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Mémoire longue et efficience du marché boursier : Cas du Maroc
Extraits et sommaire de ce document
La théorie aborde l’une des questions les plus fondamentales de la finance : pourquoi les cours changent-ils sur les marchés boursiers et comment ces changements se produisent-ils ? Elle a des implications très importantes pour les investisseurs ainsi que pour les gestionnaires financiers. La première fois que le terme « marché efficient » fut utilisé, c’était par Fama dans un article publié en 1965. L’efficience implique que l’évolution future des cours boursiers est compliquée à prévoir et donc il est impossible de battre le marché. C’est ainsi que la présence potentielle de longue mémoire dans les séries chronologiques financières a été l’un des thèmes de recherche populaires en finance au cours des dernières années. La majeure partie du travail empirique existant sur la mémoire longue s’est largement concentrée sur les marchés financiers développés, tandis qu’une attention moindre a été accordée aux marchés de titres émergents. La plupart des études ont rapporté des preuves favorables d’une dynamique de mémoire longue pour les marchés émergents, cependant, un certain nombre d’études sur les marchés développés ont rapporté des preuves contre la mémoire longue. On sait relativement peu de choses sur le comportement de la mémoire longue des rendements des petits marchés émergents. Ces marchés sont généralement beaucoup plus petits, avec de faibles niveaux de liquidité et plus volatils que les marchés boursiers des pays développés. (Domowitz et al. 1998). Irving (2005) et Yartey et Adjasi (2007) signalent que ces petits marchés sont caractérisés par un petit nombre de sociétés cotées, et un grand nombre d’actions non négociées. Ces conditions sous-jacentes peuvent produire un comportement de rendements boursiers différent de celui observé sur les grands marchés boursiers internationaux. C’est pourquoi, la modélisation de la longue mémoire en rendement est devenue partie intégrante de l’analyse des investissements sur ces marchés. Cette étude apporte une contribution à la littérature existante. Elle détermine si la mémoire longue et la persistance des chocs existe dans les rendements boursiers d’un marché émergent qu’est le marché boursier marocain, permet d’évaluer et de conclure sur son efficience dans sa forme faible, car il ne semble pas y avoir de tests préalables de longue mémoire sur le marché boursier et portant sur la période étudiée. C’est dans cette perspective que nous cherchons à répondre à la problématique suivante : Dans quelle mesure la théorie d’efficience des marchés pourrait-elle montrer des limites sur le marché boursier marocain ? Cet article est divisé en trois parties, la première permet de présenter une revue de littérature des travaux qui ont analysé la présence de longue mémoire afin de tester l’hypothèse d’efficience du marché. La deuxième partie se focalise sur la présentation de la modélisation retenue afin de tester l’efficience du marché boursier de Casablanca. La dernière partie est consacrée aux résultats empiriques ainsi que la discussion de ces résultats. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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