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Les déterminants de la performance des banques islamiques
Extraits et sommaire de ce document
La modélisation de ces données permettra d’intégrer les spécificités de chaque banque retenue en fonction du pays où elle exerce. Au-delà de l’étude des déterminants de la performance bancaire (BIs et BCs), en toile de fond, une comparaison est faite pour comprendre pourquoi un déterminant (ou plusieurs) influencerait plus ou moins la performance bancaire d’un type (BIs ou BCs) au détriment de l’autre. La prise en compte de la fenêtre temporelle de dix années consécutives (2006-2015), nous permet d’une part, de suivre l’évolution de cette comparaison et d’autre part, d’apprécier l’impact de la crise financière 2007/2008 sur l’étude. La prise en compte des banques africaines (cotées) dans notre échantillon a été préférée aux grandes banques européennes ou américaines pour des raisons liées au total actif. En effet, l’écart entre les bilans (en termes de totaux) des banques islamiques majoritairement d’Asie ou du Moyen-Orient et les banques africaines est moins important que celui qu’on obtiendrait en moyenne avec les banques européennes et américaines. Il faut également noter que la disponibilité des données déjà traitées et provenant des travaux du co-auteur de cet article nous a facilité l’échantillonnage. L’utilisation des indicateurs de marché (ratio de Sharpe, de Treynor et l’alpha de Jensen) comme proxy de la performance constitue également une originalité de cet article. En effet, si quelques-uns de ces ratios (ratio de Sharpe) ont déjà été utilisés comme proxy de la performance (Groppper et al. 2015), l’utilisation simultanée des deux autres ratios dans la même étude de la performance bancaire constitue une pratique nouvelle. Le but est de mieux comprendre l’influence des déterminants de la performance sur les indicateurs boursiers. En filigrane de cette étude, il sera aussi question de comprendre les conclusions des travaux de Beck et al. (2013), Mollah & Zaman (2015) et (Olson et Zoubi, 2017) qui comparent les performances comptables entre les BIs et BCs. Comme exemple, nous avons l’étude de Beck et al. (2013) qui suggère que la qualité des actifs bancaires détenus par les BIs a contribué à réduire l’impact de la crise financière 2007/2008 sur leurs performances. La prise en compte de la période d’étude permettra de répondre à la question de l’impact de la crise sur la performance des BIs. Il faut dire que cette étude est rendue possible par le fait que les états financiers des banques islamiques sont portés au même niveau de significativité que ceux des BCs, ceci parfois dans un besoin de rapprochement et de comparaison. Par exemple, le revenu net (finance conventionnelle) est obtenu selon la traduction Bankscope en ajoutant Zakat au revenu net. Le revenu d'intérêts est également égal au revenu de Murabaha + Musharka + Istisna + Ijarah + Salam + Mudarabah + Wakalat (Olson et Zoubi, 2017). Il est intéressant de relever le caractère « unique » de ce travail qui, en plus de mobiliser les banques africaines pas assez représentées dans les études scientifiques, a également essayé de porter une analyse sur les indicateurs de performance à la fois comptable et boursière.Après avoir identifié et étudié les éléments pouvant être déterminants dans la compréhension de la performance des banques islamiques, la suite sera donc de voir comment expliquer cette performance. Etant donné que les BIs étudiées peuvent être performantes dans la durée, on va donc s’intéresser aux éléments qui pourraient expliquer cette performance. La gouvernance des BIs est présentée comme particulière du fait de l’existence d’un organe de supervision de la charia (Sharia Board), en charge de l’élaboration et du contrôle de l’activité au regard de la charia. En effet, le SSB (qu’on traduira par CSC, pour conseil de surveillance de la charia) qui est propre aux institutions de finance islamique est un outil en plus en matière de gouvernance, comme le suggèrent Mollah & Zaman (2015) à partir d’un échantillon de 86 banques islamiques et 86 banques pratiquant la finance dite « conventionnelle », sur une période d’étude allant de 2005 à 2011, qui concluent que : le rôle de surveillance du CSC impacte positivement la performance des BI, alors que celui de conseil a un impact plutôt négligeable sur la performance. Cette innovation architecturale qui n’existe que dans les BIs peut donc influencer la relation entre le conseil d’administration (CA) et les dirigeants, du fait de son rapport à l’activité. Son incidence sur la structure de propriété pourrait être de nature à agir sur la performance des BIs, c’est donc pour cette raison que l’objet du chapitre 3 est l’étude de la relation entre la structure de propriété et la performance des BIs avec pour titre : Structure de propriété et performance des banques islamiques : les caractéristiques du SSB16 peuvent-elles influencer cette relation ? A partir d’un échantillon de 7318 banques islamiques, subdivisé en trois groupes (panel A, B et C) se différenciant en fonction de la taille d’actif des banques, l’étude observe pour chaque groupe la nature de la relation qui pourrait exister entre la structure de propriété et la performance avec comme effet modérateur les caractéristiques du CSC. Cette relation est ensuite étudiée en fonction des régions et l’impact de la dernière crise financière (2008). La construction de deux indices de gouvernance et leur interaction (conseil d’administration : CAi et le conseil de surveillance de la charia : CSCi) s’inscrit dans une logique de contribution à la littérature sur la gouvernance des institutions pratiquant la finance islamique. L’idée en filigrane est de comparer les résultats obtenus, d’avec ceux de Charreaux (1991) et beaucoup plus récemment Srairi (2013) ; Manh-Chien et al. (2018) et Abdul Gafoor et al. (2018) sur la question, tout en sachant par exemple que l’échantillon de Charreaux (1991) n’était pas composé de banques. Pour ce faire, on utilise un modèle économétrique proche de celui d’Iannotta, et al. (2007) ; Bourkhis & Omri (2016) ; Zouari & Taktak (2012) ; Stančić, et al. (2014) et Charreaux (1991), qui est une régression de panel avec effets aléatoires comme l’a suggéré le test d’Hausman. La présence de variables catégorielles avec des variables muettes pouvant prendre la même valeur pour la même banque pendant la période d'étude peut empêcher l'utilisation de modèles à effets fixes. L’utilisation de l'estimation des moindres carrés généralisés (Generalized Least Squared ou GLS), va permettre de corriger la présence de la corrélation en série et de l'hétéroscédasticité, ainsi que le problème de l'endogénéité (Zouari & Taktak, 2012). Le test de robustesse passe par la méthode des moments généralisée et devrait fournir les résultats qui confirment ceux des régressions multiples. Chapitre I : Généralités, Origines, évolutions et principes fondamentaux de la finance islamique 1. Généralités 2. Origines et évolution de la finance islamique 3. Les principes et quelques produits proposés par la finance islamique. Chapitre II : Qu’est ce qui détermine durablement la performance bancaire ? Une analyse dynamique de panel des banques conventionnelles africaines et islamiques du monde. 2. Revue de la littérature 3. Données et méthodologie 3.1 Données 3.2 Modèle empirique et la performance 3.2.1 Modèle empirique 3.2.2 Les indicateurs de la performance 3.2.3 Variables exogènes 4. Résultats Chapitre III : Structure de propriété et performance des banques islamiques : les caractéristiques du SSB peuvent-elles influencer cette relation ? 2. Revue de la littérature 3. Développement des hypothèses. 4. Les données et la méthodologie. 4.1 Variables de la performance bancaire. 4.2 Variables de la structure de propriété. 4.3 Variables de contrôle. 4.4 Méthodologie 5. Résultats. 6. Test de robustesse. Chapitre V : Comment un jurisconsulte charia gère l’adéquation entre les objectifs de rentabilité et de respect de la loi islamique ? Etude de cas fondée sur l’Analyse Interprétative phénoménologique (IPA) 2. Revue de la littérature. 3. Définitions et rôle du jurisconsulte charia 4. Description des données et méthodologie 4.1 Collecte des données 4.2 La méthodologie et l’analyse des données 5. Résultats Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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