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Gestion du risque de liquidité bancaire : Mise en place d’un programme de Stress Tests et quantification des besoins en fonds propres
Extraits et sommaire de ce document
En effet, la scène financière internationale a été marquée par plusieurs crises financières impactant l’économie mondiale dans sa globalité. Ces dites crises ont témoigné des ravages de la volatilité de la monnaie et son incidence sur les systèmes financiers en général et bancaires en particulier. Les établissements de crédit, étant acteurs majeurs de l’environnement économique et financier, sont des institutions qui demeurent exposées à plusieurs risques dont le risque de liquidité occupe une place centrale dans le dispositif de gestion globale des risques bancaires du fait que la gestion dudit risque permet d’assurer une certaine pérennité à l’activité bancaire en sa globalité. Dans ce cadre, il convient de souligner que suite à la crise financière de 2008, un intérêt particulier a été porté au risque de liquidité qui se définit souvent comme l’incapacité de la banque de faire face à ses engagements, de dénouer une position, de lever des fonds sur le marché, ainsi son incapacité de suivre le financement et le développement de son activité. Autrement dit, le risque de liquidité pour une banque représente le risque induisant une perte en cas de non disponibilité au moment approprié, des liquidités nécessaires pour respecter ses obligations financières. Ce risque peut découler de la structure du bilan en raison des décalages entre les échéances réelles des éléments de l’actif et du passif, des besoins de financement des activités futures, du comportement des clients, d’une éventuelle perturbation dans les marchés ou de la conjoncture économique. Pour concevoir les problématiques relatives au risque de liquidité, Il est primordial d’identifier les évènements qui peuvent induire la survenance de ce risque dans un établissement de crédit. En effet, plusieurs évènements peuvent induire un risque de liquidité, les plus courants sont essentiellement le retrait massif de dépôts bancaires ou l’insuffisance d’actifs nécessaires pour couvrir ces retraits.1 Ainsi, les principales sources du risque de liquidité peuvent se résumer comme suit : Une crise de confiance du marché à l’égard de l’établissement concerné ; Un retrait massif des dépôts ou de l’épargne de la clientèle : qui peut survenir suite à une mauvaise gestion de la relation client, matérialisation du risque de taux ou de change, une concurrence accrue ou encore des incidents techniques ; Une crise de liquidité générale du marché : qui est liée à des facteurs exogènes impactant la conjoncture économique d’une manière globale. Néanmoins, la survenance du risque de liquidité au sein des établissements de crédit est de caractère incertain, liée à l’évolution et à la variation de plusieurs facteurs conjoncturels et comportementaux. Ainsi, compte tenu des éléments précités, quelle est l’approche la plus adéquate pour maitriser le risque de liquidité bancaire, anticiper son impact et en assurer la couverture optimale ? Pour répondre à ces questionnements, nous allons suivre la méthodologie suivante : la première partie mettra l’accent sur le cadre théorique et conceptuel de la gestion du risque de liquidité. Ensuite, la deuxième partie sera consacrée à la mise en place des deux approches de quantification de l’impact du risque de liquidité à savoir : les programmes de stress tests et la mesure dynamique des gaps de liquidité. Enfin, les résultats des deux approches permettront de quantifier les besoins en fonds propres ou le montant éventuel des fonds propres à allouer pour la couverture du risque de liquidité. […] Compte tenu des résultats obtenus, suivant une approche dynamique d’évaluation de l’impact du risque de liquidité sur les bénéfices et les fonds propres bancaires, outre du programme des stress tests mis en place, nous concluons qu’un montant de fonds propres de l’ordre de 58 MDH (9 MDH +48,9MDH = 57,9 MDH) doit être constitué pour assurer une couverture optimale du risque de liquidité (pour une banque de taille moyenne du secteur bancaire marocain). Ainsi, il convient de souligner que l’impact du risque de liquidité sur les fonds propres reste relativement inférieur à celui des risques du pilier I des accords de Bâle II notamment « le Risque de Crédit ». En effet, ce dernier est généralement le risque le plus consommateur de fonds propres au niveau des banques commerciales. Toutefois, tenant compte de la corrélation importante qui existe entre le défaut de remboursement des clients et le gap de liquidité bancaire, il est évident de conclure qu’un risque de crédit excessif, peut facilement générer un risque de liquidité problématique pour la banque. Par ailleurs, compte tenu de la sensibilité élevée du risque de liquidité aux enjeux économiques et aux événements quotidiens liés à l’activité bancaire, nous jugeons nécessaire de compléter le dispositif de gestion du risque de liquidité par la mise en place du ratio de liquidité à court terme qui permet d’évaluer la résilience de la banque face à une éventuelle crise de liquidité/financière pour une durée de 30 jours. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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