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Contribution à l’élaboration d’une grille d’indicateurs pour le développement d’un tourisme durable local : Cas de l’hôtellerie à Tanger

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 21
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 672.85 KB
Extraits et sommaire de ce document
La part annuelle du tourisme international dans le P.I.B. mondial se situe entre 12 et 15% sur les dix dernières années alors que ce secteur représente à lui seul le tiers du commerce mondial. L’Organisation Mondiale du Tourisme (O.M.T.) table sur des prévisions de l’ordre de 1,6 milliards de touristes internationaux à l’horizon 2020 drainant des flux financiers de l’ordre de 2000 milliards de dollars U.S.
Le bassin méditerranéen s’accapare à lui seul 30% du tourisme récepteur mondial (O.M.T., 2014). En 2020, l’O.M.T. prévoit des arrivées de l’ordre de 500 millions de touristes internationaux pour les pays riverains de la méditerranée.
Dans les années 60, le tourisme est ainsi apparu comme une « panacée » permettant aux pays en voie de développement (P.V.D.) de se procurer les ressources nécessaires pour se frayer une voie vers le développement et mettre en valeur les atouts territoriaux.
Très vite, les espoirs furent déçus et l’enchantement initial y compris celui des institutions internationales s’estompa au profit d’une inquiétude au vu des études portant sur les destinations touristiques : les activités économiques (dont le tourisme) pouvaient altérer de façon irréversible certaines destinations au point de contribuer à leur appauvrissement (pollution, dégradation des moeurs…).
En introduisant le territoire dans l’équation du développement plusieurs éminents chercheurs (Robert Solow, Robert Lucas, Paul Romer, Alfred Marshall…) parlaient de développement endogène, de développement local, de développement décentralisé, de théorie des districts industriels… pour finalement aboutir au développement durable.
Désormais, le développement territorial se devait d’être autocentré c’est-à-dire qu’il ne visait plus l’insertion du territoire dans une économie internationale de type libérale mais devait visait à assurer le bien être minimal des populations du territoire (DISSART, 2008) d’abord avec une prise en compte de plusieurs paramètres de nature autre qu’économiques (socioculturels, écologiques…).
[…]
Or, s’en tenir aux seuls « indicateurs – phares » du développement durable (recommandés par les instances internationales et tenus par l’observatoire de l’environnement) qui se distinguent par leur commodité, généralité rend subjective toute approche d’analyse ou d’évaluation de la situation locale ou professionnelle (CHEGGOUR, 2011), les chiffres moyens avancé frôlant le burlesque tant les industries les plus polluantes sont accolées au moins polluantes.
L’objectif général de la présente recherche est donc de fournir aux décideurs et responsables du secteur des outils de mesure et d’analyse adéquats pour accompagner la planification et assurer le développement du secteur touristique professionnel local, Tanger en l’occurrence.
Pour ce qui relève des objectifs théoriques, la présente recherche contribue à une meilleure appréhension des outils d’évaluation de la durabilité en proposant un modèle sectoriel professionnel de grille combinant l’ensemble des travaux opérés jusqu’alors et l’avis des experts. Notre recherche vise à intégrer la contextualité territoriale et sectorielle aux diverses approches de durabilité et modèles de compétitivité en marketing territorial.
Eu égard aux objectifs managériaux du présent travail de recherche, les responsables et les dirigeants locaux auront à leur disponibilité un outil décisionnel opérationnel pratique permettant d’évaluer la situation de la durabilité hôtelière locale. A tout moment, les responsables seront plus enclins à situer les points forts et faibles de la situation hôtelière à l’échelle territoriale locale.
Pour ce qui relève de la question de recherche principale et les questions dérivées, il s’agissait de s’interroger comment peut on concilier rationnellement à l’échelle locale via des indicateurs appropriés deux approches qui peuvent sembler aux antipodes l’une de l’autre: celle du tourisme durable qui recouvre de larges ramifications intégrant les approches du développement durable et celle du marketing territorial.
Concept récent, faisant l’objet d’approches très divergentes, qui vise avant tout le positionnement d’un territoire (en l’occurrence le territoire urbain tangérois) en vue de susciter une attractivité touristique harmonieusement profitable à l’ensemble des acteurs : les locaux, les visiteurs, les investisseurs… la conception d’une grille d’indicateurs opérationnels permettrait d’opérer nombre d’approches : comparatives, évolutives…
Des questions dérivées découlent de cette question centrale : Comment intégrer les trois grands axes du développement durable dans une démarche stratégique en marketing territorial urbain visant le tourisme ? Comment dépasser le cadre généraliste des approches développées jusqu’à ce jour pour rendre compte des spécificités professionnelles locales en adaptant les grands lignes préconisées par les institutions internationales à la réalité hôtelière tangéroise ? Existe-t-il des préalables qui garantiraient la réussite d’une telle démarche ? Quels sont les variables les plus pertinentes à suivre eu égard au marketing territorial et au tourisme durable ? Comment les repérer et les adapter à la réalité hôtelière locale ? Quelle procédure utiliser pour les transcrire en indicateurs commodes d’utilisation ? Quelle typologie fonctionnelle peut-on appliquer à ces indicateurs ? Quelles sont les caractéristiques imputables à ces indicateurs ?
De nombreux spécialistes toutes disciplines confondues (BATCHOLD, 2013) soulignent bien que le marketing territorial et la durabilité sont indissociables (O.M.T., 2006). Bien que le Maroc ait ratifié l’ensemble des accords et conventions internationaux en rapport avec l’environnement, il ne demeure pas moins que son approche empirique relève d’une politique de sauvegarde environnementale plutôt que celle du développement durable (stratégie nationale pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, l’agenda 21 des villes, le plan de développement économique et social…).
Une avancée tangible a été opérée avec la création de l’observatoire national de l’environnement toutefois, son approche reste encore généraliste et non orientée du local vers le global (GOURIJA, 2007) et demeure non orientée dans une optique sectorielle et professionnelle.
Le concept de tourisme durable découle de celui du développement durable : si ce dernier s’acharne à focaliser son langage sur l’activité économique en général ; le tourisme en constitue l’une des composantes. Ainsi le tourisme durable peut être assimilé au développement touristique qui intègre les concepts de durabilité et de pérennité des ressources eu égard aux trois champs : économiques, socioculturel, environnemental.
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