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Le secteur énergétique marocain : Etat des lieux
Extraits et sommaire de ce document
Aujourd'hui, le monde entier s'oriente de plus en plus vers les ER, celles-ci occupent une place importante dans la croissance économique et le développement durable du pays. Le Maroc qui ne fait pas l'exception, commence à prendre conscience de ces atouts. Le développement des énergies vertes est devenu sa grande priorité surtout qu’il dispose de conditions géographiques et climatiques largement favorables. Le Maroc reconnaît de longue date qu’il est vulnérable aux conséquences du changement climatique. Le gouvernement a ratifié la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en 1995 et le Protocole de Kyoto en 2002. En 1996 a été établi un Comité National sur les Changements Climatiques. En 2009, le Plan National de Lutte contre le Réchauffement Climatique a fixé les premiers objectifs de réduction des GES dans les secteurs de l’énergie et de l’industrie. En d'autres terme, le Maroc a ratifié l’accord de Paris lors de la Conférence des Parties COP21, il a fixer un nouveau cap par le changement de l’objectif de 42%, la part des énergies renouvelables en 2020 dans le bouquet énergétique global vers un objectif plus ambitieux de porter cet objectif à 52 % la part des énergies renouvelables à l’horizon 2030. Toutefois Le Maroc ne dispose de ressources tangible ni en pétrole ni en gaz, il importe plus que 97% de l'énergie. En revanche la facture pétrolière devient donc très pesante, surtout avec l’augmentation de la demande en électricité et avec la constante croissance du prix des produits pétroliers. Cette situation a des répercussions sur l’économie nationale à travers une aggravation du déficit commercial et une hausse des prix de la consommation (Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), 2007), menaçant ainsi l’équilibre financier de l’État, la compétitivité des entreprises nationales et le pouvoir d’achat des citoyens. Grace aux avantages des énergies qui se présentent et à la disposition du pays de conditions géographiques et climatiques largement favorables, le Maroc peut faire face aux différents défis énergétiques auxquels sont confrontés la plupart des pays du monde. Cette situation nous amène à poser la question suivante: Comment garantir un approvisionnement énergétique fiable, abordable et durable? En d'autres termes, comment développer et améliorer la situation du secteur énergétique marocain tout en valorisant mieux les ressources renouvelables? Notre article est structuré sous forme de trois parties. La première contient une revue de littérature sur l’état des lieux du secteur énergétique mondial. La deuxième partie présente un aperçu du contexte énergétique national. Et la troisième partie examine le contexte des énergies renouvelables au Maroc, en mettant l’accent sur les principales réalisations faites ainsi que les orientations stratégiques. […] Le Maroc a pris conscience du fait que l’intégration des énergies renouvelables peut apporter des avantages économiques, environnementaux et sociaux. Au niveau économique, le Maroc a connu ces dernières années une forte croissance démographique. En effet, l’effectif de la population du Royaume a enregistré un accroissement absolu de 3.956.534 personnes, soit un taux d’accroissement global de 13,2% et un taux d’accroissement annuel moyen de 1,25% durant la période intercensitaire 2004-2014 contre 1,38% pour la période intercensitaire 1994-2004. Cette progression a entraîné une croissance de la consommation énergétique à un rythme soutenu de 5% par an en moyenne, celle-ci est fortement basée sur les énergies fossiles. Aujourd'hui la facture énergétique table sur une croissance de 21% pour l'année 2012 pour s'établir à 104 milliards de dirhams; soit une ponction sur le produit intérieur brut (PIB) de l'ordre de 12.6%. Pour réduire la dépendance énergétique qui ne cesse de s'accroître et pour ne plus être pénalisé par les grosses factures pétrolières, le Maroc a fait des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique un secteur prioritaire dans sa stratégie de développement; il s'est engagé à atteindre une capacité de production de 6000MW d'ici 2020, soit une part de 42% de la production totale d'énergie répartie entre le solaire, l'éolien et l'hydraulique. Le développement des énergies vertes est devenu sa grande priorité surtout qu’il dispose de conditions géographiques et climatiques largement favorables. En effet sa position stratégique au coeur d’un carrefour énergétique (Connexion au réseau électrique espagnol par deux lignes de 400kV/700 MW), et l'injection des premiers Kwh dans le réseau électrique national fin de 2015 lui permettra d'être un acteur principal dans l'exploitation et l'utilisation des énergies renouvelables. Aujourd'hui, les énergies renouvelables au Maroc accaparent une place prépondérante dans la croissance économique et le développement durable du pays. En d'autres termes, le marché des énergies renouvelables offrira une opportunité aux entreprises qui oeuvrent dans ce secteur et améliorent leurs compétitivités plus particulièrement pour les PME qui aujourd'hui leur apport à l'activité économique reste faible notamment en termes de valeur ajoutée6. Ce dernier est considéré comme un bon générateur d'emploi direct et indirect, temporaire et permanent. Ceci participera à atteindre l'objectif gouvernemental qui vise à réduire le taux de chômage. L'intérêt que le pays porte au développement des énergies vertes lui permettra d'acquérir au moins 82.000 emplois répartis sur les projets Desertec (20.000), éolien(5.000), solaire (2.000), efficacité énergétique (1.200) et installations individuelles (20.000) et une participation de 5.000 emplois du microhydraulique et de la biomasse, essentiellement dans la fabrication, l'études, la R&D, le développement de projets, la construction et installation, l'exploitation et maintenance, le financement, l'organisation, la formation, le conseil, l'audit et autres. Au niveau social, grâce aux efforts déployés par l'Etat pour généraliser l'accès à l'électricité dans le rural à travers son programme d'électrification rurale global (PERG) lancé en 19957 et développé en 2006, le taux d'électrification a connu une augmentation de 80.5% en 18 ans (98.5% en 2013 contre 18% en 1995). En effet le programme d'électrification rurale globale a permis en 2013 l'électrification de 37.099 villages par réseau. En outre, grâce à l'adoption de nouveau mode d'électrification, il s'agit de techniques d'électrification basées sur l'énergie solaire, éolienne et sur les microcentrales hydroélectriques, 3.663 villages ont été électrifiés, soit les zones qui sont éloignées du réseau ou à l'habitat dispersé, par kits photovoltaïque. Cependant le PERG a contribué au renforcement de la cohésion sociale et au développement du secteur électrique dans les zones rurales au Maroc. Ainsi l'intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique a permis d'améliorer les conditions de vie de la population rurale où les projets d'énergies renouvelables sont situés par la construction des routes facilitant l'accès aux sources d'eau potable et d'énergie et aux services de santé et d'éducation etc. 1. Revu de littérature : Le bilan énergétique mondial 2. Aperçu sur le contexte énergétique national 2.1. Le bilan énergétique marocain 2.2. Indicateurs globaux du système énergétique 2.2.1. L'intensité énergétique 2.2.2. L'indépendance énergétique 2.2.3. La facture énergétique 3. Aperçu sur les énergies renouvelables au Maroc 3.1. Que sont les sources d'énergie renouvelable au Maroc 3.1.2. L'énergie solaire 3.1.3. L'énergie éolienne 3.1.4. L'énergie hydraulique Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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