple, l’indicateur GOUV, notre indicateur de gouvernance, et l’indicateur GIK, l’indicateur de gouvernance calculé à partir de Kaufman (1996-2010). Un autre indicateur original INST est proposé pour donner une indication de la qualité des institutions. Ces indicateurs nous permettent d’évaluer la performance des pays arabes en matière de gouvernance et de qualité des institutions, puis de réaliser une analyse descriptive de l’impact de la gouvernance et de la qualité des institutions sur la croissance et le développement économique dans les pays arabes. L’analyse de cette relation nous permet de former une hypothèse originale sur la manière à travers laquelle la qualité des institutions influence le niveau de développement dans les pays en voie de développement, dont les pays arabes. Nous appellerons cette hypothèse « l’effet d’ascenseur ». Si cette hypothèse est vérifiée, elle peut nous aider à comprendre le mécanisme d’interaction entre la qualité des institutions et le niveau de développement, et aussi d’expliquer comment et dans quelles conditions les institutions influencent positivement le niveau de développement. Dans le deuxième chapitre, nous traitons une autre relation très importante, celle entre l’innovation, l’éducation et le niveau de développement. L’innovation et l’éducation sont des piliers fondamentaux de l’économie fondée sur la connaissance, et leurs contributions à la croissance économique sont indéniables. Dans la première section de ce deuxième chapitre, nous présentons une approche conceptuelle de l’innovation dans laquelle nous résumons l’évolution du concept d’innovation et son intégration au sein de la théorie économique. Cette intégration a été effectuée par de nombreux auteurs éminents, de Schumpeter (1934) à Lundvall (2010). Le phénomène de l’innovation prend son ampleur avec l’introduction du concept de Système national d’innovation (SNI) par Christopher Freeman en 1982. Dans ce nouveau cadre analytique, l’innovation n’est plus une action individuelle dépendante de l’initiative individuelle, mais plutôt un réseau d’interactions entre plusieurs partenaires, mieux organisés et plus institutionnalisés. La question de l’innovation dans les pays en voie de développement constitue un sujet de plus en plus fréquemment analysé dans les études consacrées au développement, et, en particulier, celles qui examinent le rôle et l’impact de l’innovation sur le développement. Aujourd’hui, la littérature sur la théorie du développement consacre une place de plus en plus importante à la contribution potentielle de l’innovation à l’amélioration du niveau de développement des pays. Dans cette thèse, nous discutons cette question dans un cadre plus large qui permet d’évaluer l’impact de l’innovation, comme un pilier de l’EFC. Le traitement de cette question s’inscrit dans une démarche hypothétique de construction d’un système national d’innovation (SNI) efficace dans ces pays. A notre avis, ces économies ne disposent pas d’un SNI complet et abouti : seuls des éléments et des activités à un état embryonnaire, et donc loin de constituer un SNI accompli, existent dans la région arabe. Pour cette raison, notre analyse commence par une présentation de la situation actuelle de l’innovation dans les pays arabes, puis nous analysons les étapes et les éléments nécessaires à la construction d’un SNI. Pour conclure ce chapitre, nous donnons un aperçu général des activités liées à l’innovation en Tunisie. Comme l’innovation, l’éducation, qui a toujours été considérée comme un facteur majeur de développement, constitue un pilier important de l’EFC. A contre-courant de l’idée reçue quant à l’importance de l’accumulation du capital humain pour la croissance économique, certaines études empiriques récentes montrent que la relation entre éducation et croissance économique n’est pas réellement vérifiée dans le cas des pays en développement (Castelló et Domenech, 2002 ; Castelló, 2010 ; Ilon, 2011). Les causes qui peuvent expliquer ce constat sont nombreuses. Par exemple, l’accès au système éducatif demeure encore limité, ce qui empêche les effets bénéfiques potentiels de l’éducation sur la croissance économique de se matérialiser. Cependant, la cause principale se trouve, à notre avis, dans les stratégies éducatives qui cherchent à favoriser une scolarisation massive en négligeant la question de la qualité de l’éducation dispensée et reçue. Qui plus est, des inégalités du capital humain peuvent engendrer des effets négatifs sur la croissance économique. Dans ce cadre, la question des inégalités à l’école devient un sujet central dans les études concernant l’impact de l’éducation sur la croissance économique. La région arabe est confronté a des niveaux d’inégalités et de disparités éducative importantes. Au cours de cette thèse (section 3 de chapitre 2), nous offrirons une analyse des inégalités éducatives dans les pays arabes en calculant l’indice de Gini de l’éducation et la moyenne d’années de scolarisation (AYS) pour chaque pays de cette région. Le troisième chapitre présente un état des lieux de l’économie fondée sur la connaissance dans la région arabe en proposant deux types d’analyse. Dans une première section, nous proposons une analyse descriptive de l’état de l’économie de la connaissance dans les pays arabes selon la Knowledge Assessment Methodology (KAM). Dans une deuxième section, nous développons une analyse quantitative en proposant un modèle empirique composé de trois étapes afin d’examiner la contribution de la connaissance à la croissance économique et au développement des pays arabes sur la période 1996-2007 en utilisant les méthodes d’estimation des données en panel. La première étape du modèle contribue à déterminer les principaux facteurs de la croissance économique (le travail, le capital physique, l’ouverture économique, les investissements directs étrangers, l’infrastructure…). La deuxième étape consistera en une tentative d’évaluation de la contribution de l’EFC au développement en estimant l’impact de chaque dimension de cette économie (le capital humain, la gouvernance, l’innovation et la technologie de l’information et des communications). La troisième étape propose une méthode originale pour capturer les effets associés à l’EFC en isolant la variable relative à l’innovation des autres variables. Le plan de notre thèse s’articule ainsi autour du concept de l’économie fondée sur la connaissance et de ses quatre piliers. Au cours de cette étude, nous analysons dans un premier temps la performance des pays arabes pour chaque dimension de l’EFC. Dans un deuxième temps, nous effectuerons des analyses descriptives de la relation entre chaque pilier et le niveau de développement. Par-delà le pouvoir illustratif et explicatif de ce type d’analyses empiriques, nous complétons notre analyse avec des analyses empiriques de type économétrique (section 2 de troisième chapitre). Nous incluons aussi tout au long de notre thèse des passages théoriques basés sur une littérature riche et récente consacrée aux divers aspects de notre problématique. Nous n’avons pas consacré une partie distincte à l’aspect théorique et à la revue de la littérature. Nous avons, en effet, fait le choix d’intégrer l’aspect théorique au sein des analyses empiriques, et d’intégrer les aspects théoriques quand la nature et la structure du sujet l’exigeront – comme dans le deuxième chapitre. Chapitre Préliminaire :la région arabe : une longue histoire de blocage, un espoir dans la connaissance Section I : Faible croissance et absence de développement Section II : Certaines caractéristiques essentielles de la région arabe Section III. L’économie de la connaissance, nouvelle ère économique Premier Chapitre : Gouvernance, institutions et développement : une relation ambigüe Section I : De la bonne gouvernance aux meilleures institutions Section II : Les institutions au coeur du développement ? Deuxième Chapitre : Éducation , capital humain et innovation : le maillon perdu Section I : Innovation et système national d’innovation : une approche conceptuelle Section II : La construction de sni dans les pvd (la région arabe) Troisième Chapitre : L’économie de la connaissance dans la région arabe Section I : L’état de l’économie de la connaissance dans les pays arabes au prisme de Knowledge Assessment Methodology Section II. la contribution de la connaissance à la croissance économique dans les pays arabes Autres documents qui pourraient vous intéresser !
|
|||