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L’adoption au Maroc du taux de change flottant : Motivations, prérequis et stratégie de transition
Extraits et sommaire de ce document
Dans ce contexte, la question du choix de régime de change1 n’est plus l’emblème du mode opératoire du SMI, elle est plutôt laissée en suspens, puisque les pays doivent désormais choisir le système de change le mieux approprié à leurs besoins. Depuis lors, cette question n’a pas perdue de son actualité et continue toujours à foisonner de nouvelles contributions aussi bien théoriques qu’empiriques ainsi que de nouvelles perspectives de recherche. L’instabilité croissante que connaît la finance internationale a fait de cette problématique une priorité pour la plupart des économies émergentes intégrées ou en voie d’intégration des marchés de capitaux internationaux. De même, l'intégration dans l'économie mondiale devient de plus en plus une nécessité pour atteindre le développement économique. De ce fait, plusieurs pays annoncent des programmes de libéralisation de leurs économies (économie de marché) en faveur de la promotion de l'investissement et de l’attractivité des fonds étrangers. Au fur et à mesure, les Etats s'efforcent d'aménager une multitude de mesures et réformes incitatives2 afin de promouvoir leurs entreprises qui veulent conquérir de nouveaux marchés. Cependant, dans le contexte d’une ouverture graduelle, mais continue, du compte de capital, la Banque centrale du Maroc (BAM) sera amenée à adopter un régime de change plus flexible, pour atténuer la pression sur les réserves de change comme étant le seul élément d’ajustement de l’économie, ce qui présente un risque de crise de la balance de paiement. De ce fait, la banque des banques serait en préparation à la migration vers un régime de ciblage d’inflation, pour faire face aux éventuelles pressions inflationnistes, liées aux fluctuations du taux de change. Le cadre de ciblage d’inflation, conjugué avec une flexibilisation du taux de change, serait conçu pour le renforcement de l’indépendance de la politique monétaire et compléter l’ouverture du Maroc sur son environnement. Au total, il n’y a pas plus compliqué pour un pays que de se donner un régime de change optimal. Fixe, flottant ou des variantes de ces deux grands régimes, chacun comporte des avantages et des inconvénients ; tout est par conséquent affaire d’arbitrage. Et arbitrer, c’est accepter une part d’incertitude dans l’option prise, étant entendu que rien n’est jamais définitivement acquis en ce domaine. A ce niveau-là, Est-ce que les conditions sont réunies pour aller vers un régime de change plus flexible ? L’objectif du présent article est d’étudier le chemin du Maroc vers un taux de change plus flexible, plus généralement les motivations, les prérequis et les enjeux de cette transition et d’identifier les différents facteurs et déterminants qui jouent un rôle pertinent dans ce processus. Pour cela, nous proposerons l’étude des différents travaux qui ont été réalisés en la matière, une recherche documentaire qui a inspiré un nombre d’idées développées dans cet article. Nous allons aborder, en premier lieu, les motivations qui incitent le Maroc d’aller vers ce système de change flottant. Tout en s’attardant sur certaines théories du taux de change ainsi que l’évolution historique et le cadre juridique qui régit cette transition, en second plan on a jugé intéressant de rappeler les, les prérequis et les enjeux dont la Maroc pourrait faire face et pouvant empêcher ladite stratégie afin d’être en mesure de tracer quelques perspectives. […] Le passage vers plus de flexibilité n’est pas sans risque, alors, il faut choisir un régime de change optimal, en dehors des solutions du coin. En un mot, la politique d’intervention et de subvention éternelle du taux de change ne peut durer éternellement à cause d’un éventuel stress des réserves de change. En effet, la politique de change ne devra pas se limiter en permanence à une gestion de liquidité en devises. Comme plusieurs économies émergentes, le Maroc vise comme objectif stratégique, dans les années à venir, une plus grande libéralisation de son régime de change. L’expérience de certaines économies émergentes montre que si la libéralisation des mouvements de capitaux peut promouvoir l’efficacité de l’économie, elle appelle inévitablement un réexamen de la politique de change. Celle-ci est devenue l’une des marges de manoeuvre de politique économique. Sachant bien qu’il n’y ait plus des droits de douane en dépit des accords de libre-échange. Donc tout choix d’une politique de change en dehors de la prise en compte de ces considérations peut mener à des résultats trop graves, à ce stade, l’établissement d’un arbitrage reste la meilleure façon afin de minimiser les chocs internes et externes. Malgré tout ça et bien d’autre, Cette politique de prudence dans le cadre, bien entendu, de régime de change fixe, n’a pas pu escompter tous les objectifs espérés. Mais peu importe les effets, le cap de la libéralisation a été pris. A l’économie marocaine de s’adapter ! Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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