|
|
|
||||
Espace MembresEspace DocumentsMawarid TV |
La relation banque et entreprise : Vers une meilleure analyse des fondements
Extraits et sommaire de ce document
La pertinence conceptuelle de cette notion trouve une justification dans l’idée émise par Rivaud-Danset (1990) d’après laquelle, la RBE est une convention qui pour être établie exige l’adhésion de chacune des parties. Dans le même ordre des idées que Douzounet et Yogo (2012), ces deux acteurs économiques sont une source essentielle de croissance de dynamisme et de flexibilité. En outre, dans les pays de l’OCDE, les petites entreprises représentent en moyenne entre 90 et 99% de l’effectif des entreprises et, créée entre 50 et 75% d’emplois. Dans le contexte camerounais, ces entreprises représentent 99% du tissu productif avec une prédominance des Très Petites Entreprises (INS, 2019). Malgré l’importance socio-économique de ces entreprises, elles font face à des difficultés lorsqu’il est question de satisfaire leurs besoins de financement. Les banques sont frileuses face à certaines et adoptent envers celles-ci un comportement de rationnement du crédit (Gardès et Maque, 2012). Face à cette situation, la recherche des ressources financières pour les entreprises devient un réel défi. Les résultats de l’étude de Schwarz (2011) apportent une réponse à cette situation en indiquant que les systèmes de gestion des entreprises ne satisfont pas toujours les exigences des banques. Ainsi, cette caractéristique est spécifique dans la plupart des petites structures rendant leur financement encore plus difficile. Elle les conduit aussi à des circuits informels de financement (Houston et James, 1996) aux fins de rechercher les offres de prêts (Lamarque, 1994). Par ailleurs, on ne saurait éclairer totalement la problématique de rationnement de crédit aux entreprises sans ressortir les déterminants sur lesquels se fonde la RBE. Dans ce sens, une partie de la littérature met en évidence la production fantaisiste des données objectives de l’entreprise. On parle ici des documents comptables et des asymétries d’information qui résultent des deux acteurs (Djoutsa Wamba et al., 2017). Face à ces informations opaques, la banque recherche des données subjectives liées à la qualité du dirigeant (Saporta, 1994). De ce fait, deux réflexions sont classiquement débattues : la première prône l’importance que joue la RBE dans le processus décisionnel de la banque en évoquant entre autres la réputation et l’image (Maurel, 2012). La seconde quant à elle met en évidence la volonté des entreprises elles-mêmes de nouer des relations financières avec ces banques. Mais à notre connaissance, aucun article dans la littérature n’est parvenu à exprimer de façon claire le contenu de cette relation à partir des variables explicatives. Il devient judicieux de se poser la présente question de recherche : comment certaines variables explicatives associées aux déterminants interagissent dans l’engagement de la banque et de l’entreprise ? L’objectif de cette étude est de démontrer que les variables explicatives influencent l’engagement des acteurs dans une relation financière. Afin de répondre à cet objectif et en raison de la vocation analytique, notre recherche est organisée en deux parties. Nous présenterons d’abord le cadre conceptuel de l’étude, ensuite la méthodologie de recherche empirique qui débouche vers l’analyse des principaux résultats obtenus. […] Somme toute, partant de Simon (1947), les décisions des acteurs de l’échange se doivent d’être rationnelles au sens qu’ils sont là pour servir les intérêts de l’organisation. Il convient de souligner que cette lecture des résultats se conçoit par rapport à la thèse « d’endogènéité » de leur structure financière. Dans cette démarche, le principal problème posé aux deux parties est celui de l’intensification des actions visant à satisfaire leur aspiration dans le but de s’attirer mutuellement. La présente recherche a eu pour ambition de démontrer que les variables explicatives influencent l’engagement des acteurs dans une relation financière. L’exploitation des résultats de notre précédente étude, nous a permis de ne plus s’appesantir sur la recherche des déterminants que les deux acteurs mettent en exergue pour nouer une relation financière. Les résultats de l’estimation par régression logistique mettent en évidence un effet significatif des variables explicatives sur la probabilité d’engagement des deux parties. Cette probabilité est d’autant plus faible lorsqu’il s’agit des facteurs objectifs et d’autant plus élevée pour des facteurs subjectifs. La proposition principale de l’étude est validée. L’implication managériale de cette recherche est une vision croisée des déterminées car les deux parties doivent être sensibles aux variables explicatives mises en évidence. Ce travail apporte des connaissances aisément utilisables et projette l’étude de la relation banque entreprise dans une perspective comportementale des deux acteurs. Toutefois, les limites de cette étude sont des ouvertures potentielles dans le sens d’amélioration des travaux à venir. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
|
|||