|
|
|
||||
Espace MembresEspace DocumentsMawarid TV |
L'émergence d'une économie sociale et solidaire au Maroc à la lumière des théories du troisième secteur
Extraits et sommaire de ce document
Selon le contexte économique et culturel dans lequel celle-ci a émergé, les termes utilisés par la littérature à son sujet varient. Ainsi, aux Etats-Unis par exemple, on parle de « Non-profit sector » ou de « Non-Profit Organizations » (Salamon et Anheir, 1992). Par ailleurs, pour la désigner, des auteurs parlent également de « tiers secteur » ou de « troisième secteur » (Defourny, 2013). Enfin, en Europe, son rayonnement s'est concrétisé à travers la notion d’économie sociale qui regroupe trois types d’entreprises sociales : les coopératives, les associations et les mutuelles (Mertens et Defourny, 1999). Au Maroc, une grande partie de l’économie demeure informelle. Dans l’espoir d’apporter des solutions aux besoins des tribus, de nombreuses pratiques citoyennes de solidarité ont vu le jour et elles constituent les piliers de ce que nous appelons aujourd’hui l’économie sociale et solidaire. Bien que l’utilisation de cette notion y soit récente, comme ailleurs en Afrique francophone (Fraisse et al, 2007), celle-ci repose sur l’organisation de pratiques héritées du bénévolat et de participations à un travail collectif très anciennes. De plus en plus on assiste dans les pays en voie de développement à l’émergence de ce troisième secteur. Mais devons-nous percevoir derrière celui-ci une seule et même réalité qui renverrait à une même volonté, une même mission et un même fonctionnement dans le chef de ses initiateurs et de ses différents acteurs ? Afin d’apporter une réponse à cette interrogation, nous allons-nous intéresser dans ce mémoire au développement de l’économie sociale et solidaire au Maroc. Notre question de recherche - « L’émergence d’une économie sociale et solidaire au Maroc à la lumière des théories du troisième secteur » - sera pour nous l’occasion de chercher à comprendre l’évolution de ce troisième secteur au Maroc. Elle nous permettra également d’identifier les raisons pour lesquelles cette économie-là s'est répandue à travers le pays. Quelles sont les premières pratiques citoyennes et sociales qui se sont mises progressivement en place dans la communauté marocaine et pour quelles raisons ? Quelles sont les initiatives qui, elles, émanent du Gouvernement ? Quelles formes d’organisations du tiers secteur pouvons-nous retrouver aujourd’hui au Maroc ? Dans le but d’apporter des réponses à ces questions, nous avons structuré notre travail d’une manière différente de celle utilisée habituellement, mais qui suit une certaine logique. En effet, à l'intérieur de chaque chapitre seront exposés des éléments théoriques éclairés par des exemples et des études de cas, et nous en discuterons directement les résultats. Dans un premier chapitre il nous a semblé important de faire la présentation de l’évolution de l’économie en général et des perspectives historiques de l’économie sociale et solidaire au Maroc, dans le but de nous familiariser avec le contexte marocain. Dans un deuxième chapitre nous expliquerons la méthodologie utilisée pour conduire notre recherche. Nous y décrirons la théorie qui sera utilisée, celle-ci nous permettant de différencier directement les organisations d’intérêt mutuel et d’intérêt général (Gui, 1991). Nous y aborderons ensuite le choix de notre échantillon ainsi que les circonstances dans lesquelles nous avons effectué nos différents entretiens. Nous rentrerons dans le vif du sujet à partir du troisième chapitre. Dans celui-ci, nous ferons un inventaire des pratiques religieuses et traditionnelles qui existent au Maroc et qui s’accordent avec les principes de l’économie sociale et solidaire. Nous éclairerons ces pratiques à la lumière de la théorie de Gui (1991). Les deux chapitres suivants décriront le développement, d'une part des organisations d’intérêt mutuel, à savoir les coopératives et les mutuelles, et, d'autre part, des organisations d’intérêt général que sont les associations et l’entrepreneuriat social. Nous y présenterons des cas concrets et, en particulier, les informations recueillies lors de nos entretiens ainsi que dans le cadre de nos recherches, que nous justifierons par le biais des théories du troisième secteur. Notre mémoire s'achèvera par une conclusion que suivront une évocation des limites de notre recherche ainsi que l'annonce de certaines perspectives qui pourraient demain venir étendre encore l’analyse de son sujet. CHAPITRE 1 : Evolution de l’économie marocaine CHAPITRE 2 : Le cadre théorique et méthodologique A. L’inventaire des pratiques religieuses et traditionnelles B. La théorie des deux pôles C. Les types d’entretiens CHAPITRE 3 : Les pratiques religieuses et traditionnelles A. Les pratiques religieuses B. Les pratiques traditionnelles non religieuses C. Les pratiques anciennes précurseurs de l’économie sociale et solidaire CHAPITRE 4 : Le développement des pratiques et des organisations d’intérêt mutuel A. Les coopératives 1. Présentation générale Le secteur coopératif marocain 2. Les différents types de coopératives B. Les mutuelles CHAPITRE 5 : Le développement des pratiques et des organisations d’intérêt général A. Les associations a. La lutte contre la pauvreté b. Le droit des femmes et des enfants c. La santé d. L'insertion des personnes porteuses d’un handicap B. L’entrepreneuriat social Autres documents qui pourraient vous intéresser !
|
|||