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Le capital immatériel, nouveau mode de gestion à l’épreuve des mutations mondiales et la crise sanitaire Covid-19 : Cas des entreprises marocaines

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 16
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 636.72 KB
Extraits et sommaire de ce document
Le facteur travail a été longtemps considéré comme étant une force ou une masse destinée à accomplir un travail physique, les compétences et le savoir quant à eux ne représentaient pas un actif important dans cette équation. Adam Smith fut l’un des rares économistes à ne pas être du même avis dans le temps. Pour lui, ce qui alimente l’activité économique, ce n’est pas la masse des travailleurs, mais « les talents utiles acquis par les habitants ou membres de la société », acquérir ces talents et ces compétences, ajoute-t-il, a un coût pour l’individu, mais une fois acquis, ils constituent « un capital fixé et réalisé pour ainsi dire dans sa personne ».
Ce n’est qu’à partir des années 1960 que les économistes ont commencé à accorder de l’importance au capital humain. D’où l’intérêt de ne pas considérer le capital humain comme une charge mais plutôt comme un investissement qui représentera par la suite un actif immatériel nécessaire pour le bon fonctionnement de l’entreprise. Naturellement, on ne peut pas garantir l’efficacité de cet investissement si ce dernier n’a pas été effectué de la bonne manière, cela nécessite un suivi régulier des performances des salariés, accompagné de formations pour maintenir le capital humain à un niveau de rendement croissant et soutenu.
A partir des années 60, des économistes comme Theodore Schultz et Gary Becker se sont intéressés au capital humain, plus précisément à l’efficacité d’un investissement en éducation qui par la suite permettrait d’obtenir un capital humain hautement qualifié. En ce sens, selon Schultz : l’investissement que les individus consacrent à leur personne, le plus souvent en améliorant leur niveau d’éducation, leur procure des bénéfices réels en matière de revenus et de bien être personnel.
L’objectif primordial de cet article est d’identifier la place du capital immatériel dans les entreprises marocaines de façon à déterminer à quel point son intégration dans le processus stratégique peut-elle influer la bonne gouvernance d’une entreprise ?
Autour de cette question centrale, d’autres questions seront soulevées, à l’instar de : Qu’est-ce que le capital immatériel et quelles sont ses spécificités, particulièrement à l’ère moderne ? Comment introduire le capital immatériel dans la stratégie des entreprises ? Quelle est la place du capital immatériel dans les entreprises marocaines ? Quel est l’objectif de la valorisation ou l’évaluation du capital immatériel ? Le développement économique, humain et sociétal, résultat positif d’un capital immatériel élevé ? Comment ?
Aborder la problématique du capital immatériel suscite un grand intérêt en matière de développement social et économique, dans la mesure où elle permet de se rapprocher du bilan du développement du pays, et de mesurer l’impact de la richesse immatérielle sur les entreprises. Dans cette contribution, le plan adopté se décline en trois parties, à commencer par une définition du capital immatériel, relatant ses débuts, suivie sa prise en considération à l’ère moderne, ensuite d’une étude de cas, avant la conclusion.
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