|
|
|
||||
Espace MembresEspace DocumentsMawarid TV |
Les créances bancaires en souffrance au Maroc : Evolution et analyse
Extraits et sommaire de ce document
Depuis lors, les travaux sur le rôle des banques dans le développement des marchés financiers à très vite mis en lumière leurs importances en matière de canalisation de l’épargne vers les crédits et la gestion des risques de cette canalisation. Comme ses homologues dans les pays occidentaux, le secteur bancaire marocain a connu une croissance et une maturité depuis l'indépendance avec un rythme très soutenu depuis le début des années quatre vingt dix, suite à la politique monétaire libérale imposant des réformes des lois bancaires, et ce, depuis 1967 à celle de 2014, la dernière. Ceci, dans un objectif d’assurer une croissance économique saine et plus importante à la fois par l’amélioration de l’épargne et des investissements tant en quantité qu’en qualité, grâce au marché interbancaire. Notre réflexion se porte sur une contrainte "pas la seule" parmi d'autres, qui entrave le développement du secteur bancaire et de toute l'économie nationale, c'est le non paiement total ou partiel des engagements des différents emprunteurs, surtout de la catégorie désignée par la PME et PMI. A ce stade notre étude portera sur le comportement et l’identification des besoins solvables, tout en mettant en évidence l’importance des liens d’interdépendance banque et PME/PMI. Cette dernière, souvent caractérisée par une structure entrepreneuriale moyenne, une structure financière déséquilibrée et une capacité d’endettement saturée ou d’un mal endettement qui renvoie à l’inadaptation du prêt avec les besoins. En conséquence, l’entrepreneur se trouve en quête de ressources de sauvetage et même de survie par une fuite devant le mal endettement à un surendettement ce qui rend la PMI –PME dépendante du crédit bancaire. Pour ce faire, nous avons décidé, dans un premier axe, d'analyser le développement du secteur bancaire marocain et en particulier, les motifs et les contraintes qui engendrent une telle situation que l'on qualifie très souvent de surendettement. Dans le deuxième axe, vont être étudiées les mesures prisent par les banques, en matière de surveillance et du suivi, des cas de débiteurs (PME/PMI) défaillants, et ce, afin de minimiser les effets négatifs du non paiement des engagements sur les banques marocaines, tout en séparant les clients de mauvaise foi de ceux qui sont en difficulté. Pour accomplir une étude en économie et plus précisément dans le domaine bancaire, on doit se rappeler que : « La réalité ne se donne jamais d’elle-même au chercheur » (JOEL JALLADEAN, 1998), c’est à travers des prismes de grilles d’interprétation que les signaux reçus du monde réel sont perçus et expliqués. Dans notre document elle consistera à collecter les données nationales et de tenter de produire des représentations simplifiées sous forme de tableaux et graphes, les plus adéquats possibles de la réalité telle qu’elle est perçue, et ce, afin d’expliquer, de critiquer et de prévoir les tendances futures des provisions réservées aux risques d’impayés bancaires au niveau national, ce qui permettra aussi une bonne gestion du risque crédit. L’analyse des créances en souffrance que nous proposons dans ce document, repose sur un outil très simple qui comprend la collecte des données financières à partir des états de synthèses du système bancaire, récupérés des Rapports de Bank Al Maghreb. Ces données présentées sous forme de tableaux et graphes feront l’objet de notre étude. Les résultats du modèle peuvent aider aussi bien à l’interprétation ainsi qu’à l’analyse du processus de gestion des risques financiers et de la situation financière de la banque, rapprochant ainsi les objectifs de l’économie expérimentale à savoir : Tester les théories ; Produire des connaissances ou des données nouvelles ; Aider à la décision publique et privée dans beaucoup de domaines notamment l’économie bancaire. Cet outil d’analyse (Tableaux et graphes) est certes très simple mais offre une représentation visuelle de certains résultats et un aperçu rapide de la situation actuelle de la relation (Entreprise-banque) marocaine. Il permet aussi d’élaborer des comparaisons dans le temps, ce qui permettra de porter des jugements sur la situation fragile des entreprises, surtout les PME et les PMI, représentant la plus grande partie des emprunteurs en difficulté de payement, et donner ainsi des perspectives pour le système bancaire. […] Nous avons essayé d’aborder la relation banque/client à travers l’évolution des créances en souffrance, qui touche en grande partie les entreprises. La gestion de ce risque suppose aussi bien une gestion et une bonne gouvernance, permettant à la banque de surmonter les risques de la sélection adverse et du risque moral, par la mise en place d’un certain nombre de principes : une bonne sélection, se concentrer sur les relations long, l’exigence des garanties et le rationnement des prêts. La nécessité pour la banque de la mise en place de ces principes exige des coûts supplémentaires pour l’instauration et le renforcement des fonctions comme l’audit, l’inspection, le système de collecte d’information, la formation, aussi bien pour la banque que pour l’entreprise. On se demande alors à propos de la relation de la banque vis-à-vis de ses clients, à travers ses dispositifs mis en oeuvres aussi bien en amont qu’en aval, pour maintenir ses relations et fructifier ses fonds ou encore minimiser les coûts des défaillances qui peuvent survenir. La majorité des incidents de paiement des ménages ne sont pas dû au taux d’intérêt mais plus tôt à des chocs externes et à des accidents de la vie (changement/perte d’emploi, frais imprévus, maladie...) ou/et d’une mal évaluation de l’octroi de la part de la banque. Contrairement aux entreprises, il s’agit surtout d’une mauvaise gestion qui impact sa solvabilité. Il relève de la synthèse des comportements et l’identification des besoins solvables, qui met en évidence banque – entreprise et la fragilité de cette relation en raison principalement de la subjectivité et de l’hyper-personnalisation des rapports de ces deux acteurs économiques dans notre pays. En termes de preuve et d’après l’étude des supports, la protection du déposant est à peine amorcée, alors qu’en est-il de celle du débiteur et des entreprises en difficulté ? qu’en est-il de l’endettement des ménages et de l’abus de crédit ou son insuffisance? Il y a lieu de souligner le rôle de l’Etat pédagogue, par la mise en place d’une politique d’éducation financière et protecteur du consommateur. 1 : La gestion du risque crédit 1.1 : Crédit à l'économie et créances en souffrance 1.2 Les provisions pour créances en souffrance 2. Les créances en souffrance et leur gestion 2.1 Les causes des incidents de payement des ménages 2.2 Les contraintes liées au financement de l'entreprise 2.3 : Contrôle et suivi des créances en souffrance Autres documents qui pourraient vous intéresser !
|
|||