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L'autopartage comme vecteur d'une mobilité plus écologique et électrique
Extraits et sommaire de ce document
Cela fait près de deux siècles que nous créons des véhicules et près d’un demi-siècle que certains scientifiques tentent tant bien que mal d’attirer l’attention de l’opinion publique sur l’impact que peut avoir le secteur du transport sur la gestion des ressources employées et sur l’environnement. Cependant, cela ne fait que quelques années que certains se rendent vraiment compte de la nécessité de proposer et d’adopter des comportements de mobilité alternatifs. Deux préoccupations émanent des trois périodes distinctes susmentionnées : l’autopartage est une proposition nouvelle qui répond aux besoins des usagers actuels, surtout dans les grandes villes, tout en se positionnant comme une alternative plus collaborative, plus durable et également plus économique ; à côté, l’électricité représente également une solution d’avenir plus écologique qui peut servir à la propulsion de tout type de véhicule, également en autopartage. Ce mémoire traitera de ces deux sujets. Dans un premier temps, nous nous intéresserons à l’automobile, l’autopartage, ses débuts et son développement et nous en analyserons les différents modèles actuels et tenterons d’en dégager les avantages et désavantages intrinsèques. Nous analyserons également les caractéristiques d’un tel système et clôturerons cette partie avec une infographie européenne du secteur de l’autopartage. Ensuite, nous étudierons les possibilités du développement des véhicules électriques en autopartage et la diffusion potentielle de tels véhicules à l’avenir. Nous analyserons finalement les interviews menées auprès de différents acteurs de l’autopartage que j’ai pu rencontrer afin d’en tirer les grandes tendances et les points à travailler pour améliorer le service et fidéliser un nombre croissant de clients. Des solutions pour l’avenir de l’autopartage et d’une mobilité plus verte seront également proposées avant de conclure ce mémoire. […] Le marché de l’autopartage est en plein essor et se développe souvent là où il est le bienvenu et où il est choyé par les politiques locales ou nationales. Et le nombre d’utilisateurs, aussi minime puisse-t-il paraitre, permet d’affirmer le succès de ce genre d’initiatives et le début d’une révolution en marche. Lorsque l’on prend en compte qu’en 2018, ce sont près de 55% de la population mondiale qui vit en zone urbaine selon la banque mondiale, ce sont autant de prospects et d’utilisateurs à convaincre du bienfait de l’autopartage. Les us et coutumes de l’autopartage abordés au cours de ce travail semblent parfois ne pas être utilisés suffisamment ou à bon escient ou même avoir atteint leurs limites. Il s’agit ici d’une activité de service offert à la population et cela freine évidemment son développement également par rapport à une vente de produits. On n’achète pas un service sur un coup de tête ou on ne l’entrepose pas dans son débarras ou sans son garage une fois acheté et que l’on ne s’en sert plus. Utiliser un tel service est l’aboutissement d’un processus intellectuel et décisionnel plus poussé. Des efforts constants doivent également être menés par les opérateurs pour enrôler, fidéliser et conserver des clients qui sont en mesure de pouvoir cesser l’utilisation du service du jour au lendemain ou d’aller à la concurrence. La concurrence est d’ailleurs féroce et multiple. L’autopartage ne représente qu’une solution au problème de mobilité. Prise à part, elle n’a que très peu de sens. Et tous les éléments qui gravitent autour sont autant de sources de concurrence possibles. Mais l’autopartage ne doit pas vouloir exister par et pour lui-même et doit continuer à être une solution qui a vocation à coexister avec d’autres. Les mentalités sont en train de changer. Ce changement est nécessaire afin de répondre non seulement aux objectifs climatiques et limiter l’impact humain sur l’environnement, mais également aux habitudes actuelles et prévisionnelles d’une civilisation toujours poussée vers les centres urbains et toujours plus technologiques. C’est donc aujourd’hui que nait une conscience globale de tous ces enjeux, l’autopartage et l’électrification qui ne ratera pas sa deuxième chance. Tout cela doit s’accompagner d’évolutions encore à peaufiner pour parfaire cet écosystème de mobilité mais tous y travaillent, des petites start-ups aux plus grandes multinationales. Les politiques doivent aussi oser avoir un avis sur l’autopartage et oser adopter les mesures adéquates à leur vision de l’autopartage. Dans ce conditions, l’autopartage, par son fonctionnement-même, continuera de permettre de réduire le nombre de véhicules sur nos routes. Il est par conséquent déjà vecteur d’une mobilité plus écologique. Il doit néanmoins continuer ses efforts de communication auprès des constructeurs, pouvoirs publics, et des privés afin de conscientiser de plus grand nombre des biens-faits de ses services. Au vu des évolutions annoncées en termes de motorisation et de carburants alternatifs et des efforts mis en oeuvre par nombre de sociétés, un passage à l’électrique ne devrait les impacter que très peu ; le coût de l’électrique s’étant démocratiser d’ici là, à travers une diffusion massive de la technologie, et leur croissance leur permettant d’assumer financièrement un tel changement. L’écosystème de l’autopartage pourrait être élargi aux producteurs d’électricité et il incombera à chacun d’assumer une partie des frais dans le bien commun de tous. Une fois convaincus par la technologie, les utilisateurs devront être fidélisés, non plus à l’automobile électrique, mais au fait qu’un service de mobilité leur suffit, leur fait économiser, et qu’ils font partie des efforts globaux vers une meilleure mobilité et un meilleur environnement. 1. Qu’est-ce que l’autopartage ? 1.1. L’autopartage, pour qui, pour quoi ? 1.2. Impacts de l’autopartage 1.2.1. Démotorisation 1.2.2. Impact environnemental 2. Les types d’autopartage et l’autopartage électrique 2.1. En boucle retour (Round trip) 2.1.1. Particulier à particulier (P2P) 2.1.2. B2B – Solutions de gestion de flotte 2.2. En trace directe 2.2.1. Free Floating 2.2.2. Stationnaire 2.3. Propriété fractionnelle 3. Caractéristiques de l'autopartage 3.1.1. Un écosystème 3.1.1.1. Les constructeurs automobiles 3.1.1.2. Nouvelles interactions avec le secteur public 3.1.1.3. Associations d’autopartage 3.1.2. Défis des opérateurs 3.1.3. Autres partenariats 3.2. L’ère connectée 3.3. Infographie européenne 4. Adaptation aux véhicules électriques 4.1. Pour quels types d’autopartage ? 4.2. Un développement en marche 4.3. En pratique, un changement d’habitudes 4.4. Encore des efforts à faire 4.5. Quels impacts ? 4.6. Le succès Bolloré et sa chute 5. Analyse des interviews réalisées 5.1. Des politiques de développement 5.2. Un besoin de communication important 5.3. Un opérateur unique impossible 5.4. Le service public comme exemple 5.5. Cambio vs Ubeeqo 5.6. L’électrique, le futur ? 5.7. Les voitures autonomes 5.8. Autres pistes de réflexion 6. Solutions futures 6.1. Transports intermodal et multimodal 6.2. Carburants alternatifs et évolutions électriques 6.3. Automatisation Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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