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La finance solidaire en Belgique et en France : Une analyse comparative

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 75
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 1.03 MB
Extraits et sommaire de ce document
Alcool, tabac, armement, prisons pour mineurs, charbon, pétrole et bien d’autres domaines controversés. C’est dans ces secteurs qu’une partie de l’argent des fonds d’investissements proposés par les plus grandes banques belges (ING, BNP Paribas Fortis, Belfius et KBC) est investie. C’est ce qui ressort de l’enquête réalisée par les journalistes de l’émission télévisée « #Investigation », diffusée sur la RTBF au mois d’avril 2020 (Morimont, 2020). Bien souvent, les clients qui placent leur argent dans ces fonds n’ont aucune idée de son utilisation, questionnable sur le plan éthique.
A ceux qui voudraient donner un sens plus éthique à leur argent, ces banques proposent des fonds dits « durables » ou « verts ». Ceux-ci orientent leurs investissements sur base de critères environnementaux, sociaux, ou de bonne gouvernance (ESG). L’enquête a néanmoins révélé quelques entorses à ces règles. Elle démontre notamment qu’ING commercialise un fonds « vert » qui place de l’argent dans une entreprise d’armement américaine et que BNP Paribas investit dans une grande entreprise pétrolière américaine via un de ses fonds durables.
Les investigations des journalistes nous apprennent que ces quatre banques se rendent coupables de telles pratiques au sein de leurs fonds vendus comme « éthiques ». Ce type d’investissement est appelé « investissement socialement responsable » (ISR) et fait partie des trois grandes catégories de finance « éthique » admises internationalement et reprises notamment par l’OCDE. Les deux autres grandes catégories de finance éthique sont la philanthropie (philanthropie classique et venture philanthropy) et l’impact investing.
Dans notre travail, nous commencerons par définir ces trois types de financement pour nous orienter ensuite vers la finance solidaire, qui a une portée plus locale mais pourrait constituer une alternative intéressante pour les personnes soucieuses d’investir leur argent dans des projets porteurs de sens. Plus loin, nous tenterons de comparer la structure de la finance solidaire en France et en Belgique, qui sont les seuls pays à utiliser cette terminologie (Fineurosol, 2006) même si elle est pratiquée dans de nombreux autres pays, notamment au travers d’institutions de microfinance comme la Grameen Bank.
Notre objectif est de proposer des pistes d'amélioration du système belge en déterminant quelles sont les innovations ou les pratiques utilisées par les Français qui pourraient être appliquées en Belgique. Le dernier chapitre sera consacré à l’impact du Covid-19 sur la finance solidaire, reprenant les avis de plusieurs experts du secteur.

Chapitre 1 : Le spectre de la finance éthique
1.1 : La philanthropie
1.2 : La Venture Philantropy (VP)
1.3 : L’impact investing
1.4 : L’investissement socialement responsable (ISR)
Chapitre 2 : La finance solidaire
2.1 : Définition et exemple international
2.2 : Les institutions de référence
2.3 : Les types de produits de finance solidaire en France, selon Finansol
2.3.1 : Les ressources de la finance solidaire
2.3.2 : les emplois
2.4 : Les acteurs de la finance solidaire en France
2.5 : Les types de produits de finance solidaire en Belgique, selon Financité
2.6 : Les acteurs de la finance solidaire en Belgique
2.6 : Liens entre la finance solidaire et l’anthroposophie
Chapitre 3 : Comparaison de la finance solidaire en Belgique et en France
3.1 : Comparaison qualitative
3.1.1 : Pour l’épargne de partage
3.1.2 : Pour l’épargne bancaire solidaire autre que l’épargne de partage
3.1.3 : Pour l’épargne collectée directement par les entreprises solidaires
3.1.4 : Pour l’épargne salariale solidaire
3.2 : Comparaison légale
3.2.1 : Textes légaux en rapport avec l’épargne de partage
3.2.2 : Textes légaux en rapport avec l’épargne bancaire solidaire
3.2.3 : Textes légaux en rapport avec l’épargne collectée directement par les entreprises solidaires
3.3 : Comparaison chiffrée
3.3.1 : Pour l’épargne de partage
3.3.2 : Pour l’épargne bancaire solidaire autre que l’épargne de partage
3.3.3 : Pour l’épargne collectée directement par les entreprises solidaires
3.3.4 : Conclusions de l’analyse chiffrée
Chapitre 4 : L’épargne salariale solidaire
4.1 : L’épargne salariale en Belgique et en France
4.2 : L’épargne salariale solidaire en France
4.3 : Comment implémenter un système d’épargne salariale solidaire en Belgique ?
4.3.1 : Un potentiel non négligeable
4.3.2 : Des obstacles importants
4.3.3 : Des pistes de solutions
Chapitre 5 : La finance solidaire à l’ère du Covid-19
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