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Les déterminants d’octroi de crédits bancaires aux entreprises entre banque conventionnelle et banque Islamique
Extraits et sommaire de ce document
La banque est, avant tout, un intermédiaire entre différentes entités. Parmi ses prérogatives, nous retrouvons la collecte et la régulation des dépôts des agents qui sont en excédent de ressources et le prêt à ceux qui ont des besoins de financement. L’entreprise a recours à un crédit pour financer ses projets destinés à accroître ses capacités de productions, ses performances, etc. De son côté, la banque s’intéresse davantage à la création d’emplois et donc à l’accroissement des revenus générés par le financement. En outre, la banque utilise le crédit comme un catalyseur d’entreprises afin de capter les flux et services qui y sont associés ; entre autres les avances de trésoreries, les placements, les virements, les abonnements et services divers (Tariant, 2011). Le crédit représente la contractualisation entre l’entreprise et la banque : il est le garant du risque supporté par l’établissement bancaire. Bien entendu, ce dernier mène, au préalable, une analyse minutieuse des demandes de financement. La décision finale dépend ainsi des conclusions de ladite analyse qui prend en considération les éléments tangibles du projet. La banque dispose ainsi de différents outils et méthodes lors de l’évaluation des éléments du dossier ; elle s’emploie à déterminer le risque encouru ainsi que la santé de l’entreprise. L’étude de dossier passe, en premier lieu, par l’analyse et l’interprétation des documents comptables, financiers et économiques, l’analyse de l’exercice en cours, des états financiers prévisionnels et, éventuellement, des deux ou trois derniers exercices. En deuxième lieu, la banque s’intéresse au fonctionnement et à la stratégie adoptée par l’entreprise : il s’agit d’anticiper l’insolvabilité, voire une faillite éventuelle de l’entreprise. Elle applique des méthodes fondées sur l'étude du bilan (analyse statique) et des méthodes qui s'appuient sur les tableaux de financement (analyse de flux) ; méthodes que nous retrouvons également sous le nom de méthodes dynamiques. La banque s’intéresse également à l’ajustement entre les engagements contractés et les liquidités que l’entreprise espère dégager. La banque accorde une importance particulière à la rentabilité à travers, notamment, l’étude du compte de résultat destinée à rendre compte de la formation des soldes de gestion afin de les comparer aux flux d’activité ou aux moyens engagés par l’entreprise. Dans ce cas, l’utilisation des ratios et des indicateurs est déterminante lors de l’octroi du crédit. Dans le cas des Banques Islamiques, les outils et méthodes de prise de décision diffèrent, notamment au sujet de la question de l’intermédiation. Le fleurissement de la Finance Islamique et ses exigences nous incitent à nous interroger sur le rôle des Banques Islamiques vis-à-vis des entreprises, plus précisément sur les éléments qui influencent leur décision relative au crédit. L'obligation de restituer les prêts impose qu’elles se prémunissent contre d'éventuels risques financiers. Par ailleurs, les différents modes de financement proposés par les Banques Islamiques sont encore méconnus des Banques Conventionnelles. Qu’elles soient théoriques ou empiriques, toutes les études portant sur les déterminants de l’endettement s’intéressaient à la Finance Conventionnelle, uniquement. Nous avons choisi de revoir ces contributions dans un contexte islamique. Notre intérêt pour les Banques Islamiques se justifie par la récente émergence de la Finance Islamique, qui, en outre, se différencie nettement de son homologue conventionnel. De plus, les deux systèmes de financement ont rarement fait l’objet d’une comparaison au cours de travaux de recherche. De même, les théories financières conventionnelles ont rarement été mobilisées lors des études sur les Banques Islamiques. Pour les raisons sus-évoquées, nous sommes convaincus qu’une étude comparative favoriserait la compréhension des rouages de la Finance Islamique qui gagne du terrain à l’international. Cela nous mène à une question concernant le processus de décision relatif à une demande de crédit émanant des entreprises, avec une attention particulière accordée aux facteurs déterminant la prise de décision. Ainsi, notre question de recherche est la suivante : Quels sont les déterminants d’endettement appliqués aux entreprises par les deux banques, Islamique et Conventionnelle, et quelles sont les différences et les similitudes dans leur mode de fonctionnement ? Dans le cadre de notre recherche, nous avons divisé notre thèse en quatre chapitres. Nous présenterons tout au long de ces quatre chapitres des contributions théoriques et empiriques en vue d’analyser les points de divergence des Banques Islamiques et Conventionnelles en ce qui concerne les déterminants d’octroi du crédit. Notre premier Chapitre s’intéressera à présenter les différences de fonctionnement entre les Banques Islamiques et Conventionnelles. Ces différences sont mises en évidence au niveau des principes fondamentaux, de l’intermédiation spécifique joué par les Banques Islamiques, ainsi que les caractéristiques principales du système financier Islamique. Enfin, ce chapitre définira les principales familles de risque auxquelles les banques sont exposées. Le deuxième Chapitre, quant à lui, sera dédié aux théories relatives à la structure du capital : la théorie de Trade Off et la théorie de Pecking Order. Ces dernières seront également transposées aux principes de la Finance Islamique. Cet exercice de transposition nous permettra de révéler les critères et les indicateurs clés permettant la prise de décision relative à la demande de crédit. Le troisième Chapitre fera l’objet d’une revue de la littérature destinée à corroborer les conclusions, relatives aux déterminants d’endettement, que nous avons émises précédemment. Cela nous permettra d’identifier les variables pertinentes que nous testerons tout au long de notre étude. Aussi, nous dévoilerons, dans ce chapitre, notre positionnement épistémologique et nous exposerons la méthodologie suivie. Enfin, le dernier Chapitre, sera consacré à l’étude empirique comparative, réalisée sur un échantillon d’entreprises financées par des Banques Islamiques et Conventionnelles, en vue d’identifier les variables qui influencent la prise de décision des Banques Islamiques et de les comparer aux conclusions de la revue de la littérature. Chapitre I. Les Banques Islamiques : Quelles Différences Avec Les Banques Conventionnelles ? I. Introduction II. Les Fondements de La Finance Islamique III. L'intermédiation bancaire. IV. Les Instruments de Financement de l'Actif V. La Banque Islamique et La Structure du Bilan. VI. Les règles de Gouvernance. VII. Les Banques Islamiques face au Risque. Chapitre II. Relation Banque Entreprise En Vue de l’Octroi d’un Crédit : Banque Islamique Versus Banque Conventionnelle I. Introduction II. Les théories de structure de capital III. Les différents types de crédits offerts aux entreprises IV. Les objectifs majeurs du diagnostic bancaire de l'entreprise V. Les méthodes et les outils du diagnostic VI. Processus du diagnostic d’une demande de crédit Entreprise VII. Le diagnostic des indicateurs extra financiers VIII. La limitation du risque associé à la demande de crédit IX. Synthèse et décision d’octroi du crédit X. Le recours à la Banque Islamique Chapitre III. MÉTHODOLOGIE ET MODELE DE RECHERCHE I. Introduction II. Revue de la littérature III. Hypothèses de recherche et définition des variables IV. Epistémologie, design de recherche et choix méthodologique Chapitre IV. ANALYSE EMPIRIQUE ET INTERPRÉTATION DES RÉSULTATS I. Introduction II. Echantillon et données III. Rappel des hypothèses IV. Présentation des résultats V. Discussion des résultats Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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