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L'impact des biais comportementaux sur les décisions des investisseurs dans les marchés financiers

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 12
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 324.22 KB
Extraits et sommaire de ce document
L'économie comportementale est une branche de l'économie qui étudie le comportement des êtres humains et les décisions pouvant apparaitre irrationnelles et opposées à la théorie économique usuelle. C'est une discipline à mi-chemin entre l'économie et la psychologie.
La finance comportementale est un domaine dans le champ des sciences économiques comportementales, caractérisée par l'application de la psychologie à la finance pour tenter de mieux comprendre certains phénomènes observés sur le marché financier.
Le principe de cette discipline remet en cause la théorie classique de la finance à savoir que les décisions d'investissement sont rationnelles et que les marchés financiers sont efficients, c'est à dire que les cours sont censés représenter l'ensemble des informations disponibles.
La finance comportementale met en avant des situations dans lesquelles le marché n'est pas rationnel, n'est pas efficient et s'efforce à expliquer les raisons par la psychologie des intervenants. Elle permet donc d'analyser et de catégoriser certains biais comportementaux qui influencent le jugement des investisseurs et ce dans toutes les étapes de l'investissement en bourse : de la compréhension à la perception de la bourse à la décision de constitution de son portefeuille à sa gestion du risque...Etc.
Cette méthode permet d'établir un pont entre la psychologie individuelle et les comportements agrégés des marchés. L'intérêt de la finance comportementale est donc d'avoir une meilleure compréhension de la façon dont les investisseurs peuvent être influencés, de la dimension psychologique des cycles de marchés et aussi de mieux analyser son propre comportement et d'être conscient des biais qui affectent de plus ses propres décisions d'investissement pour les corriger au maximum en appliquant des stratégies qui en tiennent compte.
Parmi les comportements les plus documentés on peut citer à titre d'exemple : des biais cognitifs, des biais émotionnels ou encore des biais sociaux. De ce fait, notre question de recherche est de savoir comment les biais comportementaux influencent-t-ils les décisions financières de l'individu. Telle est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.
Le sujet de la finance comportementale est tellement vaste et tellement compliqué que nous ne pouvons pas tout lire à propos, c'est pour cela nous avions décidé de présenter la revue de littérature de l'essentiel des travaux élaborés au sujet de l'impact des biais comportementaux sur les décisions financières des individus.
La finance comportementale est l'étude de la finance avec une prise en compte de la psychologie. De manière générale la psychologie de l'individu fait face à deux écoles et crée de nombreuses polémiques. D'un côté, nous avons la première école tirée de la théorie de l'efficience des marchés d'Eugene Fama 1970 qui tend à dire que sur un marché efficient les actifs ne peuvent pas être sous évalués ou sur évalués car ils reviennent toujours à leur valeur fondamentale.
Cette première école est remise en cause par des théories en finance comportementale qui montrent que nous pouvons agir de manière irrationnelle en tant que trader à cause de biais psychologiques. Plus généralement, nous sommes influencés lors de nos prises de décisions par des biais psychologiques en tant qu'individus lorsqu'on décide d'acheter ou de vendre un actif, nous n'agissons pas de manière rationnelle.
Donc, le grand sujet et la question à se poser pour réussir en bourse sur le long terme c'est de comment investir de manière rationnelle ? et Quelles sont les causes de nos échecs ? Le concept de finance comportementale a émergé au début des années 80 avec les premiers travaux d'un groupe de professeurs de finance Hersh Shefrin, Robert Schiller, Werner De Bondt, Richard Thaler.
Ces professeurs se sont intéressés à étudier les comportements des traders en relation avec les mouvements des marchés financiers. Les premières années de la finance comportementale furent très riches en découverte tant sur le comportement individuel des traders que sur la compréhension globale des mouvements du marché.
Le Krach d'Octobre 1987, c'est le second séisme boursier, depuis le célèbre Lundi Noir d'Octobre 1929 qui avait à l'époque été le déclencheur de la grande dépression des années 30, l'après Krach a créé une remise en cause de la théorie de l'efficience des marchés, et Andrei Shleifer (2000) a introduit cette notion dans son ouvrage "Inefficient Markets, An introduction to behavioral Finance" mettant en avant un nouveau programme de recherche.
L'objectif de ce théoricien c'était de réfléchir à de nouveaux modèles de gestion de portefeuille en faisant des stratégies d'investissement incluant le comportement humain, s'agissant donc des comportements irrationnels des traders.
Durant les années 90, les débats scientifiques autour de l'efficience des marchés deviennent de plus en plus rares laissant place au développement de modèles intégrant des variables psychologiques en lien directe avec les marchés financiers.
C'est à cette période, en fait, que la finance comportementale commençait à acquérir une certaine reconnaissance académique qui était encore non officielle à cette époque et c'est pour cette raison que Richard Thaler et Robert Shiller commençaient à débuter de nombreuses conférences sur ce sujet dès les années 90 puis ils ont fait également de nombreux séminaires.
Alors, ces premières années ont permis de mettre en lumière de nombreuses découvertes concernant le comportement des investisseurs en distinguant un ensemble de types de comportements.
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