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Internationalisation des entreprises marocaines en Afrique atlantique : Modes et perspectives de croissance

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 26
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 344.73 KB
Extraits et sommaire de ce document
Dans un contexte international, marqué par le libéralisme économique et le principe d’ouverture des frontières géographiques à la libre circulation des personnes et des biens, le Maroc, et à l’image des pays du globe se trouve aujourd’hui contraint d’assurer son expansion économique dans une conjoncture de déséquilibre international entre l’offre et la demande de bien et de service.
La rareté des ressources, la concurrence exercée par les grandes puissances économiques, et leurs courses pour le contrôle des matières premières, n’ont fait que réduire les opportunités de croissance existantes sur le marché mondial, et creuser d’avantage la faussé de développement séparant les pays développés à ceux du tiers monde.
Dans ce cadre, afin de faire face aux défis de ce nouveau système économique et de se prémunir contre ses risques, une intégration économique régionale du Maroc dans son espace africain redevient, une nécessité.
Ainsi, en plaçant l’Afrique au coeur de sa diplomatie internationale, le royaume chérifien a pu, depuis l’avènement de Sa Majesté le Roi Mohamed VI au trône, construire un nouveau modèle de partenariat économique ambitionnant de faire de la coopération Sud-Sud, un levier de développement et de croissance économique continental.
Dans cette perspective, en s’appliquant à tous les Etats de ce voisinage géographique, la mise en oeuvre de ce modèle, a pris plus d’ampleur, de par les facilités octroyées par la connectivité logistique, avec les pays africains situés sur le littoral Atlantique, nommés «Afrique Atlantique», qui constitue aujourd’hui pour le Maroc, un espace géostratégique de partenariat économique, de préférence.
A ce titre, de l’échange commercial, à l’investissement, l’internationalisation des entreprises marocaines sur cet espace est un pilier d’action dans la mise en oeuvre de ce modèle. En outres, afin de cerner ce phénomène économique, il importe pour nous de le définir, et ce avant de puiser d’avantage dans ses formes et sa consistance.
A cet effet, la problématique qui se pose et laquelle cette contribution tentera de répondre est la suivante : Comment les entreprises marocaines s’internationalisent-t elles en Afrique Atlantique ?
La démarche que nous proposons de suivre, est fondée sur deux hypothèses de bases. Dans la 1ére nous allons supposer que l’internationalisation des entreprises marocaines en Afrique Atlantique est de la même forme dans les 22 pays de cette zone, et dans la 2é nous allons supposer que l’internationalisation des entreprises marocaines en Afrique Atlantique cible les mêmes secteurs dans tous les pays de cet espace.
La confirmation ou l’infirmation de ses deux hypothèses nous pousse à se poser certaines questions de recherches, auxquelles les réponses seront notre apport d’analyse, nous menant à la résolution de notre problématique de base. Le schéma logique de questionnement poursuivis dans ce travail nous a amené à se poser trois questions principales dont une question fondamentale et deux questions complémentaires.
Comme question fondamentale, il importe pour nous de déterminer : quelles sont les formes d’internationalisation des entreprises marocaines en Afrique Atlantique ?
Cette question se décline en deux questions complémentaires notamment : Quelles sont les caractéristiques spatiales et sectorielles de cette internationalisation ? Quelles sont les perspectives de croissance de cette internationalisation dans le contexte post- pandémique (Covid -19) ?
Les réponses à ses questions ont été pour nous une occasion pour cadrer ce travail, et l’acheminer vers une analyse de fond menant à la résolution de notre problématique.
En effet, le chemin de réflexion parcouru dans ce travail a été construit sur quatre phases: en passant par un état d’art de la littérature ayant trait à l’internationalisation en tant que modèle économique dans la première, celle-ci a été suivie d’une analyse approfondie de ses modes et ses caractéristiques, qui a fait l’objet d’une seconde phase, pour qu’on enchaîne ensuite, avec une 3é phase où nous identifions les principaux groupes marocains ayant fait le choix d’implantation sur cet espace, et ce avant de conclure dans une 4é et dernière phase, avec les perspectives de croissance de l’internationalisation actuelle, pendant la période post pandémique (Covid- 19).
[…]
Les déductions résultantes de cette contribution, nous ont offert l’occasion de s’arrêter de prés sur l’internationalisation établie actuellement par le Maroc en Afrique Atlantique, comme espace géostratégique porteur.
Sur le plan scientifique, l’apport de cette contribution nous a permis la confrontation académique, des modèles théoriques à notre étude de cas, tandis que sur le plan managérial, celle-ci nous a permis de s’arrêter d’avantage sur la structure de cette internationalisation et ses formes en vue de déduire, les forces à consolider et les faiblesses auxquelles, il sera impératif pour le Maroc d’y remédier par des actions correctives, en vue de générer le développement des échanges et leurs croissance.
En effet, et à l’issu de ce travail, nous concluons que le phénomène d’internationalisation poursuivi par les entreprises marocaines en Afrique Atlantique, par modes d’exportation et d’investissement étranger sur ses 22 marchés, demeure un phénomène récent, qui a été promus à l’occasion des périples royaux et le cadre de coopération et de partenariat mis en place et en résultant.
La croissance enregistrée en termes d’exportation revient essentiellement au renforcement du partenariat établis avec certains pays, notamment avec la Guinée, la République Démocratique du Congo et le Cap Vert, où les échanges ont été plus facilités, et leurs valeurs ont été accrues, juste après, et ce dans les années qui ont suivis.
En outres, malgré les avancées enregistrées en termes d’investissement étranger, la couverture pour le Maroc de l’espace afro-atlantique n’a été que partiellement assurée, et ce vers 13 pays seulement, malgré l’accroissement des valeurs annuelles totales enregistrées.
Aussi, en termes de création ou de développement de filiales, la couverture de cet espace géostratégique par les entreprises marocaines a été totalement assurée, à l’exception d’un seul pays qui est l’île de Sao Tomé et Principe où aucune filiale marocaine n’a été créé, ce qui révèle des opportunités d’investissement à saisir et des besoins à combler.
De même, malgré les efforts déployés par le Maroc en termes de facilitation des échanges avec les pays de l’Afrique Atlantique, et l’importance des valeurs enregistrées, la crise sanitaire a été révélatrice d’importantes opportunités non encore exploitées, spécialement dans le secteur des médicaments et des dispositifs médicaux ou une forte demande a été constatée.
Par ailleurs, malgré la limite d’absence de données statistiques récentes détaillées sur la structure des investissements marocains réalisés en Afrique Atlantique par année, et la typologie des investisseurs pour chaque investissement réalisé, une recherche détaillée sur les entraves rencontrées par les investisseurs marocains par secteur et par pays, ne pourra être que révélatrice de nouvelles opportunités stratégiques à saisir aussi bien sur le plan micro économique et managérial pour ses entreprises, que macro-économique, et ce pour les acteurs publics, désireux de renforcer le positionnement du Maroc sur cet espace, et par conséquent, générer une nouvelle croissance.
Or, ceci nous pousse à se poser la nouvelle question de recherche suivante : qu’elles sont les entraves rencontrées par les investisseurs marocains sur ses 22 marchés ciblés ?
La réponse à cette question, sera sans doute, un important apport académique, qui définira le nouveau modèle d’internationalisation de ses entreprises sur cet espace, qui sera cadré et promu par une politique publique accompagnatrice, et des choix géostratégiques ciblés, qui ne seront pas dicté et limité seulement par les comportements des entreprises, et leurs besoins d’expansion.
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