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Analyse financière comparative de BMCE Bank, BCM, BMCI et La Société Générale
Extraits et sommaire de ce document
Section 1 : comparatif sur la base du bilan et hors bilan 1- Bilan : Le total bilan est un indicateur de la taille d’un établissement de crédit, c’est l’un des critères de classement des banques. La BMCE est la 1ère banque privée la plus importante en terme de taille (Tableau 1 & 3) : Elle est classée 1ère en terme de total bilan ; Elle s’est accaparée le deuxième rang pour les crédits accordés 29% aussi bien pour la collecte des dépôts 33%, (la 1ère place est pour la BCM) (tableau 2 &3). Les critères de classement des grandes banques accordent désormais une importance accrue au niveau des fonds propres et des résultats et une importance moindre au total bilan. Ainsi que le portage de créances interbancaires, en raison des contraintes réglementaires de solvabilité et notamment du ratio Cooke, consomme des fonds propres tout en offrant une rentabilité en générale très faible. La situation macroéconomique, les préférences des contreparties, les dispositions réglementaires et enfin, les stratégies suivies par les groupes bancaires exercent une forte influence sur le patrimoine des établissements de crédit. Le système bancaire marocain a connu une extension des opérations avec la clientèle au passif surtout et une légère hausse du coté de l’actif (tableau 4). Les banques marocaines ne peuvent pas augmenter leurs engagements pour des raisons réglementaires. Si les banques augmentent leurs portefeuilles engagements, ils doivent augmenter leurs fonds propres pour respecter le minimum requis pour le ratio Cooke à savoir 8%. Tout cela est à l’origine de la sur liquidité auprès des banques et de l’accroissement de leurs ressources par rapport à leurs engagements (tableau 5 & 6). Les ressources bancaires de notre panel ont marquées une hausse moyenne qui se justifie par une augmentation des comptes à vue créditeurs (tableau 7). Cette hausse est tirée principalement par la BMCE et la BMCI. Cette rubrique a été boostée par les comptes chèques et les comptes courant qui se sont appréciés, mais pas à un rythme suffisant. Ceci est à cause de la faiblesse des revenus et du montant important des règlements cash et la faiblesse du taux de bancarisation. La progression des ressources rend plus aigue le problème de la surliquidité des banques et reflète le degré d’utilisation de la trésorerie centrale. 2- Le Hors bilan : Le panel illustre bien le fait que les banques marocaines sont encore tributaires de leur activités classique d’intermédiation ainsi que l ‘absence d’un marché de produits dérivés (tableau 8). la régression la BMCE a été la plus accentuée. Avec l’avènement de la notion banque universelle qui exerce et des activités clientèle et des activités de marché la concurrence est devenue de plus en plus acharnée : La BMCE et la BCM perdent d’avantage de part de marché sur les opérations du hors bilan (tableau 9). La BMCI et la SGMB bénéficiant du soutien de leurs maisons mères, et ont connu une hausse du hors bilan, grâce au développement des opérations de commerce extérieur (graph. 1). Cette hausse aura un impact positif sur leurs niveau de marge sur les commissions. Section 2 : Analyse par les soldes intermédiaires de gestion 1. Produit Net Bancaire : C’est la différence entre les produits et les charges d’exploitation bancaire c’est un solde composite (associant des composantes de natures différentes) qui ne prends en compte que certains risques de perte et non la totalité d’entre eux) et qui représente le gain maximale de l’établissement. Le PNB est impacté par la survenance de certains risques bancaires, il s’agit de : la survenance de risque de crédit qui impacte le PNB de par les intérêts impayés il subit donc le manque à gagner que représente les intérêts impayés ¨ la survenance de risque de prix impacte le PNB que ces risques soient associés aux activités d’intermédiation ou aux activités de marché (risque de taux, risque de change). Afin de mieux analyser l’évolution du PNB il est nécessaire d’analyser l’évolution des compartiments qui le compose à savoir : la marge d’intérêt ; la marge sur les commissions ; le résultat des opérations de marché. La marge d’intérêt : La marge d’intérêt est le solde entre les flux d’intérêts perçus sur les créances et les flux d’intérêts payés sur les dettes, elle correspond largement à l’activité d’intermédiation. Toutefois elle est influencée par les opérations autonomes de trésorerie, dont la motivation peut être autre que la réalisation d’une marge de taux. La marge d’intérêt constitue l’essentiel du PNB (tableau 10), sauf que la baisse tendancielle des taux d’intérêts que connaît le système bancaire marocain a provoqué une régression de cette dernière. La baisse des taux d’intérêts concerne aussi bien les crédits que les dépôts, mais avec une cadence moindre pour les dépôts. Pour la SGMB la croissance de la marge d’intérêt est dûe d’une part à la hausse de son portefeuille engagements de 7, 2% et d’autre part à une baisse moyenne de 8% de ses intérêts et charges assimilés (tableau 11 & 12). La BMCI a connu la croissance de la marge d’intérêt la plus élevée. Cette hausse est dû essentiellement à une régression moyenne 8% de ses intérêts et charges assimilées, et à une croissance moyenne de 6% de ses intérêts et produits assimilés même si son portefeuille engagements a connu une légère baisse de (0,68%). La BCM a vu ses intérêts et charges assimilés régressé de 12% en moyenne, et a enregistrée une légère baisse de 1% au niveau des produits et intérêts assimilés. Ceci justifie la faible croissance de sa marge d’intérêt. Pour la BMCE, on constate une baisse moyenne de 1% de ses intérêts et produits et ses intérêts et charges assimilés ont fléchi de 7%. En générale les intérêts et charges assimilés ont connu une baisse alors que les dépôts ont enregistrés une augmentation, ceci s’explique par un coût de ressources de plus en plus faible. Marge sur les commissions : C’est le solde entre les commissions perçues (telle la monétique, commissions sur opérations avec les établissements de crédits…) et les commissions versées par la banque. Le ratio (marge sur les commission/PNB) nous permet d’évaluer le poids des commissions dans le PNB (tableau 13) et par conséquent leur contribution dans le résultat. Plus ce rapport est élevé plus la banque est immunisée contre les risques liés aux crédits. En effet, généralement les commissions ne sont pas liées à des encours d’engagement, ce qui annule le risque de contrepartie. En outre, elles ne sont pas consommatrices de Fonds Propres ce qui en fait une source de revenu primordiale pour la banque. Les commissions constituent aussi un moyen de compenser l’érosion continue des taux de rendement des crédits, le tassement des engagements et la monté des risques dans un environnement instable et hautement concurrentiel. La marge sur les commissions évolue de façon mitigée dans le PNB (tableau 14 & 15): La marge la plus élevée est réalisée par la BMCE ; Pour la BCM ; la croissance de sa marge sur commissions revient à une croissance moyenne de 16% des commissions sur moyens de paiements ; L’augmentation de la marge sur commissions enregistrée chez la SGMB est due d’une part à la croissance des commissions sur des opérations avec la clientèle (+36%) (Particuliers et entreprises), d’où l’augmentation qu’a connu le hors bilan, et d’autre part l’augmentation des commissions sur vente de produits d’assurance (+83%). La croissance de la marge sur commission pour la BMCI est due d’une part à une augmentation moyenne de 6% des commissions perçues. Et d’autre part à une régression moyenne de 7% des commissions servies. Ces commissions sont constituées essentiellement des commissions sur prestations de services et sur moyens de paiement qui représentent respectivement (33% et 24%) des commissions perçues. Le résultat sur opérations de marché : Ce résultat traduit le volume des opérations réalisées dans la salle des marchés en particulier le change. L’analyse de l’évolution du résultat sur les opérations de marché dans le PNB met en évidence leur caractère volatil (tableau 16). Les résultats des opérations de marché sont généralement plus volatils que les résultats de l’intermédiation. La BMCE est au 1er rang du panel en terme de résultats sur les opérations de marché, (graph. 2) ceci se justifie par l’accroissement du volume des activités de la salle des marchés. La chute que connaît le résultat des opérations de change (-17%), a été compensée en partie par la croissance du résultat des opérations de placement (+112%). Par contre l’activité de la salle des marchés de la SGMB traite principalement les activités de change. Ces derniers constituent 97% de son résultat des opérations de marché. Cette restriction des opérations de marché aux activités de change est conjuguée par une faiblesse de son résultat sur les opérations de marché. Pour la BCM, la croissance de son résultat des opérations de marché est lies en grande partie à une hausse moyenne de 200% des résultats des opérations sur titres de placement. De sa part le résultat de change a régressé avec en moyenne de 11%. La baisse des résultats sur le change est d’abord lié au tassement du volume de l’activité a l’international et ensuite a la concurrence qui se ressent de plus en plus acharnée. L’augmentation des résultats des opérations sur titres de placement est la résultante de la baisse des taux du fait de la relation inverse qui existe entre les deux, et donc les banques ont une activité de placement forte qui est facilitée par l’accès à une masse importante de dépôts clientèle. Après l’analyse des l’évolution des principaux composants du PNB, il apparaît clairement que la raison de la légère hausse du PNB (tableau 17 & 18) est dûe aux revenus alternatifs des marges sur les commissions, et des résultats sur les opérations de marché. Cette croissance est en dépit d’une conjoncture économique marquée d’une politique d’octroi de crédit de plus en plus prudente, ainsi que l’accroissement des risques et des créances en souffrances. 2. Le résultat brut d’exploitation : RBE. Le RBE est la marge dégagée sur l’ensemble des activités bancaires après prise en compte des frais de structure. Ce solde n’est toutefois qu’une indication partielle de la capacité d’un établissement à être bénéficiaire, dans la mesure où il n’est pas encore tenu compte du coût de risque (le coût de risque désigne l’effort net d’approvisionnement, risque de crédit et risque pays notamment) au total. La BCM enregistre une régression mais son RBE reste toujours le plus élevé (tableau 20). Cette régression est dûe aux produits des résultats sur immobilisations financières enregistrées exceptionnellement en 2000 et qui a atteint les 119 490 millions DHS. La BMCE affiche une croissance du RBE, dû partiellement au résultat des opérations sur immobilisations financières et aux autres produits d’exploitation non bancaires, ainsi qu’une légère baisse des charges générales d’exploitation (-0,5%). Section 3 : Analyse par la méthode des ratios Le coefficient d’exploitation ; Le coefficient d’exploitation traduit l’importance des frais de gestion (charges générales d’exploitation) qui sont directement déduits du compte d’exploitation. Cet indicateur revête aujourd’hui un caractère primordial d’autant plus que le montant des frais généraux a connu une sensible évolution depuis quelques années (tableau 24). Ce rapport est lié au rythme d’évolution du PNB et des frais généraux. On qualifie d’ailleurs « effet de ciseaux » une augmentation des frais de gestion plus accentuée que celle du PNB, pouvant s’avérer très préjudiciable pour la rentabilité de la banque. Pour préserver sa rentabilité, la banque doit contrôler et suivre le rythme de progression des frais généraux afin d’éviter tout dérapage. Pour notre panel l’effet de ciseaux existe chez la BCM et la BMCI du fait que la croissance moyenne du PNB est inférieure à celle des charges générales d’exploitation comme le montre les tableaux 21 et 22. La BCM affiche le coefficient d’exploitation le plus faible du panel, malgré l’effet de ciseaux qu’elle subit (tableau 23). A travers le tableau ci-dessous il apparaît clairement que l’essentiel des charges d’exploitation générales revient au frais du personnel. Ce résultat n’est que la traduction de l’importance des ressources humaines dans le secteur bancaire. La BMCE a le montant des charges le plus élevé, mais c’est la BMCI qui affiche la croissance la plus accentuée (tableau 25 & 26). La banque encoure un risque opérationnel qui est le risque humain. De façon générale, ce sont les risques que les exigences attendues des moyens humains (exigences de compétence et de disponibilité, exigences de déontologie…) ne soient pas satisfaites. Les risques humains recouvrent notamment : Les erreurs ; Les fraudes ; Le non respect des règles déontologiques (ces règles sont essentielles, notamment dans les métiers, d’intermédiation sur les marchés et de gestion d’actifs pour le compte des tiers). La difficulté à conserver (ou à recruter) les ressources humaines nécessaires, notamment dans certains métiers ou fonctions sensibles. On remarque que pour la BCM les autres charges externes ont connu une hausse et pèsent lourd sur les charges générales d’exploitation. En plus des frais de personnel la BMCE a des charges externes assez importantes. Par conséquent le coefficient d’exploitation de la BMCE est le plus élevé du panel. Il est a noté que les autres charges d’exploitation ont connu une hausse en 2002 et ont atteint 11.044 KDHS. La BMCE est encapée par le poids des charges qui affecte sa rentabilité. Une réduction de ses coûts pourrait booster ses résultats. Et notamment réduire le coefficient net d’exploitation. Un coefficient faible signifie qu’un établissement dispose d’une marge de manoeuvre pour absorber des évolutions défavorables. Pour tout le panel la croissance des charges de personnel est conjuguée par un taux d’encadrement et un nombre d’agence de plus en plus élevé dans le cadre d’une politique de proximité à la clientèle (tableau 27 & 28) (graph. 3). Le coefficient d’exploitation doit être mis en relation avec les métiers exercés et avec la notion de coût du risque. Pour l’intermédiation, le coût du risque n’est pas encore pris en compte et il est donc important que le coefficient soit suffisamment faible pour permettre la couverture de ce risque sans compromettre la rentabilité. Pour les activités de marché, le coût su risque est intégré dans le produit net bancaire, de sorte que le coefficient d’exploitation en tient compte. Enfin, les prestations de services ne génèrent pas en principe de risques. 2. Le coefficient de rendement ROA : Return On Assets. Ce ratio indique le taux de résultat net dégagé en moyenne sur l’ensemble des actifs portés par l’établissement. Le coefficient de rendement est assez pertinent s’agissant d’établissements dont les activités d’intermédiation vers la clientèle, notamment, sont prédominantes. L’interprétation de l’évolution de ce ratio passe obligatoirement par l’interprétation de ses principales composantes à savoir : Le résultat net ; Le total actif. On constate : Une chute spectaculaire du résultat net de la BCM ceci est la conséquence de la politique d’assainissement de son portefeuille engagements initiée sur 2002 et où l’effort de provisionnement a dépassé le 2 milliard DHS (Tableau 29 & 30). La croissance moyenne la plus élevée enregistrée sur le panel est celle de la BMCI. Pour la BMCI cette croissance élevée du RN est dûe, d’une part, à l’importance de la marge d’intérêt et qui a été la moins lésée par la baisse des taux .Et d’autre part au rétrécissement du poids des charges d’exploitation bancaires dans le PNB, chose qui reflète une politique rigoureuse de maîtrise des coûts. Cette baisse a été constatée également chez la SGMB et la BCM. La SGMB a connue une croissance de la marge d’intérêt ; ceci grâce à la croissance de ses engagements sur les lignes crédit immobilier et crédit à l’équipement qui ont connu respectivement une croissance moyenne sur les quatre derniers exercices de 23, 33% et 6,92%. Pour la BMCE la croissance est de 47, 8% pour les crédits immobilier est de 15, 2% concernant la même période. A l’heure actuelle les banques mènent une forte concurrence sur le marché des crédits immobiliers et crédit à la consommation. Pour la BMCE le poids des charges d’exploitations bancaires dans a connu une hausse qui est dûe principalement à une croissance des Autres charges bancaires (tableau 31 & 32). Ceci s’explique par la croissance du volume des opérations de marché traitées par la BMCE et qui la place 1er rang dans cette activité, ainsi que par le volume des transactions avec le dépositaire centrale. En conclusion les baisse qu’a connu le ROA sont dûes aux régressions des résultats nets et augmentations des totaux actifs tableaux 32 & 33 & 34) : ¨ Pour la BMCI on constate une stagnation du ROA et non une régression, du fait que son Résultat net a connu une augmentation plus rapide que son total actif. Pour la SGMB, le ROA a connu une légère baisse, puisque son RN décroît de la même cadence avec laquelle son total actif augmente. Le ROA présente d’importantes limites : Il est faussé par l’absence de pondération des actifs alors même que le degré de risque de ces actifs est variable (par exemple l’importance relative des opérations interbancaires, pour lesquelles les marges sont très faibles, se traduira mécaniquement par un coefficient de rendement relativement faible). Il ne peut être significatif lorsque les activités de marché (qui sont largement comptabilisée en hors bilan) et/ou les prestations de services (qui n’ont pas de traduction au niveau bilantiel) sont développées. 3. Le Return On Equity : C’est le résultat net sur les capitaux propres. Il est important : à Pour les actionnaires, afin de suivre le rendement de leur investissement (et donc de préparer leurs décisions stratégiques) ; Pour les dirigeants qui doivent assurer aux actionnaires un rendement satisfaisant, particulièrement lorsqu’ils souhaitent obtenir un renforcement des capitaux propres ; à Plus généralement pour l’ensemble des tiers, la rentabilité étant l’une des garanties d’une solvabilité durable. Il y a schématiquement deux moyens différents de fixer une exigence de rentabilité des capitaux propres : Se référer au taux des actifs sans risque (les emprunts d’Etats à moyen terme par exemple), les capitaux investis devant rapporter le taux sans risque augmenté de la prime de risque. Se référer au taux de rentabilité atteint par les établissements les plus rentables. Cette référence peut être faiblement significative lorsqu’elle est fournie par des établissements étrangers dont le marché domestique présente des caractéristiques très sensiblement différentes. ¨ Pour la BMCE et la BCM le ROE est en baisse parce que la régression des résultats nets est plus forte que l’augmentation des fonds propres, malgré l’augmentation de capital faite par la BCM en 2002. Pour la BMCI, l’effort de l’augmentation du capital en 2001 et 2002 a allégé l’érosion de son ROE. Pour la BCM malgré l’augmentation du capital faite en 2002 le niveau des fonds propre n’a pas allégé la baisse du ROE. En générale le niveau du résultat net n’est plus en adéquation avec le niveau des fonds propres. 4. Ratios de risque : La mesure du risque et surtout celui du crédit est cruciale dans l’activité bancaire car son niveau affecte considérablement la rentabilité des opérations. De bonnes marges à court terme négociées sur des projets ou des clientèles à forte probabilité de contentieux peuvent se révéler désastreuses à moyen et à long terme. i. Taux de couverture : Ce taux qui n’est que le rapport entre les provisions pour créances en souffrance et les créances en souffrance, traduit le degré d’immunité qu’aura la banque en cas de litige avec ces débiteurs. le principe étant de provisionner la perte finale, estimée en tenant compte des perspectives de recouvrement et de la valeur vénale des garanties détenues. Le taux de couverture du risque s’est amélioré pour l’ensemble des banques atteignent son maximum chez la BCM, du fait de la croissance des provisions. En générale tout le panel a connu une augmentation du taux de couverture. Cet effort d’assainissement est pour se conformer aux exigences de Bank Al Maghreb pour ce qui est du respect des règles prudentielles. Toutefois la différence de taux peut provenir de la politique de provisionnement propre à chaque banque. ii. Taux de contentieux : Ce ratio est une mesure instantanée de la part de la clientèle à problème par rapport à l’ensemble du portefeuille géré par la banque. Il indique le niveau de risque supporté plus ce rapport est élevé plus il dégrade la rentabilité de la banque. La BMCE a connu une croissance des créances en souffrance 4 fois plus rapide que la croissance de ses engagements globaux. Et par conséquent le taux de contentieux a connu une croissance moyenne de 11,13% (tableaux 40 & 41). La BCM a le taux de contentieux le plus élevé, puisqu’elle affiche la croissance la plus élevée des créances en souffrance (tableau 42). ¨ La baisse qu’a connue le taux de contentieux pour la BMCI est dû d’une part à la baisse des engagements globaux ; suite à la baisse de 43% de la ligne des autres crédits et des 6% des crédits à l’équipements, et d’autre part à une légère augmentation des créances en souffrance. La SGMB a connu une croissance de ses engagements globaux, et croissance trois fois plus rapide des créances en souffrance. La croissance des créances en souffrance reflète une faible sélectivité dans l’octroi des crédits. Par contre la faible croissance des comptes ordinaires débiteurs est peut être synonyme de la qualité des encours. 5. Ratios de productivité i. Crédit par agent et par agence ; Les crédits par Effectifs mesure l’encours géré par le salarié. La productivité des agences et liée étroitement à celle des agents. La croissance des crédits par agent pour la BMCE et la SGMB prouve une productivité de plus en plus élevée des agents. Pour la BMCI la baisse de la productivité des agents qui se répercute négativement sur le portefeuille engagement. La BCM affiche la croissance des crédits par agents la plus faible du panel. En fait, les créneaux entrepris sont arrivés à une certaine maturité, et donc l’effort Des banques sont dirigées plus vers les particuliers. Ainsi on constate une hausse dans les lignes de crédit à la consommation, crédit immobilier et crédit à l’équipement. ii. Dépôts par agent et par agence : La surliquidité constatée chez les banques est conjuguée par une croissance des dépôts dans tout le panel. Toute banque exerce une agressivité commerciale contre ses concurrents : La productivité d’agent la plus élevée est dans le compte de la BCM avec 15,8 DHS de dépôt par agent. Pour la BMCE les dépôts moyens par agent sont de 13,6 MDHS.La SGMB a la croissance moyenne la plus élevée par agent qui est de 9 MDHS Pour la BMCI les dépôts moyen par agent sont de 13 MDHS mais elle a la croissance moyenne la plus faible (tableaux 45 & 46). L’évolution des effectifs suit celles du nombre d’agence (tableau 47) (graph.5). La moyenne d’effectif par agence (si on déduit l’effectif du siège), est de 10 personnes par agence. Toutefois la spécificité des agences bancaires au Maroc c’est l’existence de grandes agences (60 à 80 pers) et de petites agences (3 à 5 pers). On constate de plus en plus d’ouverture de petites agences dans le cadre d’une politique de proximité du client. Section 4 : La rentabilité boursière 1. La capitalisation boursière : La capitalisation boursière est égale au Cours moyen multiplié par le nombre d’actions, elle traduit la valeur de la banque sur le marché (tableau 48). On remarque que les cours ont connu une baisse entre 2000 et 2002 (tableau 49). ¨ La BMCE a procédé au rachat de ses propres actions suite à la sortie de Commerzbank en 2002, pour que le cours d’actions ne chute pas. En général un contexte défavorable a prévalue sur le marcher boursier en 2002. Le taux de distribution donne une idée sur le style de management, s’il s’agit d’un taux de distribution élevé le manager donc s’intéresse plus à la rémunération des actionnaires plutôt qu’à la régulation du niveau des fonds propres. C’est le cas de la BCM en 2002, qui malgré le résultat net trop faible elle a procédé à la distribution des dividendes. Le taux de distribution pour cet exercice a atteint son maximum soit 7,86. La politique de dividende doit être prudente, l’établissement doit contenir le taux de distribution dans le même pourcentage pour une assez longue durée, et communiquer sur le reliquat entre dividende et BPA. Ce reliquat est généralement introduit dans les réserves pour le réinvestir (tableaux 50 & 51 & 52). Pour la BMCE également le taux de distribution a atteint son maximum en 2002 soit 0,84 suite à la baisse du BPA. En moyenne le taux de distribution est de 0,63 pour la BMCE, chez la BCM 0,56 et la BMCI 0,41. 2. Le Price Earning Ratio : PER. Le PER est un indicateur de « cherté » qui indique le nombre d’années nécessaires pour récupérer les fonds investis. Les investisseurs cherchent à récupérer leurs mises de fonds le plus rapidement possible et donc ils se dirigent vers les banques les moins chères où le PER est le plus faible. La BCM est la banque la moins cher si on ne prend pas en considération les résultats exceptionnels de 2002 et 2003. Pour la BMCE la baisse du BPA (-28,5%) a été plus rapide que la baisse du cours moyen (-19,7%). Et donc le PER été plus élevé en 2002. Mais il a connu une amélioration significative, suite à la hausse qu’a connu le cours moyen annuel et le BPA en 2003. Pour la BMCI le cours augmente an moyenne (7,44%) plus rapidement que le BPA (2,7%), et en résulte une légère hausse du PER. En général le PER de notre panel est supérieur au PER optimal (11 à 12). Ainsi le juste prix est celui calculé à un PER de 11 à 12 (tableau 53). La reprise du marché boursier en 2003 s ’est opérée dans un environnement propice, marqué par un regain d ’optimisme de la part des opérateurs économiques, par les efforts d ’assainissement consentis par les établissements de crédit de même que par les opérations stratégiques menées par les institutionnels. Dicté par les nouvelles règles prudentielles de BANK AL MAGHRIB, le toilettage des comptes amorcé par les organismes de crédit a permis à nombre d’opérateurs de renouer des liens transparents avec leurs actionnaires. Conclusion : Au terme de l’analyse des activités, des risques, de la capacité à assumer ceux-ci et de la rentabilité, il apparaît clairement que le principal concurrent de la BMCE est la BCM. L’écart en terme de PNB provient de la politique de rémunération des ressources et du volume des dépôts rémunérés puisque leurs volumes des dépôts globaux est presque identique. Un problème au quel la BMCE doit faire face est celui des charges, une maîtrise des coûts est donc indispensable. En général, une plus grande sélectivité dans l’octroi du crédit est nécessaire pour améliorer la qualité du portefeuille engagement et ainsi bloquer ou réduire le taux des créance en souffrance. Autres documents qui pourraient vous intéresser !
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