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Impact de la relation Banque-Entreprise sur le risque de défaillance

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 19
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 389.65 KB
Extraits et sommaire de ce document
La maîtrise du risque est devenue l'un des axes stratégiques majeurs pour les établissements bancaires vu que ces derniers peuvent subir plusieurs types de risques : risque de marché, risque opérationnel, risque de change…etc. Parmi ces risques on trouve celui de crédit appelé aussi le risque de défaillance ou risque de contrepartie. C’est un risque triple : de dégradation, de défaut et de faillite. Sa gestion repose sur la mise en place d’une procédure d’octroi du crédit dans laquelle intervient l’estimation du risque à travers les méthodes de scoring, de rating ou d’analyse financière ou autres techniques modernes.
L’octroi du crédit aux entreprises peut être une source de conflit entre la banque et ses clients si ces derniers ne respectent pas ses engagements. En effet, L’utilisation des techniques d’évaluation du risque de crédit repose sur la disponibilité de l’information or, l’aléa de moralité et l’anti-sélection représentent les deux problèmes rencontrés par les banques pour évaluer de manière objective le risque client.
Dans ce cadre, Le développement d’une relation bancaire prend une place importante dans la limite du risque du non-remboursement des fonds empruntés à travers la réduction des problèmes d’asymétrie d’information et du rationnement du crédit (Akerlof, 1970 ; Stiglitz et Weiss, 1981), cette relation permet aussi à la firme de bénéficier d’un meilleur soutien de la part de la banque, en cas de difficultés financières (Mayer, 1988 ; Longhofer et Santos, 2000 ; Bodenhorn, 2003).
Pour (Mayer, 1988 ; Longhofer & Santos, 2000 ; Bodenhorn, 2003) à travers la relation bancaire, les entreprises développent une réputation sur le marché de crédit, elles émettent un signal positif à destination des marchés financiers.
L’existence de relations étroites entre l’emprunteur et sa banque semble être le dispositif le plus efficace pour limiter les problèmes de rationnement. Les rés ultats empiriques de Petersen & Rajan (1994) sont particulièrement clairs sur ce point. Selon eux, plusieurs variables permettent de faciliter l’octroi du crédit comme l’âge de l’emprunteur, l’ancienneté des relations bancaires, ainsi que d’autres variables d’ordre financier.
En effet, lorsque l’emprunteur dispose d’une information plus précise sur le projet à financer, la banque ne peut qu’être en position de faiblesse. Cette asymétrie informationnelle des marchés financiers a pris une place importante dans la littérature bancaire, notamment la théorie de l’intermédiation financière, qui a mis en exergue la supériorité informationnelle des banques par rapport aux autres intermédiaires (Benston & Smith, 1976 ; Leland & Pyle, 1977 ; Ramakrishnan & Thakor, 1984 et Diamond, 1991).
La banque peut accumuler un ensemble d’informations à travers la gestion du long terme des comptes des entreprises, ces informations semblent dans l’évolution de leur rentabilité, la trésorerie, les relations de l’entreprise avec ses clients et fournisseurs, cette gestion procure à la banque assez d’informations à moindre coût et permet d’avoir une idée sur l’historique des remboursements ainsi classer et distinguer les entreprises solvables des non solvables.
Au niveau de notre étude, nous nous interrogeons sur le rôle que la relation bancaire peut jouer dans la gestion du risque de défaillance a travers la problématique suivante : Quel est le degré d’impact de la relation Banque-Entreprise sur le risque de crédit.
Pour ce faire, nous exposons, dans un premier temps, les fondements théoriques ainsi que les différentes études empiriques traitant l’impact de cette relation sur le risque de défaut tout en se penchant sur les différents problèmes liés à l’asymétrie informationnelle, et afin de vérifier des variables explicatives de la relation bancaire sur le risque de défaillance, et dans un deuxième temps , nous recourons à un modèle économétrique basé sur le modèle probit pour mesurer l’impact de la relation banque-Entreprise sur le risque de crédit.
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