|
|
|
||||
Espace MembresEspace DocumentsMawarid TV |
Système financier marocain et inclusion financière : Analyse et recommandations
Extraits et sommaire de ce document
Depuis près d’une décennie, les autorités marocaines, ont inscrit l’inclusion financière parmi leurs actions prioritaires. Soucieux de réduire les inégalités sociales et économiques et de promouvoir le rôle de toutes les franges de la population dans l’économie de pays (Demirguc-Kunt, et al., 2018). Les possibilités d'élargir l'inclusion financière dans les pays de la région sont donc importantes, en particulier chez les jeunes et les pauvres. L’inclusion financière, c’est-à-dire la possibilité pour tous les agents économiques ont accès à des services financiers formels et peuvent utiliser ces services de manière efficace, est devenue une priorité importante de la politique publique à la suite de la récente crise financière mondiale. Au lendemain de celle-ci, les dirigeants des institutions financières internationales ont reconnu les objectifs politiques que constitue le renforcement de l'inclusion financière. Globalement, l’absence d’accès d’un grand nombre d’adultes, en âge de travailler, au secteur financier formel est une véritable préoccupation politique mondiale. Par exemple, selon la base de données Global Findex (2017) (Demirguc-Kunt, et al., 2018), 515 millions d’adultes dans le monde ont ouvert un compte auprès d’une institution financière ou via un prestataire de services bancaires par téléphonie mobile entre 2014 et 2017. Dans les économies à revenu élevé, 94 % des adultes détiennent un compte, contre 63 % dans les économies en développement1. Au cours des dernières décennies, les banques centrales des pays développés ont pris des initiatives conjointement avec des agences multilatérales telles que le FMI, le G20 et l'Alliance pour l'inclusion financière (AFI) en vue de renforcer le programme bancaire inclusif. Des études récentes montrent qu’un meilleur accès au système financier présente des avantages à la fois sociaux et économiques (Wurgler, 2000 ; Demirgüç-Kunt et al., 2008; Burgess et Pande, 2005 ; Banerjee et al., 2013 pour l’Inde ; Bruhn et Love, 2009 et Bruhn et Love, 2014 pour le Mexique, Karlan et Zinman, 2010 pour l’Afrique du Sud ; Dupas et Robinson, 2009 pour le Kenya. Selon la Banque mondiale (2018), l'inclusion financière est un facteur clé dans la réduction de la pauvreté et le renforcement de la prospérité. En conséquence, l’inclusion financière devrait contribuer à réduire la pauvreté, puis l’inégalité des revenus. Partant de là, la question qui peut être posée est la suivante : Dans quelle mesure l’inclusion financière peut-elle constituer un vecteur de développement du secteur financier marocain? D’une part l’objectif de notre article est de décortiquer et d’analyser le développement du secteur financier marocain et, d’autre part, analyser l’ampleur de la stratégie de l’inclusion financière. Dans un premier lieu nous allons proposer une description du système financier marocain en analysant ses forces et ses faiblesses, puis, dans un deuxième lieu, présenter l’inclusion financière, son évolution, ses indicateurs ainsi que ses obstacles. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
|
|||