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L’entrepreneuriat social, une contribution aux efforts du développement : Cas des projets INDH de la province de Sidi Slimane
Extraits et sommaire de ce document
C’est dans un contexte pareil qu’émerge l’idée d’un entrepreneuriat différent, inspiré de la version classique de l’entrepreneuriat, qui aurait pour objectif non seulement la création de la valeur actionnariale mais une valeur encore plus durable et pérenne, la valeur sociale. A la lisière de la sphère marchande et non marchande, l’entrepreneuriat social a essayé, depuis son émergence, de proposer une nouvelle manière de satisfaire des besoins sociaux délaissés par l’Etat et non solvables sur les marchés. Si la valeur sociale est le but premier de toute initiative entrepreneuriale sociale, il reste que la cible est l’être humain pour qui tout ce processus a été initié. La lutte contre la marginalisation et l’exclusion, la lutte contre la pauvreté et leurs causes, tout cela vise à faire participer l’individu à la vie de la société dans laquelle il évolue. Depuis les premières pratiques européennes dans le domaine social, datant de la fin du 19èmesiècle, jusqu’aux initiatives anglo-saxonnes des années 1980, le champ social a vu beaucoup de développements tant au niveau théorique qu’au niveau pratique. Les différentes formes de l’entrepreneuriat social se sont avérées être un soutien pour les personnes démunies et marginalisées contre les méfaits des crises financières et économiques à répétition. Dans cet article nous nous interrogeons sur plusieurs questions liées à l’entrepreneuriat social et sa contribution aux efforts du développement en prenant comme cadre d’analyse empirique l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). En effet, quelles sont les étapes que prend un projet ou initiative de l’idée initiale à sa concrétisation ? Quelles sont les motivations qui poussent à entreprendre ? Quelles sont les retombées de ces initiatives sur leurs bénéficiaires ? Et enfin, quel rôle joue l’entrepreneuriat social dans l’inclusion des bénéficiaires ? L’article est organisé comme suit. D’abord, nous présentons l’entrepreneuriat social son contexte d’émergence et ses liens avec le développement. Dans un deuxième temps il est question de l’INDH et ses spécificités. Enfin, nous présentons l’étude empirique et ses principaux résultats. […] Tout au long de l’article nous avons essayé de mettre en exergue le lien qui existe entre l’entrepreneuriat social et le développement. Seulement une vision économique, croissance forte, du développement est insuffisante pour résorber des fléaux sociétaux (chômage, exclusion, inégalités, …). Les variables humaine et sociale sont des pierres angulaires de tout développement. L’entrepreneuriat social, en faisant le lien entre ces deux visions, économique et sociale, permet l’amélioration du bien-être des populations cibles. Au Maroc, l’INDH en tant qu’initiative notable de la dernière décennie, a montré, non sans entraves, qu’impliquer les citoyens dans l’élaboration des stratégies de développement territoriales, qui en sont les premiers concernés, ne peut qu’être bénéfiques pour toutes les parties prenantes. Les bénéfices de cette collaboration ne peuvent que constituer un premier pas dans le chemin du développement. L’INDH crée ainsi un cadre qui regroupe des éléments favorables à des initiatives entrepreneuriales à portée sociale. Les résultats de l’analyse de notre étude ont montré que la motivation des porteurs de projets était d’abord économique et financière, celle sociale vient en seconde position. Dit autrement, pour une inclusion des pauvres il faut d’abord leur assurer un revenu décent leur permettant de satisfaire leurs besoins de base. Ceci nous pousse à poser des questions sur la relation entre les deux formes d’inclusion, économique et sociale. A quel moment passe-t-on de la première à la deuxième forme ? À supposer que ces deux formes soient réalisées, pourrait on aspirer à combler d’autres besoins plus complémentaires, psychiques en l’occurrence ? Nous sommes conscients que l’étroitesse de cette étude ne peut en aucun représenter une base solide pour une généralisation de ses résultats au niveau national, ou même au niveau régional ! Ceci dit, elle est une première tentative pour analyser ce phénomène et une base conjecturale à investiguer par de prochaines études, notamment quantitatives. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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