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Evaluation du capital immatériel des entreprises marocaines cotées : Etat des lieux et implications comptables et managériales
Extraits et sommaire de ce document
A cet effet, « Les connaissances incorporées dans les actifs immatériels (notamment le capital humain, la R-D, les brevets, les logiciels et les structures organisationnelles) sont de plus en plus cruciales pour la performance économique et pour la croissance des entreprises et des pays » (OCDE, 2006).La profitabilité des entreprises dépend alors que jamais des actifs intangibles qu’aux actifs corporels et financiers. Les paradigmes comptables ne reconnaissent, à des degrés différents, que quelques éléments de l’actif immatériel et les états de synthèse ne retracent plus qu’une partie de la valeur réelle de l’entreprise. Pourtant, le marché financier continue intuitivement de valoriser l’immatériel et permet de conclure l’existence d’une déconnexion remarquable entre la valeur comptable et la valeur marchande des actions (Sveiby 1997,Juergen H. 2003). Dans ce sens, les bénéfices excessifs, les positions concurrentielles dominantes et parfois les monopoles sont atteints par la qualité et l’importance des intangibles. Nonobstant sa grande utilité, l’évaluation de l’actif immatériel s’impose comme étant un défi majeur pour les managers, les comptables, les analystes financiers, les investisseurs, l’Etat et tous les acteurs externes comme les créanciers, les clients et les actionnaires afin que ceux-ci puissent évaluer la qualité de la gestion d'une entreprise et s'assurer qu'elle est un fournisseur fiable ou un client digne de confiance (JALLOULI 2008).Dans ce sens, les chercheurs et les praticiens ont développé des indicateurs et des modèles permettant d’identifier et de mesurer le capital immatériel. Au Maroc, le Code Général de la Normalisation Comptable, ne reconnait que certains éléments incorporels de l’actif immatériel .Par conséquent, l’information comptable communiquée par les états de synthèse est défaillante et ne répond pas aux attentes des investisseurs. De sa part, le marché financier marocain (La Bourse des Valeurs de Casablanca (BVC)) ne cesse pas de refléter la valeur immatérielle non comptabilisée. […] La valeur prend sans cesse la forme immatérielle dans les économies et au sein des entreprises. Par ailleurs, le concept du capital immatériel demeure ambigu et sa définition et ses composantes ne font pas objet d’unanimité. Son importance accrue dans la création de la valeur a poussé les praticiens et les théoriciens à développer des modèles dont l’objectif est de mesurer, évaluer et valoriser l’investissement immatériel. La diversité des disciplines, des intervenants (managers, financiers, académiques) a abouti à une panoplie de méthodes à des traits divergentes dont on trouve Le Price to Book Ratio. L’application de cette méthode sur les sociétés cotées en bourse des valeurs de Casablanca nous a permis de conclure ce qui suit : • Les sociétés marocaines disposent d’un actif immatériel et il est considéré comme un levier de création de valeur. L’intensité de cet actif dépend du secteur d’activité comme de la société elle-même. • Les managers des sociétés marocaines doivent mettre en place des systèmes de management permettant de mesurer les actifs immatériels pour une gestion plus rentable et efficace de cette catégorie d’investissement. • Le système comptable marocain est censé faire un pas en avant à l’instar des normes IAS/IFRS et reconnaitre d’autres composantes des intangibles. De plus, le législateur, et pour l’intérêt commun, est appelé à exiger aux entreprises marocaines une communication financière et extra-financière au sujet de l’immatériel afin d’éviter toute asymétrie d’information entre les dirigeants et les parties prenantes de l’entreprise. Cette étude a permis de conclure que les entreprises marocaines investissent dans l’immatériel, comme elle a identifié les secteurs qui sont dotés de plus d’actifs intangibles. De futures recherches peuvent compléter l’aboutissement de cet article en se focalisant sur les questions suivantes : Quelle est la nature de cet investissement immatériel ? Quel est sa part par rapport aux investissements corporels ? Comment est-il financé ? Comment est-il évalué, mesuré, valorisé et géré ? Et quel impact de cet investissement sur la rentabilité financière et économique des entreprises. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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