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L’implantation d’un réseau de marchés de gros de poisson pour une meilleure valorisation des produits de la pêche au Maroc

 
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• Type de document : Mémoire/PFE
• Nombre de pages : 82
• Format : .Pdf
• Taille du fichier : 488.28 KB
Extraits et sommaire de ce document
Le Maroc se situe à l’extrême Nord Ouest de l’Afrique. Vu sa place géostratégique, il jouit d’une proximité de l’Europe. Ces atouts permettent au Maroc, de par l’étendu de son littoral (3500 Km) et la diversité de ses ressources marines, de posséder un véritable potentiel de production halieutique estimé à 1 million de tonnes renouvelables tous les ans. De plus, ils lui permettent de faire du secteur de la pêche un véritable moteur de développement économique et social.
Dans cet ordre d’idées, il faut signaler que des mesures ont été prises visant l’amélioration de la contribution économique et sociale du secteur de la pêche depuis les années 70. ces efforts ont été soldés par la promulgation d’un code spécifique aux investissements maritimes en 1973 et qui a été révisé en 1984 regroupant un certain nombre de mesures concernant essentiellement des exonérations fiscales et des subventions à l’équipement et au renouvellement de la flotte.
Toutefois, cette progression reste en deçà des potentialités et des atouts du pays en raison notamment d’une sous exploitation de la ressource, d’un réseau de distribution qui laisse à désirer et qui est à moderniser, d’une consommation faible et qui varie d’une région à l’autre et enfin d’un écosystème menacé par la pollution.
Ajoutons à cela l’existence d’une législation du secteur qui comporte encore des textes ne répondant plus aux besoins actuels. Aussi des mutations stratégiques en profondeur ont marqué le secteur des pêches ces dernières années et qui se sont illustrées par le non-renouvellement de l’accord de pêche avec l’Union Européenne.
Ainsi, les pouvoirs publics, tout en étant conscients de ces lacunes, ont procédé à l’élaboration d’un certain nombre de réformes afin d’assurer une gestion rationnelle de la ressource, de promouvoir le secteur et permettre l’amélioration de sa contribution sur les plans économiques, sociaux et de la sécurité alimentaire.
A ce sujet, il faut signaler que ces efforts ont été soldés par une évolution appréciable permettant ainsi au secteur de la pêche de contribuer à l’économie nationale avec un taux qui atteint 2.3% du PIB (Produit Intérieur Brut) en l’an 2000, et un volume des exportations des produits de la mer qui s’élève à 62% des exportations agroalimentaires et plus de 13% du total des exportations marocaines selon la direction de la statistique pour l’année 2001.
Aussi, il faut noter que le secteur de la pêche génère directement ou indirectement 400.000 emplois dont 36% pour la pêche artisanale et 34% pour celle côtière. Quant à la pêche hauturière, avec une technologie à forte intensité du capital, emploi 11.000 personnes en plus de 30.000 personnes sont employées dans les industries de transformation.
En ce qui concerne la contribution du secteur de la pêche à la sécurité alimentaire et malgré la vocation halieutique du Maroc, force est de constater que la consommation interne du poisson frais reste faible avec un ratio de 9 Kg par habitant et par an.
En effet, cette faiblesse apparaît davantage en comparaison avec d’autres pays où la consommation est estimée en Espagne à 37,7 Kg, au Sénégal à 24,4 Kg, en Tunisie à 10,1 Kg et en Mauritanie à 10 Kg alors que la moyenne mondiale est évaluée à 14 Kg par habitant et par an.
Outre l’existant d’un faible niveau de consommation nationale, qui est d’ailleurs inégalement répartie entre les différentes régions du Maroc, cette consommation est faible voire nulle dans certaines régions à l’intérieur du pays, c’est à dire dans les villes continentales.
Devant cette situation, il serait grand temps de dégager les principales raisons qui l’expliquent. Entre-autres, on peut citer l’existence d’un différentiel du pouvoir d’achat entre l’étranger et le marché local et la multiplicité du nombre d’intermédiaires qui donnent lieu à des prix relativement élevés de la majorité des espèces. En outre, les villes non côtières souffrent de l’insuffisance de l’infrastructure de transport et de stockage des produits de la mer et avec des coutumes alimentaires qui sont principalement à base de viande rouge.
Or pour faire face à toutes ces lacunes et faiblesses, une stratégie nationale de valorisation et de promotion de la consommation locale des produits de la mer s’avère indispensable pour élargir la consommation et la faire passer de 9 Kg par habitant et par an à 14 Kg, l’implantation d’un réseau de marché de gros de poisson accompagnée d’une nouvelle organisation commerciale des réseaux de distribution interne des produits de la pêche conformément aux normes prescrites garantissant la salubrité et la qualité des
produits et avec des prix adorables et ce en plus de l’amélioration de la sécurité alimentaire des produits de la pêche maritime commercialisés localement de manière régulière grâce à l’utilisation d’infrastructures, conçues selon les normes internationales (moyens de transport réfrigérés – points de vente équipés).

I. PRESENTATION DU SECTEUR DE LA PÊCHE
1- STATISTIQUES CONCERNANT LES PRODUCTIONS DE LA PÊCHE COTIERE ET ARTISANALE
2- DESTINATION DE LA PRODUCTION NATIONALE
3- ORGANISATION DU CIRCUIT DE DISTRIBUTION
4- IMPORTANCE DES MOYENS DE TRANSPORT
II. INTERVENANTS INSTITUTIONNELS
1- ODEP
2- LES SERVICES VETERINAIRES
3- COLLECTIVITES LOCALES
4- MINISTERE DES PÊCHES MARITIMES
5- L’OFFICE NATIONAL DES PÊCHES
III. PRESENTATION DES SITES D’ACCUEIL DES MARCHES DE GROS AU POISSON ET LEUR POTENTIEL
IV. BENCHMARKING
EXPERIENCE FRANCAISE
V. MARCHE DE GROS DE POISSON COMME COMPOSANTE ESSENTIELLE PUR LA PROMOTION DE LA CONSOMMATION DU POISSON A L’ECHELLE NATIONALE
1- PROBLEMATIQUE
2- SOLUTION JURIDIQUE
3- FAISABILITE FINANCIERE
4- RECOMMANDATIONS
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