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L'évaluation de la qualité de la formation
Extraits et sommaire de ce document
La mutation s’est traduite par une augmentation rapide du nombre des prestataires, la croissance nette résultant à la fois d’un taux élevé de création et de disparition des organismes de formation. Dans un tel contexte, la qualité tend à se hisser au premier plan des préoccupations des acteurs. Le terme reste, cependant encore ambiguë au sens où le client ne peut pas avoir de garanties totales sur l’impact du service et le prestataire a des difficultés à mesurer la valeur de la prestation et à légitimer le prix demandé. Les services en général et la formation en particulier sont, en effet, confrontés à une incertitude sur la qualité. Améliorer la qualité de la formation passe par un développement des mécanismes efficaces de coordination pour réduire l’incertitude. Il convient aussi de s’interroger sur les éléments ou signaux qui facilitent une appréciation ex ante de la qualité de la prestation. Le fournisseur, en adoptant ou adhérant à ces signaux va se différencier par rapport à ses concurrents et se positionner sur le segment de qualité correspondant à ses objectifs. Un balayage rapide de la littérature sur les modes d’évaluation de la qualité conduit à distinguer différents indicateurs. L’objectif de ce travail est d’étudier leur contribution et leur efficacité dans l’évaluation ex ante de la qualité de la formation. Le plan de l’article se décline en trois sections. La première section pose le problème en rappelant les difficultés liées à la définition de la qualité dans le secteur de la formation professionnelle. La deuxième section est consacrée à déterminer l’apport et les limites des différentes approches économiques proposées dans l’évaluation ex ante de la qualité de la formation ( information imparfaite, contrat, standard, théorie des conventions). La troisième section appréhende des voies non marchandes de modes de coordination. Le concept de confiance joue alors un rôle très stratégique. L’institutionnalisation de la qualité apparaît comme le facteur qui améliore la crédibilité morale et technique de l’organisme de formation et renforce la confiance dans la relation client fournisseur. […] Une revue de la littérature sur les modes d’évaluation de la qualité de la formation a permis d’introduire les différents indicateurs utilisés pour évaluer la qualité dans le secteur de la formation continue. On a montré les limites du prix, de la réputation et du contrat dans la coordination des échanges. Les entreprises ont intérêt à investir dans des signaux qui renforcent leur crédibilité morale et technique. Il est suggéré que l’évaluation de la qualité passe en partie par une structuration du secteur de formation afin d’en améliorer la transparence et de résoudre les problèmes d’identification. L’institutionnalisation de la qualité à travers la normalisation et la certification semblent porteuses de nombreux enjeux pour les clients et les organismes de formation. L’investissement spécifique requis est considéré comme un engagement favorisant la confiance. Le label doit assurer le client sur le professionnalisme des formateurs et sur la cohérence de la structure. II. LE CONCEPT DE QUALITE 1. Le niveau de satisfaction 2.La qualité technique III. LES APPROCHES ECONOMIQUES DE L’EVALUATION EX ANTE DE LA QUALITE 1. l’évaluation de la qualité par le marché 2. l’évaluation de la qualité par les standards 3. l’évaluation de la qualité par les conventions IV. L’INSTITUTIONNALISATION DE LA QUALITE 1. Le concept de confiance dans l’évaluation de la qualité 2. La normalisation, un facteur de rationalisation de l’activité 3. La labellisation et la certification, un facteur d’engagement Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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