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La titrisation, un mécanisme innovant de diversification des sources de financement
Extraits et sommaire de ce document
Avec l’avènement de la pandémie du Covid 19, l’économie mondiale est en train de se déstabiliser. Entre peur et incertitude sur les marchés financiers, besoin de liquidité flagrant, enjeu de solvabilité des agents économiques, absence de solidarité internationale et mauvaise gestion du risque de crédit. Les répercussions de cette crise sanitaire s’aggravent de plus en plus, et engendrent par conséquent des pressions considérables sur le système économique à un horizon plus large ; ce qui contribue à durcir les conditions d’accès au financement. D’ailleurs afin de pouvoir financer ses activités, l’entreprise peut obtenir des fonds de plusieurs façons, soit emprunter de l’argent à des banques ou à d’autres prêteurs, soit solliciter les moyens financiers de leurs propriétaires, soit faire un appel public à l’épargne (K.Benyetho,2020). A côté de ces sources de financement classiques, la titrisation offre une solution de financement immédiate pour répondre à la demande des acteurs économiques, sans passer par l’intermédiation bancaire. C’est une source de financement moins coûteuse pour les actionnaires que le financement par dettes (C.James, 1988). Elle constitue donc une alternative à l’endettement qui permet une répartition des risques sur les marchés financiers. En continent européen, l’encours des titres de créance émis par les véhicules financiers effectuant des opérations de titrisation (VFT) de la zone euro a atteint 1 607 milliards d'euros au deuxième trimestre 2021, comparé à 1 406 milliards2 au quatrième trimestre 2017. Ainsi, selon les statistiques de l’AMMC3 , le total actif des fonds de placement collectifs en titrisation à fin 2020 s’élève à 9,91 milliards de dirhams contre 7,83 milliards de dirhams en 2018. Dans ce cadre, la titrisation s’avère un essor indéniable pour un financement plus moderne de l’économie marocaine, un support d’investissement attractif pour les investisseurs, et une prémisse de dynamisation de la sphère aussi bien économique que boursière notamment dans l’état de crise actuelle. Tout au long du présent article, nous répondrons à la problématique suivante : La titrisation s’avère-t-elle une solution de financement innovante et alternative par rapport à la dette obligataire ? Autrement dit, nous cherchons à l’aide d’une analyse financière, juridique et économique à définir les facteurs d’arbitrage pour qu’une entreprise marocaine privilège le choix de la titrisation au détriment de la dette obligataire. Ceci nous conduit à formuler les hypothèses suivantes : Hypothèse 1 : la titrisation est une solution de financement alternative à la dette obligataire. Hypothèse 2 : la titrisation n’est pas une solution de financement alternative à la dette obligataire. Pour mieux cerner le sujet, nous allons suivre une méthodologie qui traite notre thématique selon trois sections principales : Nous exposerons, dans un premier lieu, le mécanisme de fonctionnement de la titrisation, son historique d’apparition dans un contexte de crise financière révélant de nombreux conflits d’intérêts. Dans la deuxième section, nous présenterons le cadre juridique, économique et légal du marché de la titrisation au Maroc En outre, la troisième section exposera une analyse comparative descriptive de deux solutions de financement déployées par la cible de notre étude (groupe x) entre 2019 et 2020 ; soit la dette obligataire et la titrisation des actifs immobiliers Enfin, nous présentons un éclairage, encore partiel, de la titrisation comme un montage sécurisé de développement des entreprises, un dispositif emblématique de la gestion du bilan et un fondement de libéralisation du marché financier ; contrairement à la perception négative héritée de la crise des subprimes. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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