Logo
Memoires et Projets de fin d'Etudes

Espace Membres

Identifiant :

Mot de passe :

Espace Echanges

La lutte contre le blanchiment des capitaux par les établissements bancaires : KYC et e-KYC

 
accéder au document
• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 18
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 445.31 KB
Extraits et sommaire de ce document
De prime abord, la banque est une institution financière qui gère les dépôts et collecte l’épargne des clients, accorde des prêts et offre des services financiers. Elle effectue cette activité en général grâce à un réseau d’agences. L’activité bancaire est, aussi, une activité où le risque opérationnel est permanant. Ce risque revête une importance cruciale puisqu’il correspond aux risques de perte résultant de carence ou déficience attribuables à des procédures, personnels, des systèmes internes, du dispositif anti-blanchiment des capitaux, anti-financement du terrorisme et la non-conformité à la règlementation bancaire.
De ce fait, les criminels et les blanchisseurs professionnels essayent de sophistiquer leurs techniques de blanchiment des capitaux afin d’échapper au contrôle des autorités de supervision bancaire. Donc, le secteur bancaire c’est le secteur le plus exposé aux risques : risque de blanchiment de capitaux et le financement de terrorisme.
En second lieu, les banques devraient non seulement déterminer l’identité de leurs clients mais surveiller également les mouvements de comptes pour déceler les transactions atypiques ou inhabituelles pour un client précis ou une catégorie de compte. La connaissance de l’identité vraisemblable de la clientèle devrait constituer un élément indispensable de la réussite de la politique de prévention du blanchiment des capitaux par les établissements bancaires.
A la suite des attentats du 11 septembre 2001, le comité de Bâle avait rappelé la nécessité d’une politique active et systématique fondée sur la règle des 3 K : Know your customers, Know your suppliers, Know your employee.
[…]
La règle de 3K est, en fait, une étude comportementale notamment KYC, qui permettra de dessiner un profil pour chacun d’entre eux en fonction de l’historique de son comportement. Une fois établi, il sera possible de déterminer si les opérations qu’ils réalisent sont suspectées d’être liées au délit de blanchiment des capitaux. En plus, la Covid-19 oblige les banques à recourir à la distanciation afin de connaitre le client à distance E-KYC.
La question marquante qui nous encourage davantage à traiter ce sujet est la suivante : Comment le processus KYC et E-KYC mis en place par les banques leur permet de mieux identifier les clients tout en propulsant la politique de prévention du blanchiment des capitaux ?
Nous allons répondre à cette problématique, d’abord, par une revue de littérature sur le blanchiment de capitaux en essayant de définir ce concept selon différents auteurs. Ensuite, nous présenterons le processus de prévention du blanchiment des capitaux « Know Your Customer » ou « E -Know Your Customer » d’une banque A qui a pour objectif d’identifier sa clientèle et d’obtenir des informations appropriées et pertinentes. Enfin, nous exposerons les résultats de l’étude empirique réalisée au niveau d’une banque de la région de Casablanca.
Cette étude est basée sur des données qualitatives affirmant les moyens employés par les établissements bancaires afin de prévenir l’utilisation de leur système à des fins de blanchiment des capitaux. En fait, nous nous sommes appuyés sur des entretiens semi-directifs avec les employés de la banque afin de savoir comment ils procèdent aussi bien dans des circonstances normales et des moments de crise (Covid 19) telle que nous subissons aujourd’hui afin de connaitre leurs clients potentiels.
Autres documents qui pourraient vous intéresser !
L’accès aux financements bancaires des très petites entreprises au Maroc : Cas de la banque populaire
Les créances bancaires en souffrance au Maroc : Evolution et analyse
La tarification des produits et services bancaires au Maroc
La digitalisation des services bancaires, source de rentabilité : Cas des banques marocaines
La transformation digitale, quel impact sur les métiers bancaires : Cas des banques marocaines
La gestion Actif – Passif (Asset and Liability Management) : Réponse à la problématique de la tarification des crédits bancaires au Maroc
Les déterminants d’octroi de crédits bancaires aux entreprises entre banque conventionnelle et banque Islamique

Audible