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Statut, maturité de la fonction achats et efficience des entreprises

 
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• Type de document : Article académique
• Nombre de pages : 24
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 492.19 KB
Extraits et sommaire de ce document
L'achat est l'un des processus de base commun à toutes les organisations. C'est le processus consistant à acquérir des biens, des services et des équipements d'une autre organisation de manière légale et éthique. L'achat était initialement un facteur tactique de l'organisation, axé sur les relations transactionnelles et le prix bas. Cependant, avec le temps, le rôle de l'acheteur et du département des achats a considérablement changé et la fonction est devenue stratégique pour la compétitivité et la performance des entreprises.
La question de l’importance de la fonction achats dans les entreprises a été débattue depuis les années 1980, suivant le choc pétrolier des années 1970 qui a poussé les chercheurs et praticiens à revoir le rôle de la fonction achats (Burt & Soukup, 1984; Carr & Smeltzer, 1997; Ellram, 1993; Ellram & Stanley, 2008; Ellram, Zsidisin, Siferd, & Stanly, 2002; Kraljic, 1983; Monczka & Trent, 1991; L. M. E. and J. N. Pearson, 1993; Sánchez-Rodríguez, Hemsworth, & Martínez-Lorente, 2005). Plusieurs paramètres vont catalyser la fonction achats comme acteur stratégique incontournable pour préserver les avantages concurrentiels des entreprises.
En considérant sa position transversale, la fonction achats peut contribuer dans la conception de nouveaux produits, l’innovation de nouveaux processus, l’amélioration de la qualité des produits et des processus, et la mobilisation des savoirs faire des fournisseurs (Lakemond, Van Echtelt, & Wynstra, 2001; Luzzini, Amann, Caniato, Essig, & Ronchi, 2015). Cependant, dans un contexte marqué par une pression croissante sur leurs marges, la maitrise des charges pour réaliser des économies des coûts est toujours considérée comme la principale contribution des achats pour améliorer la performance des entreprises (Baier, Hartmann, & Moser, 2008; Hartmann, Kerkfeld, & Henke, 2012).
L’importance de la fonction achats peut être appréciée en considérant ses pratiques qu’elles peut développer (Luzzini & Ronchi, 2016; Schiele, 2006; Úbeda, Alsua, & Carrasco, 2015), ses capacités et compétences d’intégration dans le processus stratégique de l’entreprise (González-Benito, 2007), ainsi que son statut (formel et informel) au sein de l’organisation. Par conséquent, notre article présume cette troisième approche selon laquelle, un statut élevé des achats est positivement associé à la performance des entreprises (surtout en termes d’économie des coûts).
Cette hypothèse présume qu’un statut élevé du service des achats (reconnu et intégré) favorise le développement des pratiques et des capacités d’achats qui se traduisent par la réalisation des économies des coûts importants (cost saving). Ce lien de causalité se trouvent, bien évidemment, amplifié lorsque la maturité de la fonction achats est suffisamment élevée (Batenburg & Versendaal, 2008; Luzzini & Ronchi, 2016; Sales & Alsua, 2013; Schiele, 2007; Úbeda et al., 2015).
Le présent document a pour objectif de développer un modèle de recherche qui examine le lien entre les trois concepts : statut de la fonction achats, maturité des achats et performance des entreprises en termes de réduction des coûts. Ceci a un double objectif ; d’abord expliciter les définitions des trois concepts et ensuite susciter l’intérêt des chercheurs sur l’importance d’étudier les liens de causalité entre ces trois variables. La question de notre recherche se pose ainsi : Quel modèle conceptuel théorique permet-il d’articuler les relations entre statut et maturité de la fonction achats et la performance des entreprises en matière des économies des coûts ?
A ce propos, ce travail trace l’ambition de proposer un modèle conceptuel qui lie le statut de la fonction achats comme variable dépendante et la performance des entreprises en termes d’économie des coûts comme variable à expliquer (indépendante). Ce lien de causalité sera vérifié via la capacité de cette fonction à développer des pratiques d’achats stratégiques (variable médiatrice), mais aussi, ce lien se trouve amplifié lorsque le niveau de maturité de cette fonction est élevé (variable modératrice).
Pour ce faire, nous mènerons, dans un premier point, une brève revue de littérature sur les variables considérées ainsi que les modèles existants. Puis, dans un deuxième point, nous expliquerons la démarche et la méthodologie de notre recherche. Dans un troisième point, nous présenterons une opérationnalisation des différents concepts et leur traduction pour aboutir, en quatrième point à notre modèle et les hypothèses de recherche y rattachées.
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