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Positionnement international du Maroc en matière d’innovation : Eclairages et tendances
Extraits et sommaire de ce document
L’innovation n’est plus un phénomène qui intéresse uniquement les pays développés mais concerne aussi les pays émergents et les pays en voie de développement. Le Maroc à l’instar des pays comme l’Inde ou le brésil ainsi que d’autres pays déploie des efforts colossaux en vue de créer des produits et des services innovants de très fortes valeurs ajoutés. Dans cette course effrénée à l’innovation entre pays, le Maroc doit se positionner à l’échelle régionale et internationale pour trouver sa place parmi les différents pays du monde. Au niveau mondial, l’évaluation de la performance de chaque pays en matière d’innovation est établie par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) qui publie chaque année, en partenariat avec l’Université Cornell et l’Institut européen d’administration des affaires (INSEAD), un rapport sur la situation des systèmes nationaux d’innovation de chaque pays en se basant sur une batterie d’indicateurs. A partir d’indice reconnu internationalement ces organismes procèdent à une classification des pays en fonction de leurs performances dans le domaine d’innovation. L’objectif de ce papier est de proposer un éclairage sur les avancées réalisées par le Maroc en matière d’innovation. Il tente d’informer sur les mesures prises par les pouvoirs publiques pour l’amélioration du positionnement du Maroc en matière d’innovation à l’échelle régionale et internationale. Ceci passe par l’exploration de deux sortes de questionnements : Quelle place occupe le Maroc à l’échelle régionale et internationale en matière d’innovation ? Comment pourra-il l’améliorer ? Pour répondre à ces interrogations, je vais mener d’abord une recension des principaux courants ayant analysés les concepts de l’innovation et du système national d’innovation, cette revue de littérature bien qu’elle soit exhaustive permet de positionner ma recherche, (Section 1) ensuite, je continuerais ma démarche par un diagnostic des différentes mesures et stratégies des pouvoirs publiques en faveur de la promotion de l’innovation au Maroc (Section 2). Enfin, je signalerais l’impact des différentes mesures et stratégies adoptées sur la performance de notre système national d’innovation (Section 3). […] J’ai essayé dans cette contribution de proposer un éclairage sur le positionnement du Maroc en matière d’innovation au niveau régional et international. J’ai tenté d’informer le public intéressé sur les différentes mesures prises par les pouvoirs pour l’amélioration du positionnement du Maroc à l’échelle régional et international. Actuellement, le Maroc n’occupe pas une place de premier plan en matière d’innovation dans l’échiquier mondial. L’évaluation des réalisations de l’initiative Maroc Innovation lancé par les pouvoirs publiques depuis l’année 200913 en vue d’améliorer la performance de notre système d’innovation a donné des résultats mitigés à plusieurs niveaux : Si le Maroc a procédé à la création de plusieurs institutions et possède un cadre légal solide pour perfectionner la gouvernance de son système d’innovation le manque de coordination entre les différents éléments qui composent son système d’innovation pose problème. Au niveau des infrastructures si elles existent et les compétences sont bien présentes, notre écosystème de l’innovation doit encore progresser pour mettre en relation l’ensemble des parties prenantes qu’il s’agit d’entreprises, de porteurs de projet, d’universités, centres de recherche, laboratoires, investisseurs, administratives, organismes publics et sociétés civile notamment. Concernant le financement de l’innovation les dépenses consacrées à la recherche-développement ne dépassent pas 0,8% du PIB ce pourcentage est relativement faible par rapport aux dépenses consacrées à la recherche au niveau international. Quant à la contribution du secteur privé au processus de financement de l’innovation, elle reste très limitée. S’agissant de la mobilisation des talents et la propension à breveter, les résultats sont encore moins probants surtout au niveau de la collaboration universités-entreprises. Les pouvoirs publics doivent fournir beaucoup d’efforts pour mettre en relation le Monde universitaire et le monde de l’entreprise. De même les objectifs ambitieux de dépôts de 1000 brevets marocains et la création de 200 start-ups innovantes chaque année n’ont pas été atteints. En effet, le nombre total de dépôts de brevets d’origines marocains n’a pas dépassé 663 brevets durant la période 2009-2014 et le nombre total de création de start-ups innovantes a atteint 140 durant la même période. D’après ce qui précède, on peut prévoir que notre système d’innovation continuera de perdre des places dans le classement général en matière d’innovation au niveau international si les pouvoirs publics n’interviennent pas pour corriger ses carences et ses dysfonctionnements. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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