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Irrégularités sur le marché financier marocain : Cas de l’effet Momentum
Extraits et sommaire de ce document
Les recherches dans ce contexte ont essayé depuis la fin des années 70 de confronter cette hypothèse à la réalité des marchés en mettant en évidence à travers différents outils économétriques des irrégularités concernant la dynamique des prix côtés. Ces irrégularités sont désignées par l’expression « anomalies des marchés ». L’effet momentum (accélération de la tendance du cours ou du volume d’un titre) constitue l’une de ces anomalies qui ont fait l’objet d’études empiriques sur plusieurs places financières dans le monde développé. A l’égard des autres anomalies, l’effet momentum contredit la validité de l’hypothèse des marchés efficients. L’objet de notre étude est de tester empiriquement cette anomalie sur le marché marocain. Le présent travail sera réparti en trois sections, dans la première section nous présenterons une revue de la littérature sur l’efficience des marchés financiers et les anomalies des marchés. La méthodologie adoptée pour mener cette étude fera l’objet de la deuxième section avant de pouvoir présenter les résultats dans la dernière section. […] Le marché financier marocain a connu plusieurs mouvements de réforme depuis les années 1990. Cependant, les études qui ont testé l’efficience informationnelle de ce marché montrent que la place financière de Casablanca n’a pas encore atteint le stade de maturité. La présente étude avait comme objectif, la vérification de l’effet momentum sur ce marché. Les résultats obtenus constituent de faibles preuves d’existence de cette anomalie. Si on veut obtenir une réponse pertinente à la question d’efficience sur la bases de ces résultats, il serait plus logique d’un point de vue méthodologique de tester d’autres phénomènes observés sur les marchés financiers, des phénomènes qui peuvent contredire aussi bien l’efficience des marchés au sens de Fama, que la validité du paradigme financière néoclassique qui s’appuie sur la rationalité des investisseurs supposés aptes à construire leurs anticipations conformément aux prédictions de la théorie financière. Cette hypothèse de rationalité fondamentaliste, est aujourd’hui le coeur du débat entre partisans de l’efficience informationnelle et adeptes de la théorie financière comportementale qui stipule, d’une part l’incapacité de la rationalité fondamentaliste de la finance moderne à expliquer les anomalies des marchés financiers, et d’autre par le rejet du paradigme dominant de l’hypothèse de l’objectivité de la valeur. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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