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L’impact de la crise Covid-19 sur les banques participatives au Maroc et les mesures de relance
Extraits et sommaire de ce document
Un demi-siècle plus tard, la finance islamique continue à se développer dans le monde entier et accapare des parts de marchés important, menaçant ainsi la finance conventionnelle qui a révélé des défaillances liées aux problèmes éthiques et moraux(la valeur des instruments dérivés qui ont amplifié la crise aux États-Unis est d’environ 600 milliards de dollars tandis que la production mondiale est de 20 milliards de dollars). Au Maroc, le choix n’était pas assez simple à effectuer. En effet, la création des banques participatives date de l’année 2010, avec l’octroi du premier agrément à Dar Assafaa, filiale spécialisée d’Attijariwafa Bank. En Mars 2020 commence une nouvelle ère marquée par l’apparition d’une crise sanitaire à cause du nouveau virus Covid19. Chose qui a obligé le monde entier au confinement et à l’arrêt total de presque tous les secteurs. Dans ce contexte, nous allons essayer de répondre à la problématique suivante : Est-ce que les banques participatives au Maroc sont restées résilientes pendant la période de la crise sanitaire en 2020 ? Dans notre travail de recherche, nous allons présenter en premier lieu l’histoire de création des banques participatives au Maroc en présentant les principales étapes franchises, ainsi qu’un diagnostic de l’état des lieux de ces banques au Maroc. En deuxième lieu, nous allons procéder à une analyse des différents indicateurs clés de l’activité bancaire participatives, de même que les mesures de relances proposées par les banques et les différents acteurs sur le marché (la banque centrale, la CCG, les IFI). Notre méthodologie de recherche sur une analyse descriptive des différents indicateurs financiers des banques participatives en vue de pouvoir confirmer ou infirmer notre hypothèse de recherche. […] Dans ce travail de recherche, nous avons mis l’accent sur les principaux indicateurs publiés par la banque centrale marocaine. Ainsi, nous avons constaté que ces indicateurs enregistrent une évolution remarquable par rapport à l’année précédente, malgré la crise sanitaire et le contexte difficile. Tout de même, les encours dépôts et la distribution des crédits sont en nette progression par rapport à l’année 2019. Cette situation pousse les banques participatives à développer leur présence dans le territoire marocain en vue de répondre à la demande croissante sur les produits alternatifs, à travers l’ouverture de nouvelles agences tout en accélérant le processus de digitalisation. Parmi les mesures de relance qui ont permis aux banques de faire face à la crise du Covid 19 est le report des échéances des crédits sans pénalités de retard ainsi que la diminution des taux d’intérêts, ce qui a impacté considérablement la rentabilité et les marges bénéficiaires de ces banques. Dans le même contexte, la banque centrale marocaine a joué un rôle déterminant dans la relance de l’économie par le biais des opérations d’injection de liquidité et la décision de diminution du taux directeur (qui a permis la diminution des taux d’intérêts des banques). La crise sanitaire a poussé la CCG aussi, à concevoir des produits de garantie spécifiques aux banques participatives à savoir le Damane Moubachir, le Daman Dayn qui concerne les PME, ainsi que le Fogarime Iskane et le Fogaloge Iskan destinés aux particuliers. De même, Les IFI ont marqué leur présence à travers les aides financières accordées à 27 pays membres de la BID (1,86 milliard USD) et l’assouplissement des règles des réserves (PER et IRR). Ces mesures de relance ont permis aux banques participatives marocaines de rester résilientes et de dépasser une année assez difficile marquée par un contexte de crise sanitaire et de confinement. Dans ce sens, notre recherche s’ouvre à une question de résilience des banques classiques présentes dans le territoire marocain durant la même année. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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