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La pérennité des coopératives de distribution en circuits alimentaires de proximité : Quelles stratégies pour quels modèles ?

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 87
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 1.78 MB
Extraits et sommaire de ce document
Depuis quelques années, j’ai constaté une évolution dans la manière de faire mes courses. En effet, il n’y a pas encore si longtemps, je me souciais peu de savoir où, par qui, et dans quelles conditions avaient été produits les fruits et légumes qui se retrouvaient dans mon frigo. D’une certaine façon, consciente des impacts environnementaux, sociaux et économiques de mon alimentation, j’étais, comme beaucoup, coincée dans une forme de fatalisme, pensant qu’agir à mon échelle ne servirait pas à grand-chose.
Pour ma part, le déclic s’est produit au cours d’un stage effectué dans une start-up liégeoise qui vendait des vêtements slow fashion via une plateforme de vente en ligne. En quelques mots, la slow fashion est une alternative à la fast fashion, les vêtements étaient produits de manière respectueuse de l’environnement, dans des conditions de travail décentes et vendus à prix justes.
J’ai ainsi pris conscience qu’existaient et se développaient de plus en plus d’initiatives alternatives aux systèmes conventionnels et pas uniquement dans le secteur de la mode. « Produits sains et bio »,« producteurs locaux »,« alimentation durable », etc. ces termes devenus tendance pour parler et faire la promotion de produits alimentaires sont de plus en plus utilisés par les enseignes de la grande distribution. Celles-ci ont bien intégré que de plus en plus de consommateurs se soucient de l’origine et de la qualité des produits qu’ils achètent.
En effet, les voix qui dénoncent les scandales et impacts négatifs de l’industrie agroalimentaire depuis plusieurs années se font de plus en plus importantes. En réponse, de nombreuses initiatives se développent, suggérant des possibilités alternatives de produire et consommer des biens alimentaires.
L’objet de ce mémoire porte sur l’activité intermédiaire entre la production et la consommation à savoir : la distribution. Plus particulièrement, nous nous intéresserons aux initiatives alternatives se présentant sous la forme coopérative. Généralement, relevant des principes de l’économie sociale, ces organisations sont composées de citoyens, producteurs et/ou consommateurs qui se rassemblent et décident d’investir, ensemble, dans un projet collectifs qui bénéficie avant tout à ses membres et à la société plutôt qu’à des actionnaires.
Au cours de cette recherche, nous tentons, à travers une première partie théorique, d’éclairer le lecteur sur le secteur de la distribution dans les systèmes alimentaires alternatifs à travers les différentes définitions des « circuits courts » : les initiatives qui les composent et les défis spécifiques qu’ils impliquent. Dans cette première partie, nous parcourons également les caractéristiques qui composent une organisation coopérative et issue de l’économie sociale, de manière à bien comprendre ses spécificités par rapport à une entreprise conventionnelle.
Dans la seconde partie, après un ciblage des modèles coopératifs à étudier. Nous essayons, d’abord, de comprendre les différences entre les modèles coopératifs et, ensuite, de déterminer les stratégies mises en oeuvre par chaque organisation étudiée pour faire face aux défis spécifiques identifiés dans la première partie. Pour ce faire, nous allons à la rencontre de quatre coopératives de distribution alimentaire en Province de Liège, commercialisant des produits via un (des) point(s) de vente physique.
Enfin, nous tentons d’évaluer les choix stratégiques des modèles étudiés au travers, tout d’abord, d’une analyse individuelle sous la forme d’étude de cas. Ensuite, à l’aide d’une évaluation transversale des résultats, nous essayons de mettre en évidence des tendances en fonction de l’orientation des coopératives.
Pour terminer, nous tentons de déterminer quels sont les éléments parmi l’ensemble de nos observations qui pourraient mettre en danger la pérennité des initiatives étudiées et quelles sont les recommandations que nous adresserions aux acteurs concernés mais aussi au monde de la recherche et aux pouvoirs publics.

Partie théorique
Chapitre 1 : Les circuits courts

1. Terminologie : Les circuits courts
1.1. Les circuits courts, une initiative des systèmes alimentaires alternatifs
1.2. Vers une définition des circuits courts
1.3. Les circuits courts multi-acteurs
1.4. Les circuits alimentaires de proximité
1.5. Objet de cette recherche : définition vs. approche
2. La pérennité des acteurs en circuits courts
2.1. Une définition de la pérennité dans le contexte des circuits courts
2.2. La durabilité vécue et mise en oeuvre par les acteurs des circuits courts
2.3. Les circuits courts en Wallonie en quelques chiffres
Chapitre 2 : Le modèle coopératif et l’économie sociale
1. Le mouvement coopératif
1.1. Les origines du mouvement coopératif
1.2. Les principes de l’Alliance Coopérative Internationale (ACI)
1.3. Les coopératives agréées
1.4. Les limites du modèle coopératif
2. Les entreprises d’économie sociale
2.1. Les caractéristiques spécifiques à l’économie sociale
2.2. La rentabilité au regard de l’économie sociale
3. Les coopératives de distribution en circuit court
3.1. Essai de typologie des coopératives de distribution en circuits courts
3.2. Focus sur les points de vente physique
Chapitre 3 : Les points de ventes en circuits alimentaires de proximité
1. Un détour par la grande distribution
1.1. La grande distribution dominée par quelques grandes enseignes
1.2. Les méthodes de la grande distribution
2. Les points de vente en CAP
2.1. Gap Research
2.2. Les difficultés spécifiques à la distribution en CAP
2.3. Les solutions identifiées dans la revue de littérature
Partie empirique
Chapitre 1: Méthodologie

1. Problématisation
1.1. Étape 1 : Ciblage du modèle coopératif
1.2. Étape 2 : Ciblage de la forme de commercialisation
2. Terrain d’enquête et acteurs interviewés
2.1. Critères de sélection
2.2. Choix des coopératives et acteurs rencontrés
3. Le déroulement des entretiens
3.1. Le guide d’entretien
3.2. Entretiens semi-directifs
3.3. Limites des entretiens
Chapitre 2 : Analyses individuelles
1. Les Petits Producteurs
2. Unis-Verts Paysans
3. Oufticoop
4. Vervîcoop
5. Cas supplémentaires : Nos Racines et Invent’terre
Chapitre 3 : Analyse transversale
1. Analyse selon le modèle
1.1. Affectation non capitaliste du surplus
1.2. Démocratie économique
1.3. La mixité des ressources
2. Analyse selon les thèmes spécifiques
2.1. Fixation des prix et choix des marges
2.2. Diversification de l’offre et relation avec le producteur
2.3. Logistique
2.4. Travailleurs
2.5. Communication
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