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Le risque de crédit au sein des banques participatives, entre approche théorique et réalités empiriques
Extraits et sommaire de ce document
Cela a entrainé une concurrence de plus en plus sévère, risquant de donner lieu à des politiques d’expansion peu soucieuses de l’évolution de la rentabilité des établissements à moyen et long terme. Dans ce contexte, nous traitons dans cet article la problématique suivante : Quels sont les constituants du risque crédit déployés par les banques participatives au Maroc ? A noter que nous appuyons cette problématique par une investigation empirique de type quantitatif afin de vérifier dans la démarche déductive en apportant des éléments de réponse aux questionnements suivant : Comment les entreprises se financent elles par les banques participatives ? Quels sont les critères de choix pour l’octroi des crédits ? Quel est le processus à suivre pour évaluer le risque crédit ? Le processus méthodologique de cet article se compose de trois axes. Dans un premier temps, nous présenterons le contexte d’exercice et de fonctionnement des banques participatives ; dans une seconde étapes l’approche méthodologique mobilisée lors de l’enquête quantitative et en dernier lieu les résultats escomptés et concordance des concepts théoriques avec la réalité empirique en matière de risque crédit. […] La libéralisation apportée au début des années 1990 s’est traduite progressivement par une concurrence entre les acteurs du paysage financier. Cette situation se traduit essentiellement par les conditions bancaires (notamment les taux d’intérêt appliqué) ce qui implique une diminution des marges. D’autant plus qu’en cas de forte compétition, l’augmentation rapide des engagements entre en concurrence avec la qualité des crédits. Aussi, les défis majeurs que les banques participatives commerciales sont-elles à relever dans leur activité de crédit peuvent être résumes en : la pertinence de la stratégie de réorganisation, l’excellence commerciale et la maitrise des frais généraux. Le pilotage de ces trois leviers, parfois difficiles à concilier, revient à faire plus de résultat brut d’exploitation « sain » au travers d’une meilleure sélection et gestion du crédit. Soumises à des impératifs de rentabilité, les banques participatives doivent gérer le risque crédit. Tout dérapage à ce niveau se traduirait par une conséquence directe sur le résultat d’exploitation. L’activité bancaire (comme celle de toute autre entreprise) consiste, ainsi, à concilier entre deux objectifs contradictoires : développer le volume d’activité et conserver un niveau de risque acceptable. Précisons à ce niveau que les crédits aux particuliers ne font pas l’objet du présent article car ils sont soumis à une logique relativement différente et sont de plus en plus filialisés par les banques participatives marocaines. L’accroissement de la rentabilité exige une meilleure maitrise des risques. Dans la perspective de cet article, nous plaçons la question suivante : Comment, alors, concilier entre, d’une part, exigences commerciales et de rentabilité et, d’autre part, sélectivité dans le placement du crédit et rigueur dans sa gestion ? Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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