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Les indicateurs de performance des OPCVM : Cas du Maroc

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 19
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 438.48 KB
Extraits et sommaire de ce document
Dès le début des années 90, le système financier marocain a été fermement réformé autour de plusieurs axes notamment l’accès aux marchés de capitaux suite à la modification des rapports entretenus entre les différents éléments dont le système financier est composé. La libéralisation des opérations financières et la réforme du cadre règlementaire des banques et du marché́ financier. De même, et dans le cadre de la loi bancaire de 1993, nous étions les témoignes de l’introduction des textes adjacents, le désencadrement du crédit, la suppression progressive des emplois obligatoires, la libéralisation des taux d’intérêts débiteurs en 1996 et, pendant la même année, la proclamation d’un marché de change interbancaire.
Réalisée dans un contexte prudentiel approuvé, cette libéralisation de l’activité bancaire a su complètement intégrer le système bancaire, exception faite de quelques anciens organismes financiers spécialisés. À la suite d’une batterie de mesures entretenues en 2003, le marché́ financier a connu une modernisation qui s’est concrétisée par une actualisation de son infrastructure et de ses règles de fonctionnement, ainsi qu’un renforcement des pouvoirs de l’autorité de marché en 2004.
En 2006, nous avons assisté à deux perfectionnements émancipés, dus à la promulgation de la nouvelle loi bancaire. Il s’agit d’une part, de l’autonomie de la banque centrale, seule institution chargée de veiller à la normalisation et à la surveillance du système bancaire et de conduire la politique monétaire et d’autre part, des nouvelles règles prudentielles dans le cadre de Bâles II qui sont plus qualitatives et spécifiques et qui requièrent le recours à de nouveaux profils en matière de ressources humaines et à des moyens techniques sophistiqués.
De nos jours, le Maroc dispose d’un système financier, jugé le plus organisé de la rive sud de la méditerranée et incontestablement le plus performant, qui annonce des taux de rentabilité réels très séduisants. Néanmoins, les institutions ou entreprises financières aptes à se prévaloir d’une taille susceptible pour concurrencer les plus grandes banques d’Afrique du Sud demeurent rares.
Nous avons préféré de traiter la performance au sein de ce travail de recherche car elle est fondamentale à tout système organisationnel où l’on veut baliser, suivre et évaluer la progression vers des objectifs.
Comme la mesure de la performance représente, pour plusieurs organisations, un changement radical et peut occasionner un choc culturel majeur, il est impératif de bien cerner la complexité d’un tel changement, ses limites et ses enjeux. Une réflexion sur la mesure de la performance doit précéder le développement de systèmes de mesure, sinon leur raison d’être sera toujours remise en question et leur utilisation, aléatoire.
Dans ce sens, Sink et Tuttle ne cessent de critiquer les systèmes de mesure de la performance réalisés à ce jour, en soulevant le besoin de remaniement. Les personnes et les équipes de gestion gérant les systèmes de mesure n’ont pas participé́ à leur design ni à leur développement. Les systèmes de mesure tendent à se focaliser sur le contrôle seulement, laissant un trou béant dans les systèmes conçus pour soutenir l’amélioration. La performance est mal comprise, donc sa mesure n’est pas faite correctement. […]
Les buts et les destinataires de la mesure et de l’évaluation ne sont pas précisés avant le design et l’utilisation, ainsi, les bonnes mesures vont aux mauvaises personnes pour les mauvaises raisons. Nos systèmes de mesure nous ont fourni beaucoup de données mais peu d’information.
Un système de mesure est un « révélateur » qui doit s’adapter à l’organisation et non l’inverse. Ainsi, dans un contexte caractérisé par l’expansion de l’'industrie de la gestion collective des actifs financiers, avec un total d’actif géré par les Organismes de placement collectif des valeurs mobilières (OPCVM) qui se situe aux alentours de 470 milliards de DH fin 2019, et la multitude ainsi que la diversité des indicateurs de la performance, Il est donc légitime de poser la question de l’adéquation entre indicateurs et catégories d’OPCVM. Autrement dit, on essaiera de répondre à la question suivante : Quel est l’indicateur adéquat pour mesurer la rentabilité, le risque et le couple rentabilité-risque de chaque catégorie OPCVM ?
[…]
Pour mieux répondre à notre problématique, nous commencerons par une revue de la littérature au niveau de laquelle, nous mettrons l'accent sur la notion de performance en général et les indicateurs en particulier. Ensuite, nous mettrons en exergue le cadre et les paramètres de l’étude. Après, nous allons projeter ces indicateurs sur les 22 fonds en les scindant en trois catégories : des indicateurs de Rentabilité, de Risque et de Rentabilité-Risque. Enfin, nous choisirons les meilleurs indicateurs pour chaque catégorie d’OPCVM.
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