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L’application des stratégies techniques de trading au marché marocain des actions

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 55
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 1.12 MB
Extraits et sommaire de ce document
L’analyse technique symbolise un point de discorde entre la finance académique et les pratiques du marché ; s’il s’agit d’un moyen central de prise de décision pour les derniers (enquête de T. GEHRIG & L. MENKHOFF, 2006) les premiers demeurent méfiant à son égard. En effet, depuis les éditos de Charles Dow (1800) dans le Wall Street Journal, initiant l’appellation de cette discipline et la première théorie s’y attachant [Théorie de Dow], l’analyse technique ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté académique (débat entre Robert A. Levy (1967) et Michael C. Jensen (1967)). Dernière cette suspicion, admettre la validité de la discipline reviendrait à remettre en cause les théories d’efficience des marchés, chère aux fondamentalistes. Ainsi, les travaux de Jensen & Benington (1970), de Fama & Blume (1966) ont démontré que les stratégies de trading basées sur l’analyse technique ne surperforment pas la stratégie Buy & Hold : « The random walk and martingale efficient market theories of security price behavior imply that stock market trading rules based solely on the past price series cannot earn profits greater than those generated by a simple buy-and-hold policy ». Ainsi, la méfiance des milieux académiques peut se résumer aux propos de Benoît Mandelbrot (Fractal, hasard et finance; 2009): « Les praticiens de l’analyse technique ont l’ambition de prévoir l’avenir sur la base des évolutions du passé … leurs méthodes sont subtiles, mais rarement décrites assez précisément pour permettre une vérification. Dans les cas exceptionnels où l’on a pu les vérifier, leurs affirmations se sont révélées sans fondements » Outre l’aspect théorique, sa pertinence empirique et elle aussi contestable ; En effet, les travaux de Jensen et Benington (1970), de Fama et Blume (1966) ont démontré que les stratégies de trading basées sur l’analyse technique ne surperforment pas la stratégie Buy & Hold. « The random walk and martingale efficient market theories of security price behavior imply that stock market trading rules based solely on the past price series cannot earn profits greater than those generated by a simple buy-and-hold policy ».
Ceci étant mentionner, l’analyse technique a profité des faveurs d’autre chercheurs et praticiens qui ont « formalisé » la discipline ; ainsi, nous citons les travaux de Thomas N. BULKOWSKI (1999) et de W. Lo & MacKinly (1988,1999), permettant une modélisation statistique et informatique des configurations chartistes. En conséquence, Jensen & Benington (1970) ont reconnu partiellement le travail de Robert A. Levy (1967a, b), qui a prouvé par une stratégie technique dite de « forces relatives/portfolio upgrading », avoir obtenu des résultats significativement supérieurs à ceux de la stratégie Buy & Hold : « …Given enough computer time, we are sure that we can find a mechanical trading rule which « works » on a table of random numbers provided of course that we are allowed to test the rule on the same table of numbers which we used to discover the rule… » Dans la même perspective, Andrew W. Lo, Harry Mamaysky, & Jiang Wang (2000) ont eu le mérite de réaliser une approche mathématique, formelle et rigoureuse, de ce qu’il convient de nommer « voodoo finance ». Cette dernière a conduit à la définition suivante: “… The general goal of technical analysis is to identify regularities in the time series of prices by extracting nonlinear patterns from noisy data … Past prices may be used to forecast future returns to some degree, a fact that all technical analysts take for granted” A côté de ses auteurs, on retrouve les travaux d’autre contributions en faveur de l’analyse technique : Tabell & Tabell (1964), Trynor & Ferguson (1985), Brown & Jennings (1989), Jegadeesh & Titman (1993), Blume, Easley, & O'Hara (1994), Chan, Jegadeesh, & Lakonishok (1996), Lo & MacKinlay (1997), Grundy & Martin (1998), Pruitt & White 1988), Neftci (1991), Neely, Weller & Dittmar (1997), Neely & Weller (1998), Chang & Osler (1994), Osler & Chang (1995), Allen & Karjalainen (1999), Rouwenhorst (1998), et enfin Brock, Lakonishok, & LeBaron (1992). Pour conclure, l’analyse technique tend à s’imposer comme une discipline à part entière, permettant l’anticipation des variations de cours via les mouvements de prix. En ce sens, elle ne se définit pas en négation de celle fondamentale, mais en élargissement de son champ d’analyse. Dans le présent rapport, nous allons appliquer des stratégies de trading techniques à l’indice composite de la place casablancaise, sur la période 2004-2012, permettant de tester nos stratégies sur des contextes de marché différents. Ce rapport vise à répondre à la problématique suivante : Peut-on appliquer l’analyse technique à la bourse marocaine ? Peut-on surperformer le marché via des stratégies de trading technique ?
Conclusion : Au terme de notre étude, nous avons prouvé qu’une modélisation des rendements du MASI pourrait se faire à l’aide de l’analyse technique. En effet, le marché marocain ne remplie pas la totalité des critères d’efficience, permettant des opportunités de gain via une gestion active du portefeuille basée uniquement sur l’analyse technique. En outre, l’ensemble de nos stratégies se basent sur des indicateurs mathématiques, neutralisation les effets psychologique des agents, et donc une meilleure gestion des émotions lors du trading. Aussi, ces stratégies peuvent être appliquées en dépit du manque de liquidité sur l’ensemble du marché, via une allocation des fonds sur toutes les actions. Finalement, nous avons prouvé que l’introduction de la vente à découvert et/ou le prêt emprunt des titres permettrait une amélioration des rendements boursiers, et une reprise d’engouement pour les investisseurs. Ceci vient en contradiction avec le sentiment reniant sur le marché, sceptique sur de telles pratiques.

PARTIE I : CADRE THEORIQUE DE L’ETUDE
CHAPITRE 1: LES APPROCHES D’ANTICIPATION

Section 1 : l’approche fondamentale
Section 2 : l’analyse technique
Section 3 : La convergence entre les deux écoles
CHAPITRE 2 : LA PSYCHOLOGIE DES MARCHES FINANCIERS
Section 1 : la finance fondamentale
Section 2 : la finance comportementale
CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE
PARTIE II : CADRE PRATIQUE DE L’ETUDE
CHAPITRE 1 : ANALYSE QUANTITATIVE DE L’ECHANTILLON

Section 1 : Information sur l’échantillon
Section 2 : Propriétés statistiques des échantillons
Section 3 : Normalité des échantillons
Section 4 : Stationnarité des échantillons
Section 5 : Dépendance des rentabilités
CHAPITRE 2 : RESULTATS EMPIRIQUES DES STRATEGIES TECHNIQUES
Section 1 : Les stratégies techniques de trading
Section 2 : Résultats des stratégies
Moyennes mobiles variables (MMV)
Moyennes mobiles fixes (MMF)
Stratégie de Trading Rang (Support/Résistance)
CHAPITRE 3 : CHOIX ENTRE LES STRATEGIES
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