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Déterminants de résilience et de survie des coopératives : Une étude exploratoire des coopératives agricoles de la région du Sous-Massa au Maroc
Extraits et sommaire de ce document
La nouvelle stratégie agricole du pays, le plan Maroc Vert (PMV), réaffirme l’importance stratégique de l’agriculture pour le développement économique et social du pays. Le plan Maroc vert initie une nouvelle dynamique d’engagement et d’action, particulièrement tournée vers les acteurs et les opérateurs du secteur ce qui suppose la professionnalisation des filières de production en vue de leur restructuration. La coopérative agricole ou l’organisation professionnelle agricole (OPA) s’est fortement reconsidérée comme étant un des préalables clés à la réalisation et l’atteinte des objectifs affichés du PMV. Selon la loi 112-12 relative aux coopératives « La coopérative est un groupement de personnes physiques et /ou morales, qui conviennent de se réunir pour créer une entreprise, leur permettant la satisfaction de leurs besoins économiques et sociaux », donc il s’agit d’une simple modalité juridique d’organisation. Le secteur coopératif a connu, une évolution de l’effectif des coopératives d’un taux de plus de 456, 93% entre 2005 et 20192 . Au 31 décembre 2019, le tissu coopératif marocain compte plus de 27262 coopératives et unions des coopératives (statistiques ODCO 2020), ces coopératives sont réparties en une vingtaine de secteurs et en une centaine de branche d’activité. Ce tissu coopératif se caractérise par la prépondérance du secteur agricole3. Ces évolutions sont le résultat des programmes fournis par l'État pour dynamiser l'économie nationale en général et l'économie coopérative en particulier à travers la mise en oeuvre du programme de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH) en 2005 et du Plan Maroc vert en 2008 et la promulgation de la loi n ° 112 en 2014 (AHROUCH,2010). Aussi ces mécanismes mis en place par le gouvernement ne permettent pas de garantir que les coopératives crées soient formées avec des objectifs communs réels autres que l’accès aux incitations gouvernementales. « Ce phénomène a donné naissance d’un grand nombre de coopératives moins résilientes, non opérationnelles, et dont la capacité à survivre et à réussir est beaucoup faible et qui ne sont probablement que des instruments pour que ces coopératives cherchent à bénéficier des avantages privés » (ZAHOUR&RACHIDI,2020, page :160). La région du Souss Massa réalise une part importante du PIB national, cette région bénéficie d’atouts économiques importants et diversifiés, surtout dans le domaine de l’agriculture. Aussi sur le plan agricole, la région de Souss-Massa dispose d’une vaste superficie irriguée de l’ordre de 190.000 ha au sein de la quelle prédominent les cultures maraîchères et l’horticulture; « A l’échelle nationale, la région Souss Massa est classée comme étant la première région primeuriste et agrumicole avec une exportation agricole de 44% du royaume, une production de 21% et des exportations de maraichères représentant 80% des exportations nationales. Quant aux agrumes, la production régionale représente 48% de la production du Maroc et ses exportations 62% du total des exportations du pays » (ABRAOUZ,2018, page :99). Donc le secteur de l’agriculture constitue la pierre angulaire de l’activité économique de la région du Souss Massa, cette dernière s’accapare le plus grand effectif des coopératives agricoles ; Certes, avec la création de ce grand nombre des coopératives, et vu la contribution importante de ces coopératives dans la création de la richesse dans notre économie, et les difficultés qui menacent la survie desdites coopératives, l’étude des facteurs de résilience et de survie de ces coopératives agricoles demeure de plus en plus importante. Durant l’existence des organisations, la survie est l’indicateur nécessaire pour permettre les phases suivantes de développement à savoir le succès. Tammàssy (2006), signale que le critère minimum de succès que l’entreprise peut réaliser est sa survie autrement dit la première étape fondamentale dans l’accès au sucées est la survie. Il s’avère donc judicieux de considérer la survie comme l’élément qui initie le processus conduisant l’organisation à son succès. Nous défendons dans ce travail l’idée que l’entreprise qui ne survit pas ne peut pas avoir la résilience ou obtenir le succès, et ce, conformément à la lignée des auteurs comme LUSSIER (1995), LUSSIER et PFEIFER (2000), LITTUNEN et al (1998) ou encore TAMASSY (2006). le concept de de survie apparait donc un élément nécessaire pour avoir la résilience ou obtenir le succès. D’après ce qui précède, il s’avère que les deux concepts de succès et de survie sont de plus en plus très liées et très proches. Notre problématique s’articule sur une principale question à savoir : quels sont les déterminants de la survie des coopératives agricoles dans la région du sous massa ? Pour répondre à cette problématique et en se référant à la littérature, nous allons commencer dans un premier temps à survoler le cadre conceptuel et théorique de notre objet de recherche, et dans un deuxième temps nous allons mettre en exergue notre modèle d’analyse et notre étude exploratoire qualitative sur les déterminants de la résilience /survie pour le cas des coopératives agricoles du secteur des agrumes et maraîchage dans la région du sous massa. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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