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L’entreprenariat coopératif au Maroc : Une locomotive de développement socioéconomique
Extraits et sommaire de ce document
Au cours des dernières décennies, les coopératives sont considérées comme l’une des composantes majeures de l’économie sociale et solidaire marocaine. En effet, ce secteur a ouvert des horizons prometteurs ,d’une part , pour la création des projets économiques et sociaux viables dont l’ambition principale est de lutter contre la pauvreté, l’exclusion sociale, et l’intégration des petits producteurs dans le marché et d’autre part, pour l’identification d’opportunités de réponse à des besoins spécifiques d’une population vulnérable non servie par l’économie de marché. En effet, le secteur coopératif contribue de manière efficace à la création de projets générateurs de revenus et de postes d’emplois et participe à la résorption du chômage. Ces initiatives créatives à vocation sociale se sont multipliées ces dernières années au Maroc, grâce au lancement de l’initiative nationale du développement humain. A travers cet article, nous allons tout d’abord présenter le cadre conceptuel tout en définissant la coopérative, ses spécificités, ses valeurs et ses objectifs, en deuxième lieu, on va mettre en exergue l’histoire du secteur coopératif au Maroc ainsi que son rôle dans le développement territorial du pays. En abordant le secteur coopératif en tant que modèle d’entreprise de l’économie sociale et solidaire, cette thématique de recherche aura pour but d’élucider le rôle que revêt le modèle coopératif marocain dans le développement socioéconomique de notre pays. De façon plus précise, nous tenterons de répondre à la question centrale suivante : Comment les coopératives marocaines ont pu prouver leur viabilité au niveau de la participation au développement du tissu socioéconomique national ? […] La finalité ultime de notre recherche est de porter un éclairage sur le secteur coopératif marocain, et de mesurer son impact sur le développement socioéconomique. Malgré le panorama de réalisations positivement apprécié par les acteurs du domaine de l’économie sociale et solidaire et avec les créations successives des coopératives, et la réforme récente de la loi encadrant le tissu coopératif, le secteur souffre encore de différentes lacunes et fait face à plusieurs défis, on cite parmi elles, les défauts de gouvernance causés principalement par le faible niveau de qualification des gérants et des adhérents ce qui met en cause la capacité des coopératives à survivre. Vu l’insuffisance des garanties proposées, l’accès au financement s’impose aussi en tant qu’entrave au développement des coopératives marocaines, aussi un facteur déterminant s’ajoute c’est le développement de l’esprit de l’entreprenariat spécialement social chez les jeunes marocains, et d’après BADDOO et AWUKU (2012): « Presque tout le monde s’accorde à dire que la pensée critique et les compétences analytiques sont essentielles pour bâtir une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux. Or, les écoles n’encouragent pas suffisamment cette forme de pensée et ne permettent pas aux élèves de développer leurs capacités entrepreneuriales ». D’après Adnane Addioui, directeur d’Enactus Maroc et président du centre marocain pour l’innovation et l’entreprenariat social (CISE) « Les marocains portent un intérêt certain pour l’entrepreneuriat social mais tout reste à faire pour développer des mécanismes d’accompagnement ».Dans ce sens ,plusieurs mesures incitatives et accompagnatrices ont été prises en charge par les parties prenantes du domaine pour assurer la pérennité des coopératives marocaines ainsi l’encouragement à la création de nouvelles entreprises coopératives. En définitive, des indicateurs sont impactés par la constatation de ces insuffisances, à savoir, le taux de pénétration démographique ne dépassant pas les 3,1 % de la population active occupée qui reste un très faible pourcentage par rapport au seuil de décollage fixé par l’alliance coopérative internationale. Du côté de la participation au PIB marocain, ce dernier est estimé à 1,5 % ce qui reste insignifiant pour un secteur qui bénéficie d’une aide multiforme de la part des pouvoirs publics, de la société civile et des bailleurs de fonds. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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