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Les déterminants de l’adoption des banques participatives au Maroc
Extraits et sommaire de ce document
Les financements conventionnels ou classiques prennent la liberté totale de financer n’importe quel domaine, par n’importe quel moyen. Leur principal objectif étant la recherche du profit maximum. Par contre, « la finance islamique, fondée sur des valeurs éthiques et conservatrices redéfinit la rationalité économique afin de prendre en compte également une notion plus large d’intérêt général ». Les principaux piliers de la finance islamique figurent dans des interdictions telles que l’interdiction de la Riba (intérêt), le Gharar (incertitude), le Mayssir (Le jeu de hasard), ainsi que la prohibition de l’investissement ou de la production des produits illicites. Ils portent également sur des exigences telles que le principe de partage des pertes et des profits (P.P.P), et l’obligation d’asseoir toute transaction financière sur des actifs réels. Au cours des dernières décennies, la finance islamique a connu une croissance remarquable dans le monde entier, avec une croissance annuelle de 20 % à l'échelle mondiale (Global Islamic Finance Report, 2012). Toutefois, ce secteur est défavorisé sur de nombreux marchés potentiels comptant une importante population musulmane qui restent largement inexploités, comme le Maroc, l’Égypte l’Algérie, et la Tunisie. Les travaux Demirguc-Kunt, Klapper, & Randall, 2014 ont indiqué que la pénétration des banques islamiques reste faible au Maroc, en Algérie, en Égypte, et en Tunisie, où seulement 2 % des adultes de ces pays sont des utilisateurs de services bancaires conformes à la charia. Cet article s'intéresse particulièrement au contexte Marocain où la finance participative est en plein émergence, son début date de 2017, et qui reste encore à l'état élémentaire, malgré l’existence de cinq établissements bancaires participatifs : Umnia Bank, BTI Bank (Bank Al Tamwil wal Inmaa), Bank Al Yousr, Bank Assafa, Al Akhdar Bank, et de trois fenêtres participatives : BMCI Najmah, Crédit du Maroc – Arreda, Société Générale – Dar Al-Amane. Selon Bank Al Maghrib à la fin de 2018, première année pleine d’exercice des banques et fenêtres participatives, ces dernières ont atteint un total bilan de 7,3 milliards de dirhams contre 2,6 milliards en 2017. Cette progression est le résultat d’une augmentation rapide des financements participatifs. Ce nouveau contexte révolutionnaire représente une opportunité pour les institutions financières islamiques qui cherchent à accroître leur part de marché. Stimuler la demande de la population pour leur offre bancaire, impose à ces établissements de comprendre au préalable les besoins de leurs clients potentiels, leurs perceptions et attitudes mais aussi leurs attentes en termes de produits, de services et d'information. En ce sens, cette recherche s’intéresse à la problématique de l’adoption des services bancaires islamiques au Maroc et vise à identifier, à la lumière de la théorie de la diffusion de Rogers (1995), les facteurs qui déterminent le choix de ces nouveaux services par les individus dans le contexte bancaire Marocain. Dans cette recherche, notre objectif est d’explorer les déterminants de l’adoption de la banque islamique. Notre étude qualitative exploratoire s’intéresse aux non-utilisateurs des services bancaires islamiques, le choix de cet échantillon se justifie par le fait que cette cible constitue actuellement une part importante de la clientèle bancaire Marocaine et pourrait représenter à terme une cible potentielle pour les banques islamiques. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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