Logo
Memoires et Projets de fin d'Etudes

Espace Membres

Identifiant :

Mot de passe :

Espace Echanges

Déterminants de la performance des institutions de micro-crédits : Cas des pays de l’UEMOA et du BRICS

 
accéder au document
• Type de document : Thèse de doctorat
• Nombre de pages : 205
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 4.12 MB
Extraits et sommaire de ce document
[…] La performance des IMF engendre des perspectives de croissance et de développement, qui permettront à la fois l'atteinte des objectifs financiers (amélioration des taux de remboursement, de la qualité du portefeuille de crédit, etc.) et des objectifs sociaux (amélioration du niveau de vie, hausse du pouvoir d'achat, etc.). La microfinance est alors devenue un secteur incontournable pour assurer le financement des activités génératrices de revenus à travers le microcrédit.
Ce dernier constitue selon M. Yunus un élément central des stratégies de développement local et de lutte contre la pauvreté dans le monde. Il faut noter que l'accès au microcrédit n'a d’importance que s'il est accompagné de supports techniques comme la réglementation, mais aussi un appui et un suivi qui vont contribuer à la viabilité du secteur (Dhonte, 1994).
La microfinance a pour principal objectif de participer à l'émergence et au renforcement du leadership local, y compris chez les femmes et surtout dans les catégories les plus marginalisées comme les dalits (ex intouchables) (Guérin, 2011). Elle est perçue comme un nouveau moyen de résoudre la contrainte de financement des micro-entrepreneurs et d'offrir aux individus les moyens de leur propre développement (Maystadt, 2004).
Le succès de la microfinance ne doit pas empêcher de constater les limites existantes. En effet, même si le monde des IMF compte quelques dizaines d'institutions ayant atteint des résultats vraiment spectaculaires, aussi bien en terme de couverture que de performance, il faut reconnaitre qu'à côté, le monde de la microfinance est également composé d'institutions dont les pratiques en matière de gestion sont loin d'atteindre les normes établies par les leaders du secteur (Labie, 2014).
De plus, l'histoire récente de la microfinance fournit des exemples de réussite mais elle est aussi émaillée de crises, d'où l'intérêt d’analyser les facteurs sociaux et financiers susceptibles d’influencer la performance des IMF. Ainsi pour s'assurer une croissance des activités dans le long terme, elles doivent être pérennes que ce soit au niveau social (atteinte des objectifs sociaux) ou financier (atteinte des objectifs financiers).
Effectivement si le soutien financier et le soutien technique sont souvent nécessaires pour une IMF surtout au démarrage des activités de micro-financement, ces ressources externes ne peuvent pas toujours être renouvelées. En effet les donateurs attendent des IMF qu'à long terme, qu'elles s'autogèrent et atteignent une autonomie financière. Dès lors, la performance des IMF semble être une condition nécessaire au développement de la microfinance tant sur le plan économique et financier que sur le plan social.
La performance est appréhendée selon plusieurs approches telles que : le degré d'atteinte d'objectifs, la capacité d'acquisition de ressources nécessaires (Gauzente, 2000). Les performances économique, financière et sociale des IMF sont définies comme l'atteinte des objectifs économiques, financiers ou sociaux. Les IMF doivent s'orienter vers un fonctionnement durable et autonome (Novak, 2005) et le défi actuel de la plupart des IMF est celui de la pérennité des activités de micro-financement.
La microfinance a fait l'objet de nombreuses recherches dans plusieurs domaines, à partir de plusieurs axes et de plusieurs disciplines, notamment en économie financière avec par exemple Stieglitz (1990), Rhyne (1998), Morduch (2000), Guérin (2002), Lapenu et Zeller (2002), Labie (2004), Mosley et Hulme (1996), mais aussi en économie du développement avec Von Pischke (1990), Mosley (2001), Servet (2006).
Pour Gauzente (2000), la performance de l'organisation est un enjeu central de la recherche en gestion. Dès lors, pour atteindre leurs objectifs sur le long terme, les IMF doivent être capables de poursuivre leurs activités tout en restant focalisées sur leurs clientèles cibles. Ce constat universel et de nature unanime nous pousse à poser la question de recherche suivante : quels sont les facteurs clés de succès des organisations de microcrédits : les cas de l'UEMOA et des BRICS ?
Le choix de ces deux régions géographiques se justifie par le fait que ces différents pays ont opté pour le développement des IMF afin de trouver une solution aux difficiles conditions de vie d’une grande partie de la population. Malgré leur différence économique, ces deux régions ont certains points communs que sont notamment : Une forte présence de populations démunies exclues du système formel des banques par défaut de garanties : l'exclusion financière ; Une pauvreté très présente particulièrement dans les zones rurales et qui par conséquent plombe le secteur primaire ; La présence de la discrimination ; L'incapacité du secteur financier classique à couvrir toute la demande de crédit ; Le rationnement du crédit.
Nous retiendrons dans notre travail de recherche une approche basée sur le degré d'atteinte des objectifs. Sous ce rapport, la performance est d'abord un objectif primordial à atteindre par les IMF, ensuite le cadre théorique sous-jacent est appréhendé sur le plan économique, financier et humain, et enfin les dimensions à étudier sont économiques, financières et sociales.
La problématique générale fait appel aux questions spécifiques que sont : Quels sont les déterminants de la performance sociale des institutions de microfinance dans l’UEMOA et dans les BRICS ? Quels sont les déterminants des performances économiques et financières des institutions de microfinance dans l’UEMOA et dans les BRICS ?
Dans le cadre de notre travail de recherche, nous adoptons une démarche hypothético-déductive pour répondre à ces questions. La recherche est pour les sciences de gestion ce qu’est l'activité de production pour les entreprises. La recherche en gestion se traduit par une production de connaissances comparables aux autres processus de production. Sa crédibilité et sa validité résultent de plusieurs éléments notamment de la méthode utilisée (Chia, 2002).
Pour rappel, deux voies de recherches sont dominantes, il s'agit de l'approche du constructivisme et de l'approche du positivisme. Le courant constructiviste a une approche de la réalité différente de celle du courant positiviste. Pour le premier, la réalité n'est pas unique, elle dépend des individus, de leurs expériences par conséquent elle est subjective.
Le courant positiviste quant à lui cherche à expliquer que la réalité est unique et objective. Il fait appel à une démarche hypothético-déductive (Amboise, 1996), démarche hypothético-déductive est une méthode scientifique qui consiste à formuler une ou des hypothèse (s) afin d'en déduire des conclusions observables permettant d'en déterminer la ou les validité (s).

Partie 1 : Cadre théorique
Chapitre 1 : Les fondements théoriques de la microfinance

Section 1 : La microfinance dans le débat
1.1 - Définitions des concepts et pratiques de la microfinance dans le monde
1.2 - Relations entre les concepts
Section 2 : La microfinance : contexte de l’étude
2.1 - Historique et évolution de la microfinance
2.2 - La microfinance dans l’UEMOA et dans les BRICS : présentation et émergence du secteur
Chapitre 2 : La Performance des IMF
Section 1 : Concept de performance
1.1 - Définition du concept de performance
1.2 - Définition des concepts de performance économique versus performance financière
1.3 - Définition de concept de performance sociale
Section 2 : Différentes approches théoriques mobilisées
2.1 - L’axe traditionnel de la création de valeur issue des théories contractuelles
2.2 - L’axe de la création de valeur issue de la vision cognitive
Section 3 : Modélisation : les variables explicatives de la performance
3.1 - Variable de contrôle
3.2 - Variables de dimensions économique, financière et sociale
Partie 2 : Cadre empirique
Chapitre 1 : Tests empiriques des déterminants de la performance sociale
Section 1 : Mesure de la performance sociale
Section 2 : Méthodologie et tests empiriques
2.1 - Les hypothèses de la recherche
2.2 - Mesures des variables
2.3 - Présentation empirique du modèle
2.4 - Donnée et échantillonnage
2.5 - Méthodes d’analyse des données
2.6 - Les résultats de notre recherche
Chapitre 2 : Tests empiriques des déterminants des performances économique et financière
Section 1 : Mesures de la performance économique / financière
1.1 - L’autosuffisance opérationnelle
1.2 - La Rentabilité des Fonds Propres
1.3 - La Rentabilité de l’actif économique
Section 2 : Méthodologie et tests empiriques
2.1 - La mesure des variables
2.2 - Présentation empirique des modèles
2.3 - Données et échantillonnage
2.4 - Hypothèses
2.5 - Méthodes d’analyse des données
2.6 - Les résultats de notre recherche
Autres documents qui pourraient vous intéresser !
La prise de contrôle étrangère : Déterminants micro-économiques et impact sur la performance des entreprises
Les déterminants de la bonne gouvernance et la performance des entreprises : Cas de Sonatrach
Les institutions de microfinance au Maroc : Mécanismes de gouvernance et mission sociale
Les déterminants de la structure financière des PME marocaines : Cas de la ville de Meknès
Les principaux déterminants de la dynamique du capital-risque
Les déterminants de la structure financière des PME marocaines
Les déterminants de la valeur actionnariale : Cas des entreprises maghrébines cotées en bourse

Audible