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L’impact de l’audit interne sur la bonne gouvernance des établissements du secteur public au Maroc
Extraits et sommaire de ce document
Les établissements du secteur public obéissent aux exigences de gouvernance, imposées par l’ouverture à l’international qui nécessite un alignement et une adoption des bonnes pratiques de la gouvernance. Par conséquent, le contrôle dans ces administrations devrait répondre aux nouveaux besoins managériaux. Tous les éléments évoqués conduisent à considérer la problématique suivante : « En quoi l’implémentation d’un système d’audit interne impacte-t-elle la gouvernance des administrations publiques au Maroc ? ». […] Malgré les réformes mises en oeuvre par l’Etat, le mode de gouvernance et de gestion des établissements du secteur public au Maroc fait l’objet de critiques récurrentes sur l’insuffisante généralisation des comités spécialisés (audit, stratégie, investissement, nomination…) et l’absence de formation sur les principes de gouvernance dédiée aux représentants de l’Etat. Les besoins en audit interne sont actuellement importants en raison du poids économique et social croissant, des compétences élargies, et des exigences de gestion liées à la rationalisation des dépenses publiques et à l’optimisation de l’emploi des ressources. De ce fait, la gestion publique nécessite, dorénavant une organisation et une gestion plus efficace, efficiente et moins couteuse, à travers la mise en oeuvre d’outils pertinents, notamment, l’audit interne. L’audit interne sera donc l’outil qui permettra d’évaluer les réalisations des établissements publics en vue de rendre leur gestion plus efficace, de se conformer aux pratiques de la bonne gouvernance et d’atteindre les objectifs de développement économique et social escomptés. Les auditeurs internes marocains, à l’instar de leurs homologues du monde entier, doivent, dans l’exercice de leur activité, respecter le cadre de référence de l’Audit Interne (CRIPP) qui se compose : De la définition de l’Audit Interne, des normes professionnelles de l’audit interne et du code de déontologie. Ces trois éléments constituent les « Dispositions obligatoires » du CRIPP, et des modalités pratiques d’application «MPA », des prises de positions de l’IIA-Global et des guides pratiques «GTAG », qui forment les « Dispositions fortement recommandées » du CRIPP. Ils doivent, aussi, se conformer aux lois promulguées au Maroc, et qui exigent que l’audit interne soit instauré, aussi bien au niveau des organismes publics que privés qu’il soit rattaché à la Direction générale et qu’il rende compte, dans le cadre de la bonne gouvernance, au Conseil d’Administration et aux Comités d’Audit. Le présent essai vise à présenter des apports théoriques et empiriques permettant d’améliorer la gestion et la gouvernance des établissements publics à travers un système d’audit interne. Il sera aussi l’occasion de discuter des principales expériences internationales réussies qui peuvent être transposées au Maroc, en prenant en compte les spécificités du pays. Notre travail a un double intérêt, tant sur le plan académique que managérial : Ce travail de recherche s’inscrit dans la continuité des divers travaux qui ont traité l’audit au secteur public, et s’est fait élargir le champ de travail par rapport aux autres recherches en traitant de l’audit interne au secteur public au Maroc particulièrement. Sur le plan professionnel, cette étude permettra aux praticiens de connaitre les principales caractéristiques de l’audit interne au secteur public au Maroc à la lumière de la bonne gouvernance. L’objectif étant de mettre en place un audit dans le respect des principes de la bonne gouvernance, cette recherche sera d’une utilité aux décideurs publics, aux auditeurs et aux chercheurs. Elle permettra aux praticiens de connaitre les principales caractéristiques de l’audit interne au secteur public au Maroc à la lumière de la bonne gouvernance. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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