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L’investissement social, l’entrepreneuriat social et la démarche RSE au Maroc : Quels interférences ?
Extraits et sommaire de ce document
En effet, plusieurs programmes sont mis en place afin d’encourager l’éducation entrepreneuriale, à travers notamment la création d’entreprises, et ainsi la création de richesse. Résultat y est, le Maroc présente des indicateurs relatifs à la culture entrepreneuriale et au potentiel entrepreneurial assez élevés. Le niveau d’activité entrepreneuriale est passé de 5,6% en 2016 à 8,8% en 2018 améliorant de manière significative son classement à l’échelle Internationale. Cette dynamique accélérée constitue notamment un facteur d'orientation des entreprises vers une version sociale, dite rapprochée des entreprises internationales. La recherche de la facette sociale amènent ainsi les entreprises vers des investissements voire même dans la recherche des labelles et certification RSE. Au niveau international, c’est la norme ISO 26000 la plus dominante. Au niveau national la mise en place de la RSE se concrétise généralement par l'obtention du label RSE de la CGEM. Actuellement, la vocation sociale est devenue un piler de création des entreprises, dont l’objet lucratif est présent mais peut être limité. A travers ce travail notre problématique se présente ainsi : Quel est le lien éventuel entre l’entrepreneuriat social, l’investissement social et la course vers la démarche de l’obtention des labels RSE au contexte marocain ? Nous allons commencer ce travail par un cadre conceptuel sur l’entreprenariat, puis approcher la dynamique entrepreneuriale au Maroc, en analysant l’intérêt et l’enjeu de cette dernière dans le développement socio-économique national, ainsi que l’impact des investissements sociaux orientés RSE sur une économie inclusive et le concept de la RSE. Nous nous pencherons également sur les démarches de labellisation RSE et leurs impacts sur l’entrepreneuriat social tout en présentant les intérêts et enjeux. La fin de ce travail présentera l’interaction entre les deux volets étudiés. […] Actuellement, les initiatives sociales se multiplient à travers l’innovation sociale, la RSE, l’investissement social et l’entrepreneuriat social. Peu soulevé par des études empiriques, en tentant de soutenir cette forme d’entrepreneuriat social, dont la mission sociale se réalise à travers des activités économiques ou encore sous forme d’entreprise gouvernée de façon collective (Brouard,2010). Cette réflexion, craigne pour l’entrepreneur social de se faire récupérer par le capitalisme, soumit à la profitabilité du secteur de la finance. Il a peur de voir sa mission sociale soumise aux impératifs économiques, ou encore, il craigne d’être liée au milieu coopératif en reflétant une image d’un acteur économique inefficace et moins rentable. Pour clôturer ce travail, nous avons tenté d’apporter un certain éclairage sur l’investissement social et l’entrepreneur social et ses liens avec la course vers l’obtention des labels RSE. Certainement ce texte ne répond pas à toutes les questions relatives à ce paradoxe, en soulevant ainsi de nouvelles avenues de recherche. Les phénomènes de la RSE et l’entrepreneuriat social sont en mouvance continue et contribue au déplacement des frontières entre les différents acteurs (Genard, 2003). En effet, le volet social de la RSE ne représente qu’une autre vision imposer par la société civile, permettant à l’entreprise de préserver sa pérennité et de participer à la course du développement durable. Ainsi que la concrétisation de ses efforts par la recherche de cette image véhiculée à travers les labels et certificats. Il y a certainement là, toute la matière à explorer davantage et le débat soulève des questions loin d’être clos. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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