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La digitalisation des services bancaires, source de rentabilité : Cas des banques marocaines
Extraits et sommaire de ce document
Cette digitalisation est devenue maitre mot des pratiques commerciales des entreprises. Assurer un service en ligne, développer une interactivité avec la clientèle et bénéficier des gains de temps remarquables permettent de renforcer son poids sur le marché, de dégager plus de rentabilité et de bénéficier des économies d’échelle. Le secteur bancaire n’a pas échappé à ces évolutions. Les banques n’ont pas hésité à exploiter les pratiques de numérisation et à intégrer les nouvelles technologies d’information et de communication pour commercialiser leurs services. A cet égard, le digital dans le secteur bancaire a reconsidéré les morceaux du puzzle et a poussé les banques à opter pour des stratégies différenciées en vue de capter plus de clients. Les stratégies digitales ont touché tous les domaines d’activités des banques. Des sites web interactifs aux applications mobiles en passant par des systèmes d’information de plus en plus sophistiqués. A cet égard, la digitalisation des services bancaires, en facilitant la vie aux banques et à la clientèle est devenue un déterminant de lutte concurrentielle, de différentiation des services bancaires et de positionnement stratégique. Les premières banques capables à intégrer les meilleures pratiques technologiques sur un marché bancaire, sont à même capables d’attirer plus de clients. Certaines banques ont même instauré un système de gratuité des services à condition que les pratiques soient parfaitement digitalisées. La demande d’un chéquier, les virements de compte à compte, la consultation des comptes, l’édition des cartes et même la demande d’un financement sont autant de services que le client bancaire peut réaliser à distance à partir d’un simple smartphone. […] Il est important de signaler à cet égard qu’au Maroc, les charges de structures représentent des montants exorbitants (BAM). Ces charges sont relatives à la fois au nombre de guichets ouverts, aux coûts des immobilisations et aux charges de personnel, résultat de la recherche d’une accélération du processus de l’inclusion bancaire. En effet, vu le faible taux de bancarisation et les retards en matière d’inclusion financière, les banques au Maroc ont adopté pendant de longues années la stratégie de proximité client. Aller vers le client là où il se trouve, fut considéré comme un moyen efficace d’amélioration de la bancarisation et de généralisation des services bancaires. Cependant, ces dernières années, ces charges ont commencé à peser de manière importante sur la rentabilité des banques lorsque ces dernières ont été amenées à poursuivre leur stratégie de croissance externe, en tenant des parts dans le capital des banques africaines. Une rationalisation des charges à travers l’accélération de la digitalisation des services bancaires serait-elle en mesure d’améliorer la rentabilité bancaire en réduisant le coût du risque. Cette contribution s’intègre dans cette logique. Il y a lieu de soulever les apports de la digitalisation des services bancaires dans l’amélioration de la rentabilité, mesurée à la fois par le produit net bancaire que par la rentabilité des actifs bancaires. Pour ce faire, la problématique à traiter serait la suivante ; « Comment la digitalisation a-t-elle impacté la rentabilité des banques au Maroc ? » Pour pouvoir répondre à cette question ? Nous avons formulé les hypothèses de recherche suivantes : D’un côté, on suppose que la digitalisation aurait touché l’ensemble des banques indifféremment. En effet, les données concerneraient l’ensemble du secteur bancaire sans distinction entre les banques, hormis le fait que certaines d’entre elles ont manifesté un retard en la matière, d’un autre côté, on considère que la digitalisation serait définie comme l’opération qui consisterait à commercialiser certains services sur des applications mobiles. De même, du fait que la généralisation de la digitalisation au Maroc a démarré à partir de 2014 (BAM), notre étude va concerner la période allant de 2009 à 2019. L’objet étant de détecter les résultats de la digitalisation sur la rentabilité. Pour ce faire, le travail serait scindé en deux principaux axes. Un premier axe qui va consister à l’importance des fonds propres dans la détermination de la rentabilité bancaire et dans la gestion des risques. Le deuxième axe quant à lui va chercher à déterminer une relation de cause à effet entre la digitalisation des services bancaires et l’amélioration de la rentabilité à partir d’une étude analytique. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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