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L’impact des événements successoraux sur la performance financière des entreprises familiales cotées dans le monde arabe

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 20
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 523.44 KB
Extraits et sommaire de ce document
Les recherches empiriques sur la performance des entreprises familiales se sont multipliées au cours des dernières années (Miroshnychenko et al., 2020 ; Villalonga et Amit 2020). Dans ce cadre, la plupart des travaux empiriques ont été consacrés à des entreprises de tailles relativement importantes aux États-Unis (Anderson et Reeb, 2003 ; Villalonga et Amit, 2006 ; Berrone et al., 2020), et ont donné des résultats contradictoires concernant la relation entre la participation des familles dans le management, les événements successoraux, et la performance des entreprises.
Cette littérature, dans l'ensemble, présente deux inconvénients majeurs : l'ambiguïté dans la définition d'une entreprise familiale (selon les différents contextes), et la faible application des résultats de la recherche au niveau d'autres pays (par exemple, les pays arabes sur lesquels se base notre recherche). D’une part, au niveau de la définition, la performance est sensible à la façon dont les entreprises sont classées.
Quand l’effet du « fondateur » est retiré de l’entreprise familiale, l’évidence de la performance supérieure des entreprises familiales disparait (Miller et al., 2007 ; Berrone et al., 2020). En ce qui concerne le second inconvénient, l'accent mis sur la performance des entreprises relativement importantes aux États-Unis soulève des questions sur l'applicabilité des résultats aux paramètres économiques d’autres pays.
Dans ce cadre, la variété des paramètres institutionnels, et la plus grande présence des moyennes entreprises dans le contexte Arabe sont tenues de compliquer le modèle sous-jacent de la performance, et donc affaiblir l'inférence obtenue à partir des études fondées sur des échantillons des pays développés (Basly, 2017). La conclusion est qu'il est risqué de généraliser les résultats sur les entreprises familiales dans des contextes en développement ou moins développés à partir de la littérature occidentale existante (Berrone et al., 2020).
Cette lacune dans la littérature sur la relation entre la succession et la performance des entreprises familiales est d'autant plus surprenante dans les pays arabes qui forment une région importante dans la démographie et l'économie mondiales. Les statistiques disponibles montrent que les familles contrôlent 95 % des entreprises au Moyen-Orient (De Vries et Carlock, 2010).
De même, une étude du cabinet PwC révèle que les entreprises familiales sont particulièrement importantes dans les économies du Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, puisqu'elles contribuent à hauteur de 60 % au PIB, et emploient plus de 80 % de la main-d'oeuvre (PwC, 2016). Selon Ernst et Young (2014), près des trois quarts des entreprises familiales du Moyen-Orient sont détenues et gérées par la deuxième génération, et un cinquième sont gérées par la troisième génération (Wharton, 2010).
Dans ce sens, plusieurs questions se posent sur les paramètres qui rendent les entreprises familiales Arabes différentes des autres, sur leur fonctionnement, leur compétitivité, et leur développement dans des contextes de transmission.
[…]
Avec ces prémisses, notre article se propose d'étudier la question suivante : Quel est l'impact de la succession trans-générationnelle sur la performance financière des entreprises familiales dans le contexte culturel de la région Arabe ? Ce papier comble alors les lacunes de la littérature occidentale en dressant une recherche empirique en classant les entreprises familiales Arabes selon la génération qui dirige l’entreprise (première génération, ou après la première génération).
Pour répondre à cette question de recherche, nous menons une recherche empirique sur un échantillon de 366 entreprises familiales dans le monde Arabe. Dans un premier temps, nous allons procéder à la comparaison des performances financières entre les entreprises familiales qui continuent d'être gérées par les fondateurs avec des entreprises familiales dans lesquelles la direction a été transmise aux héritiers.
Et dans un deuxième temps, nous allons identifier les déterminants de la performance financière des deux catégories à travers un modèle multifactoriel sur la base de la méthode des données de panel. Le reste de l'article est organisé comme suit : la section 1 est consacrée à la synthèse de littérature, la section 2 décrit la méthodologie, et la section 3 présente les résultats et la discussion de l'impact de la succession sur la performance financière des entreprises familiales. Finalement, la conclusion présente la synthèse des résultats, les implications et les limites de cette recherche.
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