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Intégration du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales : Cas du secteur de l’automobile
Extraits et sommaire de ce document
Dans ce sillage, et à partir des années 2000, le Maroc a implanté plusieurs programmes et stratégies afin de s’intégrer dans les CVM. Ceci a démarré d’abord avec le lancement du Pacte National d’Emergence Industrielle (PNEI) en 2005 ayant pour objectif le développement et l’émergence des «Métiers Mondiaux » pour lesquels le Maroc présente un avantage compétitif, suivi du lancement en 2014 du Plan d’Accélération Industrielle (PAI). Considéré comme le secteur clé des métiers mondiaux, le secteur de l’automobile renforce la position du Maroc et lui offre l’opportunité de saisir ses avantages géographiques, et l’apport de ses réformes industrielles, ainsi que d’améliorer son attractivité. Il s’est alors lancé comme pays d’accueil pour les grands constructeurs et équipementiers automobiles internationaux. Sur la base de tout ce qui précède, une problématique centrale nous interpelle : Quel est le positionnement du Maroc dans la chaîne de valeur mondiale automobile ? Pour répondre à notre problématique, nous commençons par une présentation de la CVM de l’industrie automobile et ses spécificités. Nous entamons ensuite le cas marocain par une brève synthèse des travaux réalisés en la matière, pour ensuite dévoiler le rôle des responsables marocains dans la promotion de l’industrie automobile ainsi que les facteurs clés de l’attractivité du Maroc pour ce secteur. Nous traitons également les performances réalisées par le secteur, dans l’objectif de définir le positionnement du Maroc dans la CVM. Finalement nous relevons quelques défis à une meilleure intégration locale du secteur de l’automobile. […] Le Maroc a réalisé un saut remarquable dans la chaîne de valeur mondiale automobile pour se positionner parmi les destinations les plus privilégiées pour les firmes donneurs d’ordre et les sous-traitants en passant d’un taux d’intégration de 16 % en 2007 à 50..5 % en 2019, et d’un chiffre d’affaires à l’export de 12.74 milliards de DH en 2007 à 72.3 milliards de DH en 2018. Certes, l’intégration aux CVM a permis au Maroc de moderniser son industrie, de diversifier son tissu manufacturier et de réaliser plus ou moins une montée en gamme au niveau du secteur. Cependant, il se limite à se spécialiser dans des segments d’une faible valeur ajoutée et avec des tâches moins complexes. Par conséquent son avantage compétitif peut devenir éphémère. Il faut bien comprendre que le Maroc reste actuellement un pays de sous-traitance, dans la mesure où l’on ne dispose toujours pas d’un véhicule 100 % marocain. D’où le rôle des politiques publiques qui consiste en la création des effets de synergie entre les différentes industries afin de tirer profit des bonnes pratiques de certains secteurs comme celui de l’aéronautique. A nos yeux, la principale limite à cet article est que les performances réalisées dans le secteur automobile concernent la période d’avant crise Coronavirus, qui envahit le globe. Le nouveau contexte peut compromettre tous les indicateurs de la filière. En effet, au moment de la rédaction de cet article la quasi-totalité des usines sont à l’arrêt depuis le confinement qui se poursuit encore ; Les conséquences seront lourdes en termes de production, de commandes, de recettes d’exportation, de préservation d’emplois, de ruptures d’approvisionnement… Cette nouvelle donne peut constituer un futur point de recherche afin de cerner les répercussions de la crise du Coronavirus sur le secteur automobile au Maroc. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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